Festival Les Étoiles du documentaire

2 jours, 8 films pour fêter le film documentaire dans toute sa diversité

En 2019, la Scam a choisi Nantes pour une nouvelle déclinaison de son festival Les Étoiles de la Scam qui récompense chaque année 30 œuvres audiovisuelles diffusées à la télévision au cours de l’année écoulée.

Le lieu unique et La Plateforme, pôle cinéma audiovisuel des Pays de la Loire, ont construit ensemble ce nouvel événement en partenariat avec la Scam et la Cinémathèque du documentaire. Deux journées intenses de projections et de rencontres avec leurs auteur(e)s pour fêter le film documentaire dans toute sa diversité ; 8 films choisis parmi les 30 récompensés par la Scam en juin dernier.

**Téléchargez le programme complet ici**


VENDREDI 27 MARS


14h

Étudiants, tous à l’usine ! Itinéraires de maoïstes ouvriers
de Lise Baron et Timo Ebermann
(France, 2018, 53’, What’s Up Productions)
Alors que Mai-68 se termine, il est un petit groupe d’étudiants pour qui la lutte ne s’achève pas là. Tandis que les autres reprennent le chemin des amphis, les « établis » rejoignent, grands idéaux en tête et Petit Livre rouge en poche, les principaux bastions ouvriers. C’est là-bas, espèrent-ils, qu’ils rallumeront la flamme de la révolution… Cinquante ans après, ils racontent leur engagement total, leurs espoirs et leurs
désillusions.

Projection suivie d’une rencontre avec Lise Baron, modérée par Sophie Verroest, autrice réalisatrice


15h45

Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe
de Ruth Zylberman
Ruth Zylberman a choisi au hasard un immeuble dont elle ne savait rien. Pendant plusieurs années, elle a enquêté pour retrouver les anciens locataires du 209 rue Saint-Maur et reconstituer l’histoire de cette petite communauté humaine
pendant l’Occupation. Elle les a retrouvés à Paris, en banlieue, en province, à Melbourne, New York et Tel Aviv. Elle les a filmés, ainsi que les pierres et les habitants de l’immeuble aujourd’hui, pour saisir les traces d’une intimité brisée.

Projection suivie d’une rencontre avec Valérie Loiseleux, monteuse du film, modérée par Sophie Averty, autrice réalisatrice, monteuse.

18h15
Itinéraire d’un enfant placé
de Ketty Rios Palma et Magali Bloch
(France, 2017, 56’, 416 Productions, Arte France)
Yanie, 14 ans, doit faire face à un arrachement. La famille d’accueil qui l’a élevé prend sa retraite. Entre l’installation dans une nouvelle famille et un possible retour chez sa mère, Yanie traverse une période de transition délicate. Le film tente de saisir ce moment de « résilience » au cours duquel un adolescent choisit (ou non) de se construire, envers et contre son histoire.

Projection suivie d’une rencontre avec Ketty Rios Palma, modérée par Céline Thiou, autrice réalisatrice.


20h45

Ni d’Eve ni d’Adam, une histoire intersexe
de Floriane Devigne
(France/Suisse, 2018, 58’)
M., 27 ans, vit en France, où l’intersexuation est encore prise en charge comme une pathologie qu’il faut traiter et réparer. Deborah, 25 ans, née comme elle intersexuée, cherche des témoignages sur le sujet pour son travail de mémoire en études de genre. À travers l’amitié naissante entre les deux jeunes femmes, ce film interroge les normes de nos sociétés occidentales et se penche sur ce que cela signifie aujourd’hui que d’être un homme, une femme ou un peu des deux. Récit d’une libération, Ni d’Ève ni d’Adam est un vibrant appel à la liberté d’être soi.

Projection suivie d’une rencontre avec Floriane Devigne, modérée par Ingrid Chikhaoui, autrice réalisatrice.


SAMEDI 28 MARS

14h15
Zona Franca
de Georgi Lazarevski
(France, 2016, 1h40, Ciaofilm, Les Films du Poisson)
En Patagonie, au cœur de la province chilienne du détroit de Magellan, un chercheur d’or, un chauffeur routier et une jeune vigile croisent la route de touristes en quête de bout du monde. Entre débris de l’histoire, paysages grandioses et centres commerciaux, ils révèlent ce qui n’apparaît pas sur les prospectus des tour-operators : une violence profondément enracinée dans cette terre et qui surgit en pleine lumière lorsqu’une grève paralyse la région.


16h Rencontre :
Le documentaire pour raconter un bout du monde dans sa complexité
Échange avec Georgi Lazarevski, réalisateur, et Jean Condé, monteur, animé par Célia Penfornis, médiatrice culturelle.
Comment s’est fabriqué Zona franca ? Temps de l’observation, choix des personnages, mise en perspective des situations, travail de tissage minutieux et sensible entre l’intime et le collectif, le particulier et l’universel, l’actualité et l’Histoire… autant de sujets qui dessinent le processus de création d’un film qui allie puissance poétique et ancrage dans le réel.


18h
Je ne veux pas être paysan
de Tangui Le Cras et Anne Paschetta
(France, 2018, 52’, Vivement lundi !)
À l’âge de 4 ans, Tangui annonçait fièrement : « Quand je serai grand, je serai moissonneuse-batteuse. » La ferme familiale, en Centre-Bretagne, était son école. À l’hiver 2013, Tangui a 30 ans et il a quitté la vie paysanne. Il rend visite à ses parents et découvre que son père s’acharne alors que son corps ne le suit plus et se tue pour ce métier qui n’épargne rien ni personne. Tangui décide de faire un film pour comprendre ce choix de vie. Une reconquête d’amour, de lien filial, d’estime pour ce milieu.

Projection suivie d’une rencontre avec Tangui Le Cras, modérée par Eurydice Calméjane, autrice réalisatrice.

précédé de :
Le Sentier
de Hadrien Bertuit
(France, 2016, 7’) AMC2 Productions
Un voyage personnel s’anime sous nos yeux, comme un dessin sur papier. Des Polaroids deviennent tableaux, avec leurs bruits, leurs odeurs, leurs ambiances… Des souvenirs qui jalonnent le chemin d’une vie, de l’enfance à l’âge adulte.


20h30

En Politica
de Penda Houzangbe et Jean-Gabriel Tregoat
(France, 2018, 1h47, Petit à Petit Production, Vosges Télévision)
Une petite équipe d’activistes se présente pour la première fois à des élections et entre au Parlement asturien sous les couleurs de Podemos. Plongés dans le monde politique auquel ils se sont toujours opposés, les nouveaux élus font l’apprentissage de ses rouages, pris entre leurs idéaux et la réalité de l’institution.

Projection suivie d’une rencontre avec Jean-Gabriel Tregoat, modérée par Marc Picavez, auteur réalisateur.

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