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Un décor au centre, pas comme une décoration mais telle une architecture, qui comme le dit Jean Nouvel : "répond à une question qui n'est pas posée."
C'est autour du décor que s'articule la dramaturgie du spectacle. C'est un véhicule. Et dans ce mouvement, se trouve la dynamique de nos relations.
C'est une dramaturgie à l'épreuve des faits, une histoire à écrire ensemble, à travers l'expérience de ce lieu et de ses potentialités. S'il est suspendu, il oscille et balance, appuis fuyants d'un sol qui se dérobe. S'il s'élève, c'est un plafond, un nuage lourd et menaçant. C'est la terre des sans terre, l'esquif des exilés.
Un équipage, une fratrie, explore et traverse différents états du monde. Se révèle ainsi dans ses liens, ses imbrications, ses solitudes parfois. Vertige des cimes, esquisse du surplomb, étude du balan, des élans fraternels et amoureux, du goudron et des plumes nous parle des densités obscures et des instants lumineux. Témoignage de la complexité des hommes, à travers quelques gestes simples, par bonds étranges.
Formé au Centre National des Arts du Cirque, Mathurin Bolze a collaboré avec le collectif Anomalie au spectacle Le cri du Caméléon, chorégraphié par Josef Nadj puis à leurs créations collectives.
Accueilli régulièrement au lieu unique, Mathurin Bolze est venu en tant qu’interprète avec François Verret dans Kaspar Konzert et Guy Alloucherie dans Et après on verra bien..., mais aussi pour présenter sa pièce Tangentes. En 2009, il a reçu le prix Arts du Cirque de la SACD.
A lire, une interview de Mathurin sur sa prochaine création |
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