Les joyeuses apocalypses de Jack Smith

sur une proposition de mire

Au programme, projection de 3 films de Jack Smith :
Yellow Sequence (1963–65, 15’), Jungle Island (1967, 20’), Respectable Creatures (1950–66, 24’) suivie d’une conférence de Vincent Deville, maître de conférences en cinéma à l’université Paul-Valéry Montpellier 3 et auteur du livre Les formes du montage dans le cinéma d’avant-garde (PUR, 2014).

Ils s’appellent Francis Francine, Tiny Tim, Mongoloid Child ou Mario Montez, et sont les créatures qui peuplent l’univers baroque et foutraque de Jack Smith, cousines décadentes des superstars d’Andy Warhol. Leurs apparitions sont comme une foire aux monstres burlesques, une cour des miracles où le seul miracle a pour nom « amour », joyeux bordel qui nous entraîne, pour notre plus grand plaisir régressif, de fictions orientalisantes à deux sous en parties de danse endiablées, au milieu de ruines ou de rives boueuses. Sur fond de couchers de soleil de carte postale, le salut de l’humanité semble reposer sur cette communauté enfin libérée de toute contrainte sociale, au terme d’une joyeuse apocalypse qui défie par l’absurde le tragique de l’existence, dans une série de films païens et paillards en forme de memento mori.

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