
Pianiste surdoué, Brad Mehldau n’a eu de cesse depuis ses débuts, dans les années 1990, de jeter des ponts entre les styles et les publics, réconciliant jazz, pop, rock indépendant et musique classique. Son nouveau disque, Quatorze Rêveries, est une plongée dans l’espace mental de nos intimités.
Confiné chez lui en 2020, Brad Mehldau compose Suite April 20th, une pièce musicale teintée de mélancolie, qui revient aux sources du travail de composition au piano. Ce projet plus épuré a ouvert la voie à ce Quatorze rêveries. Capable de reprendre Radiohead ou Neil Young, de citer Gershwin, The Beatles ou Thelonious Monk, Brad Mehldau exprime dans ce nouveau projet une facette plus épurée et inédite. Une certaine vision de la musique de chambre, baignée de son grand savoir-faire de mélodiste et de songwriter et sur lesquels planent les ombres bienveillantes de certains de ses maîtres, Brahms en tête.
