Le Cinéma du réel en circulation

45e édition

Deux films de la sélection du festival international du documentaire sont proposés au Lieu Unique.

Tandis que Un coeur perdu et autres rêves de Beyrouth fait résonner le désespoir de ceux qui n’ont pas quitté cette ville, c’est le désespoir de ceux qui ont dû quitter leur pays qui s’exprime dans le cabinet de la médecin de Je ne sais pas où vous serez demain. Les uns racontent leurs rêves dans une ville vampirisée par la mort, les autres disent leur quotidien dans une société qui dysfonctionne. Au-delà du chaos, de la colère, de la perte, de l’engloutissement, les films racontent la dignité et la valeur de chacun, qui affleurent, toujours irrépressibles.

Un coeur perdu et autres rêvesde Beyrouth de Maya Abdul-Malak (2023 / France, Liban / 36’, Macalube Films).
Beyrouth : les jeunes hommes qui sautent depuis les rochers et la corniche, les camps palestiniens où les chats miaulent le malaise de l’enfermement, la plage populaire, la conduite au klaxon et les soirées festives où la jeunesse danse pour s’oublier. Cette Beyrouth d’après-guerre, existe-t-elle encore vraiment ? Ou ces images sont-elles les dernières traces qu’il est encore possible d’en retenir, tandis qu’elle est en cours d’effondrement ? 

Je ne sais pas où vous serez demain d’Emmanuel Roy (2023 / France / 63’, 529 Dragons)
Reem est médecin généraliste au Centre de Rétention Administrative de Marseille. Des hommes se succèdent devant elle. Leur vie est suspendue et personne ne peut prédire où ils seront envoyés demain. Auprès d’eux, Reem tente malgré tout de tenir une ligne de soin, de respect et d’écoute.


En partenariat avec le festival Cinéma du réel, La Cinémathèque du Documentaire et Images en Bibliothèques

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