Le Printemps des utopies

En partenariat avec l’Abbaye de Fontevraud et la Saline Royale d’Arc-et-Senans

Pour prolonger les échanges entamés la saison passée, nous sommes heureux de renouveler cette année notre collaboration avec la Saline royale d’Arc-et-Senans, l’Abbaye de Fontevraud et le philosophe de l’urbain Thierry Paquot autour des utopies écrites ou pratiquées.

Ainsi, Le Printemps des utopies propose d’aborder en trois étapes et dans trois lieux qui, hier comme aujourd’hui, tissent avec l’utopie des relations étroites et créatives, une série de questions autour de l’utopie qui ne correspond aucunement à un futur qui tarde à se manifester mais à un présent à réaliser. Ces trois journées se déroulent aux côtés de philosophes, sociologues, artistes et prennent la forme de conférences et débats ouverts à tous.

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Citoyenne et citoyen du monde.
La communication-monde : une utopie ?

La globalisation lamine la diversité culturelle et homogénéise de nombreux comportements individuels et d’innombrables valeurs sociétales. Pourtant, à cette mondialisation par le haut, en quelque sorte, correspond une mondialisation par le bas, moins connue, qui néanmoins s’affirme chaque jour davantage.
La mondialisation par le haut repose sur le déploiement planétaire du capitalisme financiarisé, immatériel et instantané. La mondialisation par le bas émane de petits groupes aux configurations changeantes (coopératives, réseaux sociaux, communautés virtuelles, associations locales, etc.).

Dominique Wolton, fondateur et directeur de la revue Hermès et de l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC).

Valérie Schafer, chargée de recherche à l’ISCC, docteure en histoire, spécialiste de l’histoire des télécommunications et de l’informatique.

Éric Letonturier, sociologue et philosophe, maitre de conférences et chercheur au Cerlis à l’université de Paris Descartes Sorbonne.

— Samedi 5 avril 2014 de 15h à 18h à la Saline Royale d’Arc-et-Senans
— entrée libre

les rendez-vous passés

La démocratie directe
Référendums d’initiative populaire, pétitions, cyber-contestation, mouvement des Indignés, comités pour des actions locales, apport du numérique, etc. Ces expériences de démocratie directe appartiennent-elles à une nouvelle figure de l’utopie ?
Pour répondre à cette question et apprécier ces alternatives, l’Abbaye de Fontevraud accueille trois intervenants.

Stéphanie Wojcik, docteur en sciences politiques, maitre de conférences à l’Upec, spécialiste de la « démocratie électronique ».

Patrick Norynberg, diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, initiateur et théoricien de la démocratie participative. Il est entre autres co-fondateur et vice-président de la régie de quartier du Blanc-Mesnil, une entreprise associative d’insertion par l’économie sociale et solidaire et administrateur de « Profession Banlieue », centre de ressources de la politique de la ville en Seine-Saint-Denis.

Renaud Garcia, agrégé et docteur en philosophie. Ses recherches portent sur Kropotkine et plus généralement l’anarchisme.

— Samedi 22 mars 2014 de 15h à 18h à l’Abbaye de Fontevraud
— entrée libre

Contre-pouvoirs
Les entreprises du cac40, les États du G8, les dirigeants qui fréquentent The World Economic Forum de Davos, les milliardaires du monde entier, les patrons de presse, les hommes et femmes politiques, la hiérarchie des différentes églises, certains professionnels des professions « mutilantes », selon l’expression d’Ivan Illich en parlant des médecins, des ingénieurs et des enseignants, exercent un pouvoir. Face à ces pouvoirs, des « gens » parfois s’organisent en contre-pouvoirs. Ce sont des Sociétés Coopératives Ouvrières de Production, des Associations d’usagers, des Comités d’habitants, des mouvements alternatifs qui osent braver les « puissants », les « décideurs », et mettre en place d’autres façons de participer à la vie de la Cité. Pour mieux connaître ces contre-pouvoirs, le lieu unique reçoit Miguel Benasayag, Daniel Cérézuelle, observacteur de l’économie sociale et solidaire et Cédric Biagini, démystificateur des bienfaits du numérique.

Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, est l’auteur de nombreux ouvrages, dont : Du contre-pouvoir, avec Diego Sztulwarkal (La Découverte, 2000) ; Résister c’est créer, avec Florence Aubenas (La Découverte, 2002) et De l’engagement dans une époque obscure, avec Angélique del Rey (Le passager clandestin, 2011).

Daniel Cérézuelle, philosophe, travaille à la fois sur la philosophie de la technique et l’imaginaire technicien. Il est le directeur scientifique du Programme Autoproduction et Développement Social (PADES) et auteur de nombreux ouvrages, dont : Écologie et liberté. Bernard Charbonneau précurseur de l’écologie politique (Parangon/Vs, 2006) ; L’Autoproduction accompagnée. Un levier du changement, avec Guy Roustang (Érès, 2010) et La Technique et la chair. Essais de philosophie de la technique (Parangon/Vs, 2011).

Cédric Biagini anime les éditions L’Échappée, il écrit dans le journal La Décroissance, il est le coauteur de La Tyrannie technologique. Critique de la société numérique (L’Échappée, 2007) et l’auteur de L’Emprise numérique. Comment Internet et les nouvelles technologies ont colonisé nos vies (L’Échappée 2012).

— Samedi 29 mars 2014 de 17h à 20h au lieu unique
— entrée libre