Charlemagne Palestine

Musicien et plasticien new-yorkais hors norme et avant-gardiste, Charlemagne Palestine est d’abord carillonneur à l’Église Saint Thomas de Manhattan. Il y fréquente son voisin, le gourou indien Pandit Pran Nath. Mais en vrai rebelle, au contraire de Terry Riley et La Monte Young, il refuse de devenir le disciple de ce maître du ragga et pourfend bientôt les minimalistes.

Fasciné par les sons des moteurs électriques ou des réfrigérateurs (comme en 1972 lorsque Charlemagne Palestine hurle pendant 16 minutes au guidon de sa moto), il conçoit ses premières pièces comme des courts métrages. Puis, lorsqu’il découvre le piano Bösendorfer doté d’une octave supplémentaire, il en fait son instrument fétiche s’abîmant les doigts jusqu’au sang pour atteindre sa terre promise sonique. Il développe alors au piano une technique de martèlement d’accords générant résonances et harmoniques, dénommée « strumming », et dont l’équilibre peut être considéré comme une sonorité en or.

À Nantes, il investit la Cathédrale – entouré d’une armée de peluches, qu’il voit comme des divinités – et il est à parier que sa quête alchimique du son parfait, de ce drone absolu qui engloberait tout le spectre harmonique, sera avantageusement relayée par l’extraordinaire acoustique du lieu.

Ce concert se tient dans le cadre de la programmation Musique Sacrée à la cathédrale (novembre 2011-avril 2012).