
Rêves premiers de Justine Emard parcourt des univers invisibles : rêves d’astronautes, signaux thermiques provenant de data centers, composants informatiques activés, données préhistoriques, variations de champs magnétiques... Cette exposition crée un passage entre sphères virtuelles et monde tangible, utilisant l’interaction et le jeu vidéo pour faire dialoguer les créations artistiques. Au travers d’une dizaine d’œuvres créées entre 2018 et 2026 – sculptures, vidéos, installations sonores et lumineuses – Justine Emard explore les nouvelles relations qui s’instaurent entre nos existences et la technologie.
L’espace d’exposition est baigné dans une installation lumineuse conçue à l’échelle du Lieu Unique. Généré à partir des ondes cérébrales de l’artiste, enregistrées lors d’une nuit d’exploration du sommeil, ce dispositif permet au public de découvrir les œuvres au rythme des signaux biologiques de leur créatrice. En pénétrant dans cet espace mental, le·la visiteur·se s’immerge dans un organisme vivant et changeant, sa perception évolue au gré du parcours, du temps et des imaginaires qui s’y déploient.
Commissaire : Eli Commins, directeur du Lieu Unique, Nantes
Le travail de Justine Emard (née en 1987) se situe au croisement entre les neurosciences, les objets, la vie organique et l’intelligence artificielle. Ses dispositifs prennent pour point de départ des expériences de Deep-Learning (apprentissage profond) et de dialogue entre l’humain et la machine. Depuis 2001, elle est artiste-professeure invitée au Fresnoy, Studio national des arts contemporains. Directrice artistique de l’exposition permanente du Pavillon de la France à l’exposition universelle d’Osaka en 2025, elle sera, en 2026, résidente de la Villa Albertine pour un projet en collaboration avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT).
