Cultures contemporaines
4H AVEC ENTRACTES
12 - 22 €
France
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Songes et Métamorphoses

Guillaume Vincent
Après Rendez-vous gare de l'Est en 2014, pièce portée par une seule actrice, Guillaume Vincent revient au lieu unique avec un spectacle multiple, inspiré à la fois du Songe d'une nuit d'été de Shakespeare et des Métamorphoses d'Ovide. Un texte tour à tour poétique et moderne, où l'on passe par le rêve pour aborder le monde d'aujourd'hui.

Entretien avec Guillaume Vincent

La dimension onirique vous intéresse-t-elle particulièrement ? Chez Shakespeare, comme chez Ovide, les frontières entre réalité et onirisme sont toujours mouvantes. La présence du fantastique laisse une certaine liberté pour traiter des thèmes un peu sulfureux comme la sensualité, la sexualité, l’inceste... Il y a toujours un filtre, c’est une sorte de caisse de résonance de fantasmes. Je trouve ce traitement intéressant. _ Vous avez écrit vous-même un texte, Les Métamorphoses, placé avant la pièce de Shakespeare. Comment lui répond-il ? Le spectacle contient deux spectacles. Il y a des liens, on retrouve les acteurs de manière différente dans les deux parties, les thèmes circulent. Shakespeare a lui-même écrit Le Songe d’une nuit d’été en référence aux Métamorphoses d’Ovide, qui traversent mon texte. _ Dans ce texte, il y a deux langages mêlés, l’un classique et l’autre plus courant, familier. Pourquoi ? La pièce commence dans un langage assez classique, proche de celui d’Ovide. La suite est davantage une adaptation contemporaine. On n’est pas avec des princes ou des elfes, mais avec des personnes qui ont une identité repérable. Mais de temps en temps, il y a une sorte de percée qui s’ouvre. Je trouvais beau qu’un souffle lyrique s’immisce dans des situations « banales ». Ce n’est pas seulement une modernisation des Métamorphoses mais aussi un hommage à la poésie d’Ovide. Et puis Shakespeare aussi mêle les langages. Celui des artisans, fait de jeux de mots, d’approximations, de choses « vulgaires », côtoie les chansons en vers classiques. On est aussi dans un double rapport au langage. _ Émilie Incerti Formentini, qui jouait aussi dans Rendez-vous gare de l’Est, se nomme sur scène. Faire le lien entre ce qui se passe sur scène et en dehors est-il important pour vous ? Dans la pièce de Shakespeare, il est question d’identité, de savoir qui on est sur scène. Je trouvais important de voir les acteurs comme ils sont, en tout cas tels que je m’amuse à les montrer. C’est un jeu entre ce qu’ils sont vraiment, ce qu’ils prétendent être, un jeu avec leur image. Par ailleurs, le théâtre amateur est le fil rouge de la première partie. Je voulais montrer la beauté que peut avoir la naïveté ou la maladresse de ceux qui commencent à faire du théâtre, ou qui en font sans forcément en vivre. Je viens aussi de là. Avant d’être mon métier, le théâtre était une aventure.

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