Abdullah Ibrahim

Attention, légende : à 87 ans, celui que Mandela qualifiait de « Mozart sud-africain » a traversé les époques, les continents, et côtoyé les plus grands. Son histoire résonne entre chacune de ses notes de musique : belles, transcendantes et politiques. 

En l’écoutant, c’est à chaque fois le récit d’une vie – bâtie comme un roman mais bien réelle – dont on se sent le dépositaire. Né en 1934 au Cap, initié au piano par sa grand-mère, Abdullah Ibrahim s’imprègne des multiples sons et des cultures qui animent la ville portuaire, mais aussi des dissonances que crée l’apartheid. Exilé en Europe, il rencontre Duke Ellington en 1963 et rejoint son orchestre. Puis connaît une carrière internationale qui l’amène à côtoyer John Coltrane, Ornette Coleman, Archie Shepp, et à puiser dans la musique traditionnelle ou le free-jazz. Enregistré chez lui, pendant le confinement, son dernier album Solotude, est une merveille de dépouillement apaisé et de plénitude.  

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