La scène expérimentale n’en finit pas de revisiter les musiques vernaculaires. Les artistes de cette soirée aux accents celtiques puisent dans ces temps immémoriaux une énergie archaïque, une transe communicative.
Quatuor vocal féminin irlandais, Landless — littéralement « sans terre » — réinvente le chant traditionnel à travers des harmonies a cappella où les voix et les timbres s'entrelacent. Récits de transmission, de perte et d’exil..., Landless portent la mémoire des absences. Le chant est à la fois fragile et puissamment incarné.
Milkweed, mystérieuse formation londonienne, puise les bases de son écriture musicale dans des textes trouvés (livres sur les mythes gallois, journaux, mémoires universitaires) pour créer une musique entre néo-trad et slacker rock américain. Il en résulte un genre qui ne se laisse classer nulle part, mais qui ricoche entre une folk séduisante et une expérimentation hantologique déconcertante.
Maxime Primault, alias Deep Triskell, allie influences des musiques traditionnelles celtiques (principalement pour ses drones dissonants) à une base dub, noise, voire métal, pour explorer de longues formes répétitives.