L’artificialité des frontières africaines : mythe ou réalité ?

Caroline Roussy

« Balafre », « stigmate indélébile », c’est un euphémisme que de l’affirmer : les frontières héritées de la colonisation ont mauvaise réputation. De factures exogènes ayant concouru à entériner des micro-États, des enclaves, des culs-de-sac, des États-nations plastiques… les arguments abondent pour les disqualifier sur l’autel du mal-développement du continent africain. Le ressentiment à leur égard ne saurait être déconsidéré tant il est signifiant. Cependant, l’étude de l’histoire de ces frontières, des débats ayant prévalu à leur tracé, permet de faire ressurgir des complexités insoupçonnées.

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