Festival Les Étoiles du documentaire

2 jours, 6 films pour fêter le film documentaire dans toute sa diversité

Le lieu unique décline le festival de la Scam en proposant sur deux jours six films documentaires choisis parmi les trente primés de cette année, suivis de rencontres avec leurs auteur·e·s. Passion, engagement, courage, libération des corps et des esprits, venez partager des histoires singulières, découvrir des vies, des personnages, leurs rires, leurs difficultés, leurs espoirs.

Télécharger le programme

Vendredi 25 mars :

14 h – CELUI QUI DANSE
de Olivier Lemaire
(France, 2019, 80’, Agat Films & Cie)

Soane a 18 ans, il vit à la campagne avec son père tailleur de pierre et sa mère ouvrière agricole. Après avoir fait du rugby toute son adolescence, il se découvre une passion pour la danse à 17 ans, ce qui provoque l’incompréhension de son entourage. Il est reçu aux auditions du Conservatoire de Bordeaux en danse contemporaine et devient très vite l’un des meilleurs. Il faudra impérativement qu’il ait son bac s’il veut continuer à danser et devenir professionnel. C’est l’histoire d’un changement de trajectoire sociale et culturelle d’un garçon déterminé, d’une passion et d’un rêve.


16h30 : PARLER AVEC LES MORTS
de Taina Tervonen
(France, 2020, 67’)

Vingt-cinq ans après la guerre, un charnier est découvert au nord de la Bosnie. Seule au volant de sa Ford Fiesta, Darija Vujinovic sillonne le pays à la recherche des familles des disparus. Elle recueille leurs souvenirs et les quatre gouttes de sang nécessaires pour identifier les corps qui sont exhumés chaque année. C’est son travail : rendre les morts aux vivants qui continuent d’attendre. Car sans la matérialité du corps, comment laisser partir le défunt ?

19h15 : AYI
de Marine Ottogalli et Aël Théry
(France, 2019, 68’)

Ayi a 50 ans, des yeux rieurs, des cheveux qui lui tombent en bas du dos. Elle vient d’une province rurale de l’est de la Chine et n’a pas le permis de résident pour travailler légalement à Shanghai. Pourtant, depuis 20 ans elle cuisine dans la rue, au cœur d’un quartier voué à une destruction imminente. Ayi et les femmes qui l’entourent bataillent pour gagner leur vie et éviter les Chengguan, la police municipale. Elle incarne le chaos d’une cité ultra-moderne qui œuvre à l’expulsion d’une population non désirée.

Samedi 26 mars :

PAPA S’EN VA
de Pauline Horovitz
(France, 2020, 61’, Squawk Productions)

Pauline Horovitz filme son père depuis 2009. Dans ce nouveau chapitre aux accents de comédie documentaire douce-amère, le héros, ancien médecin « programmé » pour travailler, profite de sa retraite pour devenir acteur. Dans le capharnaüm ordonné de l’appartement, la fille, munie de sa caméra, bouscule cet homme angoissé qui semble avoir des idées arrêtées sur tout, et l’accompagne dans les premiers pas de cette nouvelle vie émancipatrice. La fille-cinéaste regarde sa « créature »  lui échapper…

15h45 Table ronde « De personne à personnage »

Échange avec Pauline Horovitz, Olivier Lemaire, Aël Théry, animé par Julien Posnic chargé de la programmation des Étoiles à Rennes.

En partant des expériences des trois réalisateurs, nous discuterons de la manière dont ils envisagent leurs relations avec les personnes qu’ils filment et des étapes successives qui mènent à les transformer en de véritables personnages de cinéma. Quels rôles jouent ces trois étapes de l’écriture documentaire (écriture, tournage et montage) dans le processus de création du personnage ?


17h30 À MANSOURAH TU NOUS AS SÉPARÉS
de Dorothée Myriam Kellou
(Les Films du bilboquet, France, 71’)

Pendant la guerre d’Algérie, plus de deux millions de personnes ont été déplacées par l’armée française et regroupées dans des camps. Un déracinement documenté, mais largement occulté. De retour à Mansourah, son village natal, Malek collecte avec Dorothée Myriam, sa fille, une mémoire historique que la plupart des jeunes ignorent, et qui pourtant a été sans précédent dans les bouleversements qu’elle a causés à cette Algérie rurale.


20h DANSER SA PEINE
de Valérie Müller
(France, 2019, 60’)

C’est l’histoire d’un projet fou, bouleversant, audacieux : entraîner et faire danser des femmes incarcérées à la prison des Baumettes à Marseille, qui se produiront hors les murs sur de grandes scènes prestigieuses, celle du Pavillon Noir à Aix et au Festival International de la Danse à Montpellier. Pendant quatre mois, Sylvia, Litale, Sophia, Annie et Malika vont suivre l’atelier du chorégraphe Angelin Preljocaj. Elles n’ont jamais dansé. Un autre regard sur la prison, le pouvoir de l’art sur l’enfermement des corps – et des esprits – et sur le processus de création.

Télécharger le programme

Projections suivies de rencontres avec les auteur·e·s
Un événement Les Étoiles du documentaire, en partenariat avec la Scam, la Cinémathèque du documentaire et La Plateforme, pôle cinéma audiovisuel des Pays de la Loire.

vous aimerez peut-être...