Cinéma et cinéma documentaire

Matthew’s Laws (De Regels van Matthijs)

un film de Marc Schmidt
(Pays-Bas, couleur, 2012, 70’, VOSTF)
Nous poursuivons notre plongée dans le cinéma documentaire avec Matthew’s Laws, un film de Marc Schmidt qui offre un regard unique sur l’expérience de l’amitié et de l’auto-détermination d’un autiste confronté aux exigences de la société. Matthew cherche désespérément à mettre de l’ordre dans le chaos qui l’entoure. A la fois fragile et doué d’une intelligence hors du commun, il s’efforce de contrôler chaque moment de sa vie. Seule sa maison lui procure paix et équilibre. Mais lorsqu’il doit entrer en contact avec le monde extérieur, des confrontations explosives ont lieu.
Le réalisateur a su établir avec amour, distance et complicité un face-à-face avec son ami d’enfance autiste. Il le filme de près, alternant des scènes de vie quotidienne, des plans de la maison et des notes du journal intime de Matthew.

« Ce film transgresse la frontière du monde inconnu et mystérieux de l’autisme. Il nous offre un regard unique sur l’expérience de l’amitié et de l’auto-détermination d’un autiste confronté aux exigences de la société » (Critique du jury du Festival Visions du Réel de Nyon).

Ce film a été présenté en 2012 au festival Visions du Réel de Nyon (Suisse), aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal où il a reçu le Grand Prix et le Prix du montage, et aux États généraux du film documentaire de Lussas.

Marc Schmidt est né en 1970 aux Pays-Bas. Après des études de cinéma à l’Université d’Utrecht et en arts visuels à l’Académie des Arts de Tilburg, il réalise quelques courts métrages de fiction avant de se consacrer au cinéma documentaire.

— Vendredi 11 avril 2014, 20h30
— entrée libre

En partenariat avec Les Ateliers du Doc

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UnWeek-Endsingulier

Mario Del Curto sillonne le monde depuis plus de vingt ans pour témoigner par l’image de l’univers d’artistes singuliers autodidactes.
— Samedi 12 avril 2014
— entrée libre

Yvonne Robert – Une femme qui vient de l’ombre
un film de Mario Del Curto et Bastien Genoux
avec la participation d’Alain Bouillet

(Le Flair/Collection de l’Art Brut, Lausanne, 2013, 28’)
Yvonne Robert est née en 1922. Fille et femme de cultivateur « maraîchin », elle entreprend à 42 ans de tapisser les murs de sa maison des tableaux qu’elle réalise, témoignant de l’impérieuse nécessité pour elle de se maintenir intègre, au plus vif du vivant.
— projection à 15h

wp-content-uploads-2013-12-yvonne.jpgA notre invitation, Mario Del Curto a choisi trois films coups de cœur :

Trucker and the fox (Le camionneur et le renard)
un film de Arash Lahooti

(Iran, 2013, 78’, VOSTF)
Camionneur et réalisateur iranien, Mahmood Kiyani Falavarjani est miné par une dépression nerveuse suite à la mort de son renard domestique. Son obsession : retrouver un autre renard et tourner une histoire d’amour avec des ânes .
Heureusement que son psychiatre croit en son talent car sa femme ne veut plus que sa maison fasse office de zoo et son patron déplore son manque de motivation au travail.
C’est l’histoire étonnante, touchante et drôle d’un artiste qui part à l’assaut de son trouble maniaco-dépressif armé de sa seule créativité.
— projection à 16h

wp-content-uploads-2013-12-tucker.jpgSacrées bouteilles
un film de Fitouri Belhiba

(Tunisie, 2005, 26’)
Mohsen Lihidheb vit à Zarzis, dans le sud de la Tunisie et travaille dans un bureau de poste. Pour occuper son temps libre, depuis dix ans, il nettoie méticuleusement des kilomètres de plage, en ramassant toutes sortes de bouteilles et d’autres objets. 58 000 bouteilles apportées par la mer lui ont permis de construire dans son jardin, un musée d’Histoire vraiment unique.
— projection à 17h30

wp-content-uploads-2013-12-sacre.jpgWesley Willis’s Joy Rides
Un film de Chris Bagley et Kim Shively

(USA, 2008, 77’, VOSTF)
Un documentaire exceptionnel sur le plus bizarre des auteurs compositeurs américains, doué aussi d’un talent incroyable pour le dessin.
— projection à 19h

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UnWeek-Endsingulier

En écho au tour du monde des environnements singuliers évoqués par Laurent Danchin, deux films nous entraînent à la découverte de deux artistes à la marge :
— dimanche 13 avril 2014
— entrée libre

Chomo
Un film d’Antoine de Maximy

(France, 1985, 26’)
Roger Chomeaux, dit Chomo (1907-1999) était un artiste total à la fois poète, musicien, peintre, sculpteur, architecte, vivant en ermite dans la forêt de Fontainebleau. Un irréductible qui avait décidé de poursuivre son œuvre en dehors du circuit des galeries et du marché.
— projection à 17h30

wp-content-uploads-2013-12-chromo.jpgRobert Tatin – Les signes de l’homme
Un film de Claude et Clovis Prévost

(France, 1979, 28’ tiré de la série « Les Bâtisseurs de l’imaginaire » )
Rencontre avec le créateur de La Frénouse, une œuvre hors norme, où architecture et sculpture se combinent en une vision fantastique du monde.
— projection à 18h

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les rendez-vous passés

L’Ange de Doel, un film de Tom Fassaert
(Belgique/Pays-Bas, N&B, 2011, 76’)
Projection en présence du réalisateur
La quête du progrès économique n’épargne jamais les plus faibles.
Dans ce splendide requiem en noir et blanc, la petite ville de Doel vit ses dernières années. Située à quelques kilomètres de l’énorme port d’Anvers, Doel doit être rasée pour faire place à l’agrandissement de son ambitieux voisin. De nombreux habitants sont déjà partis, abandonnant leurs maisons que démolissent les pelleteuses. Évitant tout discours politique, Tom Fassaert raconte sobrement la lutte de ces gens ordinaires, en particulier Émilienne, grand-mère courage à la détermination indestructible.
Magnifiquement filmé, hanté par la mort, le film se transforme peu à peu en poème crépusculaire inoubliable. L’Ange de Doel a été sélectionné dans différents festivals, notamment les États généraux du documentaire de Lussas et le Festival international de Berlin (Berlinale).

http://www.docsurgrandecran.fr/film/lange-doel

— Jeudi 5 décembre 2013, 20h30
— entrée libre

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La Rage de la tortue (Schildkrötenwut), un film de Pary El-Qalqili
(Allemagne, couleur, 2012, 70’, VOSTF)
Projection en présence de la réalisatrice
« Lorsque j’ai eu douze ans, mon père est reparti en Palestine. Nous sommes restés à Berlin. Son rêve, construire une maison, se battre pour la libération de la Palestine a échoué. Il est revenu, ma mère n’a rien dit. Depuis, il reste assis dans la cave. Comme une tortue retirée dans sa carapace. Ma mère vit au-dessus. Ils s’évitent. La Rage de la tortue raconte l’histoire d’un homme plein d’énigmes. Un roadmovie à travers l’Égypte, la Palestine et la Jordanie. Une histoire en demi-teinte, où opposer bourreau et victime, bon et mauvais, noir et blanc n’a pas lieu d’être. »
(Pary El-Qalqili)

Ce film a été présenté au Festival Visions du réel, festival international de cinéma de Nyon (Suisse) en 2012 et aux États généraux du film documentaire de Lussas en 2013.

Pary El-Qalqili est née à Berlin en 1982. Formée au cinéma à l’Université de Munich, elle a réalisé plusieurs courts métrages. La Rage de la tortue est son premier long métrage.

— Mercredi 5 février 2014, 20h30
— entrée libre