Hors Format

Pour la seconde année, le lieu unique s’associe à Hors Format, un événement porté par Les Ateliers du Doc (Nantes) et Comptoir du doc (Rennes). Une invitation à (re)découvrir un autre cinéma documentaire,  autour d’oeuvres poétiques, parfois drôles, souvent étonnantes et toujours inattendues. A la croisée des chemins et des écritures, Hors Format propose des projections, des rencontres et des installations autour de correspondances vidéo.


Correspondances vidéo

Six réalisateurs nantais échangent avec six réalisateurs rennais, par le biais de la lettre vidéo, sur le thème « Je ne suis pas un héros ».
Le travail cinématographique de ces six binômes artistiques invente une relation entre documentaire, essai, imaginaire et intimité.
On découvrira aussi, sous forme d’installation, les échanges entre les étudiants des beaux-arts de Rennes et ceux de Ciné Sup à Nantes.

— Du mardi 22 au mardi 29 septembre 2015, de 13h30 à 19h
— entrée libre

— Vendredi 25 septembre 2015 à 18h30 : présentation des Correspondances en présence de leurs auteurs, suivie d’un cocktail
— entrée libre

Un appel à candidature pour la session des Correspondances 2016 sera disponible sur place pour les artistes et réalisateurs nantais.

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Soirée de courts métrages sur le thème « Je ne suis pas un héros »

Composé de films du réel issus d’horizons différents (films d’école, Le Fresnoy…), le programme donne à voir des portraits insolites aux formes cinématographiques originales. Parfois drôles ou graves, souvent audacieux et intrigants, toujours très humanistes, les films abordent à leur manière la quête et l’obstination du héros d’aujourd’hui.

— Vendredi 25 septembre 2015 à 20h30
— entrée libre

Gleichgewicht (Keeping balance) de Bernhard Wenger (Autriche, 2015, 5’15, Filmakademie Wien Institut fur Film und Fernsehen)
Denise se rend presque tous les jours au parc d’attraction « Prater » pour faire quelques tours sur le « Tagada ». Cela lui permet d’oublier son passé douloureux.
court1.jpgTata d’Alexandre Gilmet (Belgique, 2014, 9’50, Insas)
Un jeune homme d’origine polonaise part à la recherche de son père et de ses origines. Les approximations de ses dires nous feront très rapidement douter de l’histoire qui nous est racontée.
court2.jpgL’être venu d’ailleurs de Guy Bordin et Renaud de Putter (Belgique, 2013, 18’17, Hélicotronc)
Printemps 2012. Dédée, prostituée en vitrine à Bruxelles depuis plus de 30 ans, revient – avec humour, intelligence et franchise – sur son histoire de vie peu commune depuis ses débuts précoces, où elle se découvrit la « putasserie dans l’âme », au grand étonnement de ses proches…
court3.jpgEcho Chamber de Guillermo Moncayo  (France, 2014, 18′, Studio Le Fresnoy)
Le long des voies ferrées délabrées d’un pays tropical, un poste radio diffuse en boucle une alerte climatologique : une catastrophe naturelle est imminente.
court4.jpgYaar de Simon Gillard  (Belgique, 2014, 20′, Insas)
Au cœur de la brousse où l’on creuse la roche, une civilisation entêtée cherche son avenir sous la surface de la terre. Aveugles ou trop voyants, ils creusent, nuit et jour, pour s’enfoncer…
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Letters to Max, un film d’Eric Baudelaire (France, 2014, 1h43)

En présence du réalisateur

Letters to Max est un échange épistolaire, 74 lettres en 74 jours, script pour la voix off d’un film dont Max (Maxim Gvinjia, ancien Ministre des Affaires étrangères de l’Abkhazie) est le narrateur. Cet échange deviendra la structure même du film : des lettres qui n’auraient pas dû parvenir jusqu’à Max, l’enregistrement de ses réponses et les images tournées par l’artiste et réalisateur Eric Baudelaire en Abkhazie quand la correspondance s’est terminée. La chronique d’une amitié naissante et un film inhabituel sur la nature de l’identité nationale.
Eric Baudelaire interroge l’existence de l’Abkhazie, ex-province géorgienne qui a déclaré son indépendance en 1992. L’Abkhazie est un paradoxe : un pays au sens physique du terme, avec ses frontières, son gouvernement, son drapeau et sa langue, mais un État qui n’existe pas légalement puisqu’il n’est reconnu à ce jour que par 6 pays (sur 193). L’Abkhazie existe donc sans exister. « À ce titre, Ma Lettre à Max  était un peu comme une bouteille à la mer, un clin d’œil à Alfred Jarry et à l’univers d’Ubu Roi dans lequel Maxim semble habiter. Puis le réel a été rattrapé par la fiction. »

— Mardi 29 septembre 2015 à 20h30
— entrée libre

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images : Correspondances © Pierre Bordais – Lettre 1 à Hubert Budor
Letters to Max © Eric Baudelaire and LUX, London
Gleichgewicht (Keeping balance) © Bernhard Wenger
Tata © DR
L’être venu d’ailleurs © DR
Echo Chamber © DR
Yaar © DR