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© P. Grosbois |
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| LA MÉLANCOLIE DES DRAGONS |
mise en scène : Philippe Quesne / Vivarium Studio
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Mardi 31 mars, mer. 1er, jeudi 2 et vendredi 3 avril
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20h30 / durée 1h15 environ |
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En décembre dernier, le lieu unique présentait avec L’Effet de Serge l’univers théâtral et plastique si particulier de Philippe Quesne ; après l’appartement confiné et les expériences de Serge, le Vivarium studio s’ouvre à de nouveaux horizons – un paysage de montagne en hiver – et à de nouvelles expériences – toujours bricolées, poétiques et délicatement en marge.
Philippe Quesne met en scène la nostalgie du fabuleux.
« -Et le lien entre la mélancolie et les dragons ?
- On pourrait dire que la pensée mélancolique peut parfois engendrer des monstres. C’est explicite par exemple dans le tableau de Goya Le Rêve de la raison produit des monstres. On y voit un homme assoupi, des monstres semblent surgir de ses pensées. C’est sous-jacent dans la gravure de Dürer Melancolia. Un corps songe, rêve, absorbé dans ses pensées. Les projections de son esprit sont disposées autour de lui, comme des éléments qu’il ne parvient pas à contenir dans son esprit : l’animal, la religion, les objets de la connaissance et de la création. Tout est là, placé autour du corps mélancolique. C’est de cette manière que je conçois le dispositif scénique dans lequel les acteurs évoluent et tentent de résoudre des questions qu’ils se posent. Je pense souvent à Beckett, celui du Dépeupleur, avec la fascination entomologique pour la vie qui grouille et s’organise à partir de rien, ou encore La Vie des termites de Maeterlinck, un texte que j’aime beoucoup. »
Philippe Quesne, extrait d’un entretien avec Antoine De Baecque
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Philippe Quesne et le Vivarium Studio sont à Nantes du 30 mars au 3 avril.
Un film, un spectacle, une performance, des rencontres…
Particulièrement sensible à l’univers de l’artiste conceptuel Roman Signer, auquel il rend notamment hommage dans son spectacle “L’effet de Serge”, Philippe Quesne s’est associé au cinéma Katorza pour projeter le film “Signer Ici” : un essai documentaire ou road-movie avec pour personnage principal l’artiste suisse - le 30 mars à 19h45.
« Avec Roman Signer les choses les plus simples peuvent prendre un contour peu ordinaire. Et c’est souvent surprenant. Il ne faut s’attendre à rien et se laisser porter… », écrit Christophe Cesbron. Ces mots pourraient définir la démarche artistique de Philippe Quesne.
AU CINÉMA KATORZA
SIGNER ICI
réalisation : Peter Liechti / (1996 – 80’)
LUNDI 30 MARS À 19H45
EN ROUTE AVEC ROMAN SIGNER
Projection suivie d’une discussion avec Philippe Quesne
Quand Peter Liechti, cinéaste, décide de suivre le plasticien Roman Signer, il est évident qu’il ne s’agit pas de céder à l’académisme du film portrait. Ce dont s’empare le film avec une délicatesse infinie est le pouvoir d’intervention d’un homme qui ne cesse de dialoguer avec les éléments fondamentaux, la terre, le feu, l’air et l’eau. Roman Signer est extrêmement drôle dans ce qu’il conçoit et parfaitement sérieux et concentré, comme un enfant qui se soumet corps et âmes aux règles de ses jeux. « Signer ici » est aussi un voyage à travers des états d’âme. Un exercice de funambulisme entre l’espièglerie et la mélancolie.
Né en 1938 à Appenzell, dans les montagnes suisses, Roman Signer est mondialement connu pour ses performances “explosives“. Fasciné par la puissance de la nature, par ses forces aériennes (orages, vent), souterraines (volcans, geysers), et terrestres (torrents, glaciers), il n’a de cesse de les expérimenter. En exposant des objets à ces forces, ou en utilisant des explosifs artificiels, ses expériences se déroulent souvent dans un laps de temps très court qu’il capte dans de petites vidéos. Éprouvant les limites du danger, ses actions se caractérisent par une force poétique inouïe.
Tarif unique : 5,80 euros / tarif spécial : 5 euros (pour les abonnés du lieu unique / les étudiants des beaux-arts)
Cinéma Katorza : 3 rue Corneille
Tél : 08 92 70 21 31 / www.katorza.fr
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A la galerie de l’ERBAN
Echantillons
Jeudi 2 avril 09 à partir de 18h / Entrée libre
Echantillons se présente comme une intervention interactive avec le public invité à manipuler une souris d'ordinateur fixée sur une vitrine. A chaque "clic" déclenché par un spectateur, des instructions, consignes de jeu apparaissent sur un écran. En vitrine, les acteurs s'exécutent... Spectateurs vous êtes donc les maîtres du jeu ! |
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PHILIPPE QUESNE VIVARIUM STUDIO |
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Pour cette saison nous avons fait le choix de soutenir quatre collectifs ou compagnies qui cherchent et inventent le théâtre d’aujourd’hui. Nous souhaitons donner à ces artistes pour qui nous avons eu un coup de coeur, un moment de visibilité qui se déroulera en plusieurs étapes. Des rencontres et ateliers organisés tout au long de l’année seront communiqués régulièrement. Au mois de mai, les quatre équipes artistiques, après un temps de résidence, ouvriront leurs portes au public et proposeront plusieurs rendez-vous, témoins de la vivacité et de la diversité du théâtre indépendant.
Vous pourrez retrouver toute l’actualité de ces artistes sur notre site. |
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© M. Argyroglo / P. Grosbois |
“En 2003, j’ai fondé l’association Vivarium Studio, afin de concevoir et mettre en scène mes propres créations et interroger le théâtre comme un art d’assemblage, un art hétérogène. Depuis ma première pièce, mes projets mettent en relation un thème et un mode de narration approprié : le désir d’envol et la chute (La Démangeaison des ailes, 2003), l’hébétude face aux risques du futur (la série Des Expériences, 2004-2005), les menaces environnementales et notre incapacité à y remédier (D’après Nature, 2006), la vie d’un artiste amateur (L’effet de Serge, 2007).
En considérant que le théâtre de textes existe, qu’il est primordial, mais qu’il n’est pas seul apte à interroger notre monde, je conçois des spectacles qui cherchent à développer une dramaturgie contemporaine constituée à partir de problématiques qui nous habitent.
(…) Je conçois des dispositifs scéniques qui sont autant des décors que des ateliers de travail. Mes spectacles se nourrissent de références hétéroclites puisées dans la littérature, les sciences humaines, les arts plastiques, la musique, le cinéma, la bande dessinée, etc.” Philippe Quesne
www.vivariumstudio.net |
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