
La scène expérimentale n’en finit pas de revisiter les musiques vernaculaires. Les artistes de cette soirée aux accents celtiques puisent dans ces temps immémoriaux une énergie archaïque, une transe communicative.
Hilary Woods s’est affirmée comme l’une des artistes actuelles les plus à même de renouveler le rock indépendant anglo-saxon en puisant dans les cultures d’un passé lointain. Elle développe une signature sonore à mi-chemin de la pop et d’une transe aux accents mystiques. L’Irlandaise a réussi à dessiner un univers musical propre, entre recueillement et magnétisme, empreint tour à tour de l’influence des girls bands 60’s, du rock lourd de Swans ou des bandes originales de Wong Kar-wai.
Milkweed, mystérieuse formation londonienne, puise les bases de son écriture musicale dans des textes trouvés (livres sur les mythes gallois, journaux, mémoires universitaires) pour créer une musique entre néo-trad et slacker rock américain. Il en résulte un genre qui ne se laisse classer nulle part, mais qui ricoche entre une folk séduisante et une expérimentation hantologique déconcertante.
Maxime Primault, alias Deep Triskell, allie influences des musiques traditionnelles celtiques (principalement pour ses drones dissonants) à une base dub, noise, voire métal, pour explorer de longues formes répétitives.
