Les autres Mondes de l’architecture : João Luis Carrilho da Graça

Suite aux mesures annoncées par l’État, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, nous sommes au regret de vous informer que le lieu unique est fermé au public jusqu’à nouvel ordre.Nous sommes aussi au regret de vous informer que toutes les activités du labo utile (débats d’idées, conférences, projections…) prévues jusqu’au 15 avril sont annulées.

Invité : João Luis Carrilho da Graça

João Luis Carrilho da Graça, vit et travaille à Lisbonne. Il est né en 1952 à Portalegre au Portugal et a été diplômé de l’École des Beaux-Arts de Lisbonne en 1977. Il œuvre depuis sur différents champs au service de l’architecture.Parallèlement à son travail de praticien dans son agence de Lisbonne, il poursuit depuis plusieurs années une carrière de conférencier associée à une activité d’enseignant à la Faculté d’Architecture de l’Université de Lisbonne, dont il est docteur honoris causa, mais aussi au sein d’Universités ou écoles d’Architecture en Navarre, Italie et aux États Unis.Sa production architecturale est faite de volumes simples, rigoureux et travaillés, elle fait en outre montre d’un savoir-faire mêlant mémoire et contemporanéité. À ce titre, son oeuvre a été distinguée par de nombreuses récompenses au plan international. En France, João Luis Carrilho da Graça a été fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres de la République Française (2010) et a reçu la Médaille de l’Académie d’Architecture, Paris (2012).

Le lieu unique, en partenariat avec l’ensa-nantes (école nationale supérieure d’architecture) et la Maison régionale de l’Architecture des Pays de la Loire propose un cycle de conférences intitulé « les autres mondes de l’architecture » consacré à des architectes qui pensent les modes de construire et d’habiter de demain.

De nombreux architectes à travers le monde sont fascinés par le travail d’Hassan Fathy. Lors de son voyage à Assouan en 1941, il découvre les savoir-faire locaux et surtout la splendeur des villages nubiens, il est alors convaincu que les matériaux et les méthodes traditionnelles de paysans égyptiens conviennent tout à fait aux architectes modernes. Le village emblématique de Gourna dont il entreprit la mise en œuvre avec les habitants et les artisans locaux apporta la preuve au reste du monde que l’on pouvait construire des lieux puissants pour le peuple, grâce à leur génie. « Un paysan ne parle jamais d’art, il le fait » dit-il. Cette ode au vernaculaire pose une autre manière d’envisager le monde contemporain. Cette nouvelle attitude pour penser les modes de construire et d’habiter, très active chez de nombreux architectes des quatre continents sera le cœur du sujet qu’aborderont les invités du cycle de conférences « les autres mondes de l’architecture ».