Ars Electronica à Nantes – La Femme-Machine

conférences

Le festival international Ars Electronica explore les rapports entre art, technologie et société. Cette année, faute de pouvoir réunir artistes et scientifiques des quatre coins du monde, Ars Electronica s’invite chez ses partenaires et propose pendant deux jours des performances, débats et conférences en live dans les salles et en retransmission sur internet.
En réponse à Julien Offray de La Mettrie, auteur en 1748 de L’Homme-Machine, le lieu unique convie artistes et scientifiques à discuter de la relation entre les IA et le genre, les robots et le féminisme, l’apprentissage automatique et le monde après la pandémie.
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Samedi 12 septembre

à partir de 17h :
Clotilde Chevet
« La machine aux mille visages »
Clotilde Chevet est enseignante et doctorante en sciences de l’information et de la communication au laboratoire du GRIPIC-CELSA. Sa thèse porte sur l’écriture de “l’interaction homme-machine” et plus particulièrement sur les assistants personnels numériques. À la croisée des sciences techniques et sociales, elle étudie la façon dont on les fait parler, dont on leur crée une personnalité et comment l’interaction avec eux bouleverse le rapport à soi, aux autres et à notre environnement.

Oulimata Gueye
« Dans le sillage d’Octavia Butler, « théoricienne des cyborgs ».
Critique et commissaire d’exposition, Oulimata Gueye a fait partie de l’équipe fondatrice du Batofar et du festival nomade Infamous carousel (Paris). Depuis 2010, elle étudie l’impact de la technologie numérique sur la culture populaire urbaine en Afrique et suit de près les travaux d’artistes, de militants et de théoriciens qui réfléchissent aux enjeux socioculturels, politiques et économiques en Afrique au XXIe siècle. Elle est la commissaire de l’exposition UFA – Université des futurs africains présentée en avril 2021 au lieu unique, dans le cadre d’Africa 2020.

à 20h
Concert de Felicia Atkinson

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Dimanche 13 septembre

à partir de 15h30 :
Aude Bernheim
« L’intelligence artificielle, pas sans elles : comprendre et lutter contre les biais sexistes des algorithmes »
Chercheuse à l’institut Pasteur en génétique moléculaire. Co-fondatrice de l’association Wax Science, Aude Bernheim est co-autrice, avec sa consoeur Flora Vincent, de L’intelligence arificielle : pas sans elles paru en mars 2019 aux éditions Belin. Dans cet ouvrage, les chercheuses alertent sur les dangers des biais sexistes, mais aussi racistes, et validistes inhérents à l’intelligence informatique qui reste codée par l’humain, et en l’occurrence, par 90% d’hommes.

Sophie Sakka
Mon robot est-il une femme ?

Résumé : Depuis le 18e siècle, les auteurs construisent nos imaginaires sur les robots sociaux. Avec les avancées technologiques, la société a peu à peu pu concevoir ces machines, au cinéma comme dans les usines, selon des codes établis : des robots représentant des hommes, ou androïdes, et des robots représentant des femmes, ou gynoïdes. Quelles caricatures illustrent ces réalisations, sur nos propres représentations de l’homme et de la femme ? Un robot homme ou un robot femme doivent-ils répondre à des critères stricts d’esthétisme, de comportement ou d’utilité pour être crédible ? « Mon robot est-il une femme ? » abordera ces questions, plus particulièrement la représentation des genres humains à travers les réalisations robotiques.

Sophie Sakka est chercheuse au Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes, spécialisée en robotique humanoïde et cybernétique humain-humanoïde. Elle s’intéresse entre autres à l’insertion des robots dans notre quotidien et l’impact de cette insertion sur le fonctionnement de notre société. Elle fonde en 2014 l’association Robots! afin de diffuser un savoir robotique auprès du grand public.

à 18h
Concert de Golem Mécanique

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