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Les rendez-vous architecture

février - mai 2017
architecture / rencontres, conférences entrée libre

les rendez-vous passés
L’Architecture invente-t-elle « le meilleur des mondes » ?

Organisées par le lieu unique, l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes, et la Maison Régionale de l’architecture, ces conférences visent à rendre accessible la culture architecturale à un large public et accompagnent l’exposition Mégastructures (29 mars – 21 mai 2017 au lieu unique).

mardi 21 février de 18h30 à 20h

Christophe Le Gac
Mégastructure : le rêve de tout cyberpunk !

Imaginez Rick Deckard à la poursuite des réplicants dans la campagne bretonne, pas terrible, non !??
Heureusement des architectes critiques ont imaginé des représentations plus folles les unes que les autres.
De nombreux écrivains de science-fiction les ont influencés. Prenons le « pape » du cyberpunk, Bruce Sterling. Avec ses romans La Schismatrice et Les Mailles du réseau, le visionnaire texan a permis au mangaka Masamune Shirow de dessiner le célèbre Ghost in The Shell. Autant d’exemples qui constituent un paysage d’imaginaires pour architectes en quête de visions futuristes. Des allers-retours incessants ont eu lieu depuis plus d’un siècle. Nous essaierons d’en évoquer certains.
A côté de toutes ces utopies/dystopies, il ne faudra pas oublier de citer des mégastructures technologiques planifiées par les plus grands commis d’Etats plus ou moins démocratiques. Et pour ouvrir le débat, nous pourrons discuter de deux exemples qui ont fait pschitt : l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et le Grand Paris.

Christophe Le Gac Diplômé d’architecture (dplg), Christophe Le Gac est critique d’art, d’architecture (AICA) et curateur (C-E-A). Il écrit régulièrement dans dust-distiller. D’un point de vue éditorial, il a créé parpaings aux éditions Jean-Michel Place en 1999, Archistorm (2003), la maison d’éditions Archibooks (2004) et a été l’auteur/coordinateur du dernier hors-série d’art press (2005) sur l’architecture : « L’architecture contre attaque ». De 2008 à 2010, il fût directeur de la publication du journal d’art Particules, et du magazine Pétunia. Depuis janvier 2011, Christophe Le Gac publie Le Contrat Du Dessinateur (LCDD), un journal gratuit sur toutes les formes de dessin contemporain. En mars 2012, il lance sur le web dust-distiller.com, une revue sur les arts et la recherche (Version papier courant 2013). Depuis 2001, il enseigne à l’ESBA TALM site d’Angers, l’actualité, la théorie des arts et participe au programme de recherche “Cinéma”. Enfin depuis 15 ans, il a conçu 17 expositions.

mardi 14 mars de 18h30 à 20h

Jean-Philippe Pargade et Art & Build, architectes
Le nouvel hôpital de Nantes, une mégastructure au cœur de l’île de Nantes

Le projet du nouvel hôpital de Nantes : structurant pour la métropole nantaise, ce projet de 528 millions d’euros est également une opération immobilière unique en France de par son échelle exceptionnelle (10 hectares). L’objectif est de réaliser, à horizon 2023-2025, un véritable campus hospitalouniversitaire en cœur d’agglomération par le regroupement de l’Hôtel-dieu (actuellement au centre-ville) et Nord- Laënnec (Saint-Herblain) sur une partie de l’emprise de l’actuel MIN (Marché d’intérêt national) qui déménagera après 2018. La reconstruction de l’Institut de Cancérologie de l’Ouest fait également partie du projet, sous la forme d’une tranche conditionnelle. Le futur CHU s’intègre au grand projet de renouvellement urbain du sud-ouest de l’île et devrait s’accompagner de nouvelles infrastructures, notamment d’un transport en commun en site propre de type tramway ou busway.

Jean-Philippe Pargade est architecte diplômé de l’école d’architecture UP6 à Paris (1972) et urbaniste diplômé de l’École Nationale des Ponts et Chaussées (1973). Il fonde son agence à Paris en 1980 et exerce sa créativité depuis la construction des grands équipements publics : centres de recherche, pôles d’enseignement, hôpitaux, logements, tertiaire.
Art & Build est une agence d’architecture importante implantée à Bruxelles qui s’exporte dans le monde entier.

mardi 25 avril de 18h30 à 20h    !!! annulé !!!

Sébastien Pluot + special guest
Mégastructures : les retours du refoulé

Conférence duale avec un invité surprise.

Sébastien Pluot est historien de l’art et commissaire indépendant. Titulaire d’un DEA d’histoire et de théorie des arts à l’EHESS. Il a reçu la bourse de la Villa Médicis Hors les Murs en 2010 et une bourse de recherche en 2012. Il enseigne l’histoire et la théorie des arts à l’Esba TALM Angers où il dirige, avec Fabien Vallos, le laboratoire de recherche In Translation. Avec Maud Jacquin et Silvia Kolbowski, ils développent le programme de recherche, d’expositions et de résidences internationales Art by Translation impliquant plus de quinze partenaires universitaires, musées, écoles d’art, centres d’arts et résidences entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

mardi 9 mai de 19h à 21h à l’ensa-nantes    !!! annulé !!!

Christophe Berdaguer et Marie Péjus, artistes
Paysages psychiques

Christophe Berdaguer et Marie Péjus développent une œuvre atypique où l’architecture, la perception de l’espace extérieur ou psychique, les dysfonctionnements et les pathologies liés à cette appréhension sont souvent questionnés. Ils explorent les interactions entre cerveau, corps, environnement, espace construit, qu’ils matérialisent par des formes diverses (volumes, projections, constructions hybrides…). Leur réflexion d’ordre phénoménologique sur l’espace et la psyché, sur une relation biologique au monde, se nourrit de divers domaines (psychanalyse, neurologie, architecture, parapsychologie…) dont les artistes opèrent une relecture à la fois approfondie et distanciée. S’inspirant des contre-utopies des architectes et designers radicaux italiens, Berdaguer & Péjus réalisent des transpositions mentales d’architectures. Les paysages psychiques créés intègrent des modifications comportementales, dues à des troubles psychologiques, à l’absorption de substances chimiques ou à l’intervention de stimuli sur nos sens. Ainsi, à travers les liens générés entre espace environnant et états de conscience, les artistes réalisent des projets parlant d’un corps, qu’il soit individuel ou socialisé, humain, végétal, animal ou minéral, soumis à divers processus de transformation.

Nés en 1968 et en 1969, Christophe Berdaguer et Marie Péjus vivent à Marseille et Paris. Ils ont réalisé plusieurs expositions personnelles (Villa Arson, Nice, 1997 ; FRAC PACA, Marseille, 2001 ; le lieu unique, Nantes, 2006 ; FRAC Basse- Normandie, Caen, 2007 ; Circuit, Lausanne, 2010). Ils ont également participé à de nombreuses expositions collectives (Subréel, MAC, Marseille, 2002 ; Communauté 1 et 2, Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes, 2004 ; Dreamtime, Musée des Abattoirs, Toulouse, 2009 ; Les Maîtres du désordre, Musée du Quai Branly, 2012).

Débuté le 15 décembre dernier, avec une première conférence à l’Ensa de Nantes en présence de Pierre-Jacques Olagnier, géographe, traitant des dystopies urbaines dans le cinéma de science fiction, ce cycle de conférences se poursuit avec quatre rendez-vous au lieu unique et à l’Ensa de Nantes. Les auteurs (écrivains, chercheurs, artistes, architectes) se sont emparés de ces questions fondamentales en représentant les cités du futur comme des lieux de contrôle anxiogènes, déconnectés d’une nature idéalisée, dans des récits qui donnent souvent de la ville, archétype de la modernité, une image négative. Ils visent à mettre en perspective des problèmes urbains bien réels.

jeudi 18 mai de 18h30 à 20h

« Infra-méga-méta: les figures de la démesure »
de Gwenaël Delhumeau

Concepteur de la gare du Nord à Paris, Jacques Ignace Hittorf réalisait en 1844 un singulier projet : retournant comme un gant la surface de la terre, il offrait là le moyen de s’approprier d’un seul regard le monde à l’intérieur duquel on pénétrait pour en atteindre le centre. Le spectacle produit par la lumière traversant la sphère de son Géorama était saisissant. Son projet, pavillon éphémère sur les Champs-Élysées, se faisait monde dans un intrigant dispositif architectural. La terre sur laquelle il était fondé, ce projet l’ingérait : il en figurait la conquête dans un édifiant jeu d’échelle. Pareil principe guiderait un siècle plus loin nombres de projets réunis au sein des Mégastructures dans une période de transformations sans précédent d’un monde qui achevait alors de se globaliser.
Commissaire avec Aurélien Lemonier de l’exposition Mégastructures. Dimensionner l’avenir, les figures de la démesure, présentée au lieu unique jusqu’au 21 mai, Gwenaël Delhumeau revient sur quelques figures de projet qui dessinent, en plein ou en creux, le paysage architectural ainsi redéployé à l’occasion des quarante ans du Centre Pompidou.