Que nous dit le Japon?

EN PARTENARIAT AVEC LES ÉDITIONS NOUVELLES CÉCILE DEFAUT ET LA LIBRAIRIE VENT D’OUEST.
Avec l’aide des Editions Gallimard

Rencontre avec

François Noudelmann, Laurent Zimmermann et Michael Ferrier

échange animé par l’écrivain

Philippe Forest


Partant de quatre ouvrages publiés en ce printemps par les Editions Nouvelles Cécile Defaut, et à l’occasion du Salon du Livre de Paris dont le Japon est l’invité d’honneur, Philippe Forest, qui a dirigé le dernier numéro de la NRF (Du Japon, n°599/600, Gallimard) et vient de publier, chez Cécile Defaut, une édition augmentée de son travail sur l’écrivain Ôé kenzaburô, mènera cette conversation avec François Noudelmann et Laurent Zimmermann, concernant le regard littéraire porté par des écrivains français sur la littérature japonaise d’hier et d’aujourd’hui.

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Lecture de

Tombeaux, d’après La mer de la fertilité de Mishima

de François Noudelmann

de

D’après le Japon

ouvrage collectif coordonné par Laurent Zimmermann

de

Ôé kenzaburô, Légendes anciennes et nouvelles d’un romancier japonais

Et de

Fukushima. Récit d’un désastre

de Michaël Ferrier

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Tombeaux, d’après La mer de la fertilité de Mishima, de François Noudelmann, Editions Nouvelles Cécile Defaut, Collection lelivrelavie, printemps 2012.

D’après le Japon, ouvrage collectif coordonné par Laurent Zimmermann Editions Nouvelles Cécile Defaut, 2012.
Ouvrage publié avec le concours de l’équipe d’accueil « Recherches sur la pluralité esthétique » de l’Université Paris 8.

Ôé kenzaburô, Légendes anciennes et nouvelles d’un romancier japonais, de Philippe Forest. Editions Nouvelles Cécile Defaut. 2012.

Fukushima. Récit d’un désastre, dDe Michaël Ferrier. Ed. Gallimard, coll. L’Infini, mars 2012.

Les ouvrages

Tombeaux, d’après la mer de la fertilité de Mishima

Le projet de la Collection lelivrelavie des Editions Nouvelles Cécile Defaut consiste à proposer à un écrivain de prendre un texte classique et de tout y rapporter de la vie pendant un an : jouer le je, le tu, le nous pour transformer en texte sa relation unique avec une œuvre, un écrivain, un philosophe, un artiste.
Marqué par l’œuvre de l’écrivain japonais Mishima et l’image de sa tête roulant à terre quand il se donne publiquement la mort après avoir terminé sa dernière œuvre, La Mer de la fertilité, François Noudelmann relève le pari de la collection pour se livrer, sous forme d’un journal, à une réflexion qui peu à peu remet en question ses certitudes philosophiques.

D’après le Japon

Au-delà de ce que nous connaissons déjà, la mode japonisante de la fin du 19e, qu’en a-t-il été du Japon dans l’art et la pensée en France tout au long du vingtième siècle ? C’est la question à laquelle tentent de répondre des artistes et penseurs de l’art, d’André Malraux à Roland Barthes ou Jacques Roubaud, de Claude Mouchard à Mickaël Ferrier, Christian Doumet ou Philippe Forest… Au fil des réponses se dessine un second enjeu, celui du rapport avec l’étranger qui suppose un effort de compréhension, implique aussi, sans cesse, du malentendu et du contresens. Il y a, selon la formule de Proust reprise par Philippe Forest, une « beauté du contresens » : savoir accueillir l’incompréhension est parfois ce qu’il y a de plus riche dans le rapport à l’étranger, qui ouvre à la chance d’un nouveau parcours de pensée.

Ôé kenzaburô, Légendes anciennes et nouvelles d’un romancier japonais

Fin des années 50 : Ôé Kenzaburô apparait comme l’enfant terrible des lettres japonaises. Ses textes expriment le « mal de vivre » d’une « génération perdue » marquée par la défaite de la seconde guerre mondiale. Cette œuvre ne cesse de questionner la signification d’un « Mal » et offre au lecteur européen l’image d’un autre Japon où modernité et tradition se mettent au service d’un humanisme paradoxal. Ce volume, prenant en compte des textes portés à la connaissance du public occidental ces dix dernières années, constitue la version augmentée de l’essai de Philippe Forest paru en 2001.

Fukushima. Récit d’un désastre

« On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c’est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes – avec la complicité ou l’indifférence des autres – est en train d’imposer, de manière si évidente qu’elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l’avènement de l’humanité. »

« …les mots possèdent ce prodigieux pouvoir de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait épars dans le temps des horloges et l’espace mesurable. »
Claude Simon

Les intervenants

François Noudelmann

Il a écrit notamment : Pour en finir avec la généalogie, Léo Scheer, 2004 ; Hors de moi, Léo Scheer 2006 ; Le toucher des philosophes. Sartre, Nietzsche et Barthes au piano (Gallimard, collection blanche, 2008, Grand prix des Muses 2009), un ouvrage sur le rapport des philosophes à la musique. Parait également en ce printemps 2012 : Les Airs de famille. Une philosophie des affinités, Gallimard. Il enseigne à l’université de Paris 8 et dans plusieurs universités aux États-Unis. Producteur à France Culture, il y associe philosophie, littérature et musique.

Laurent Zimmermann

Docteur en Littérature Française, il est auteur de nombreux articles, notamment dans les revues L’Infini, l’Inactuel, Littérature, Poétique et Critique et membre de l’équipe de Recherches sur la pluralité esthétique (Université Paris 8 / Ecole Normale Supérieure). Il est aux Editions Cécile Defaut, auteur de Rimbaud ou la dispersion, directeur de publication de L’Aujourd’hui du roman (collection « Littérature ») et directeur de publication de Penser par les images. Autour des travaux de Georges Didi-Hubermann, (collection « Philosophie »).
Une critique de Doriane Bier, Acta, mars 2010 : www.fabula.org

Michaël ferrier

est écrivain et professeur de littérature à l’Université Chuo de Tokyo. Il collabore à des revues d’art et de japonologie (art press, Ebisu, L’Infini…) et est l’auteur de plusieurs essais et romans sur la culture japo¬naise : La Tentation de la France, la Tentation du Japon : regards croisés (dir. Picquier, 2003), Le Goût de Tokyo (Mercure de France, 2008), Maurice Pinguet, Le Texte Japon (éd. Seuil, 2009) et Japon: la barrière des rencontres (éditions Nouvelles Cécile Defaut, 2009) et de romans : Kizu (Arléa, 2004), Tokyo, petits portraits de l’aube (Gallimard, 2005), Sympathie pour le fantôme (Gallimard, 2010) et Fukushima – Récit d’un désastre (Gallimard, 2012). Il a contribué au n° double 599/600 de la NRF, Du Japon, coordonnée par Philippe Forest qui sort ce mois ci chez Gallimard à l’occasion du Salon du Livre.

Philippe Forest

Philippe Forest enseigne la littérature à l’Université de Nantes. Il est auteur d’essais littéraires (Histoire de Tel Quel, Seuil, 1995), la plupart publiés aux éditions Cécile Defaut : Pour un autre roman japonais, Ed. Cécile Defaut, 2005, La Beauté du contresens (2005), De Tel Quel à L’Infini (2006), Le Roman, le réel (2007), Haïkus, etc (2008), Le roman infanticide (2010), Beaucoup de jours d’après Ulysse de James Joyce (coll. lelivrelavie, 2011)… Ses romans sont édités chez Gallimard (L’Enfant éternel, Prix Femina du Premier Roman 1997; Toute la nuit, 1999; Sarinagara, Prix Décembre 2004; Le nouvel amour, 2007 et Le siècle des nuages, 2010, sélection Prix du Livre Inter 2011. . Il codirige depuis 2011 la Nouvelle Revue Française chez Gallimard.

« La littérature est le lieu de l’expérience du monde quand nous cessons d’être spectateurs »
Kenzaburō Ōe, prix Nobel de littérature 1994

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le catalogue des éditions nouvelles cécile defaut >>> encd.frle site de la librairie Vent d’Ouest >>> www.librairie-nantes.frensavoir plus

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