Plus vite, plus haut, plus fort, plus… pour aller où ?

Conférence de Bernard Baertschi, présentée par Guillaume Durand

« Plus vite, plus haut, plus fort » dit la devise olympique. Aspirer au meilleur est un projet immémorial de l’être humain, ce que l’OMS souligne aussi lorsqu’elle définit la santé, qui doit être un but pour tous les gouvernements, comme « un état de complet bien-être physique, mental et social ». Chacun d’entre nous, en effet, se juge déficient sous certains rapports et aimerait faire mieux dans bien des domaines, tant sur le plan physique que sur le plan psychologique, voire moral. Pourtant, quand on aborde le sujet de l’augmentation de l’être humain, la méfiance est de mise, et on observe même une franche hostilité lorsqu’on mentionne son prolongement, le transhumanisme. Pourquoi cela ? De telles attitudes sont-elles justifiées ?