Fantasmagoria – Philippe Quesne / Vivarium Studio

Bien décidé à défier le cycle de la vie et à réconcilier l’humain avec la fatalité de son destin, Philippe Quesne convoque sur scène squelettes dansants, spectres virevoltants et une petite quinzaine de pianos jouant follement une musique d’outre-tombe. Avec cette fête foraine crépusculaire, il exorcise nos angoisses sans tragédie ni larmes.

Toujours plus inventif, Philippe Quesne propose de traverser les limbes, d’invoquer nos fantômes et de visiter l’au-delà dans une pièce faite d’ombres et de lumières, sans interprète. S’inspirant de l’imagerie macabre et fantasmagorique de Robertson, artiste et ingénieur belge du XVIIIe qui fit, avec sa lanterne magique*, les beaux jours de l’après Révolution française, le metteur en scène imagine un cabaret poétique peuplé d’esprits, de visions surnaturelles et d’évocations d’un futur encore indécis. Mais l’installation scénique est avant tout un hymne fou à la vie, à l’humanité, une manière de dompter nos peurs pour les dépasser. Dans la lignée de ce qui nourrit Philippe Quesne depuis plus de vingt ans, Fantasmagoria questionne au travers de quelques pianos dépareillés ce qui fait ou non communauté.

*Appareil à effets spéciaux du XVI° siècle, projetant sur un écran des micropeintures réalisées sur des plaques de verre.

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