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In Dreams : David Lynch Revisited

Lundi 23 novembre à 20h30
musique Duree : 2h 22 – 29 euros

je
veux ma
place
À LA CITÉ,
LE CENTRE
DES CONGRÈS
DE NANTES


• Avec : Stuart Staples, Jehnny Beth, Conor O’Brien, Mick Harvey, Miho Hatori (Cibo Matto), Yuka C Honda (Cibo Matto), Rebecca Hawley (Stealing Sheep), Emily Lansley (Stealing Sheep), Lucy Mercer (Stealing Sheep), Sophia Brous, Kirin J Callinan

« Films are 50% visual and 50% sound.
Sometimes sound even overplays the visual… 
»

David Lynch

Peu de réalisateurs ont intégré la musique au 7e art avec autant d’impact que David Lynch. Des chansons romantiques de Twin Peaks, à la sombre violence des scènes iconiques de Blue Velvet ou Lost Highway, le son est un élément essentiel des films du cinéaste.
La musique et le cinéma de David Lynch sont si étroitement liés, que les bandes originales composées par Angelo Badalamenti sont devenues indissociables des images des films qu’elles accompagnent : chez Lynch le son devient personnage à part entière.
À Nantes, le musicien David Coulter propose un concert-performance dont la trame provient des films du maître.

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In Dreams : David Lynch Revisited rassemble un incroyable casting de musiciens et de chanteurs pour réinterpréter des chansons devenues des classiques.
Plongez-vous dans l’ambiance et l’atmosphère de l’univers de Lynch, balisé par les repères instrumentaux de ses films tout en découvrant de nouvelles versions des chansons, réalisées par une superbe orchestration dirigée par le directeur musical David Coulter, ancien musicien des mythiques The Pogues et de Test Dept avant de participer à de nombreux projets aux côtés de Damon Albarn, Nick Cave, Peter Hammil, Tom Waits ou Joe Strummer.

Pour In Dreams : David Lynch Revisited, il sera entouré sur scène de Stuart Staples de Tindersticks, du duo américano japonais Cibo Mato, de Mick Harvey le fidèle guitariste de Nick Cave, de Conor O’ Brien chanteur charismatique des Villagers, de Jehnny Beth du groupe Savages, de la chanteuse australienne Sophia Brous et du trio de Liverpool Stealing Sheep.


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Groupe :
David Coulter directeur musical, scie musicale, guitare, violectra, percussions
Terry Edwards trompette, alto sax, tenor sax, claviers
David Okumu guitare électrique
Tom Herbert bass électrique, contrebasse
Seb Rochford batterie, percussions
Thomas Bloch ondes Martenot, crystal Baschet
Pauline Haas harpe

► Lire l’article « 10 instants de musique & cinéma chez David Lynch »


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Une coproduction Rain dog productions / A Throw of Dice Touring Ltd ;
créé au Barbican Centre
En coréalisation avec la Cité, Le Centre des Congrès de Nantes


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Rétrospective des films de David Lynch

Le Cinématographe – du 9 au 23 novembre
PROGRAMME COMPLET

+ OFFRE TARIFAIRE

– Sur présentation d’un billet de cinéma acheté pour la rétrospective de David Lynch au Cinématographe, bénéficiez d’une place au tarif réduit de 22€ pour In Dreams : David Lynch Revisited.

– Sur présentation d’une place achetée pour In Dreams : David Lynch Revisited, bénéficiez d’un billet de cinéma au tarif réduit de 3€ pour la rétrospective David Lynch.

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interview de David Coulter

Le musicien David Coulter propose un spectacle dont la trame sonore revisite les chansons et musiques pour le cinéma et la télévision du grand réalisateur David Lynch. Sur scène un ensemble instrumental accompagne une dizaine d’interprètes, issus pour la plupart de la sphère du rock indépendant, parmi lesquels Stuart Staples (chanteur des Tindersticks) et Mick Harvey (compagnon de route de Nick Cave). Ensemble, en puisant dans la filmographie de Lynch et dans sa cultissime série télévisée Twin Peaks, ils jouent un répertoire mêlant Angelo Badalamenti, David Bowie, Roy Orbinson…

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Quand l’idée d’In Dreams a-t-elle jailli dans votre esprit et comment est-elle devenue réalité ?
J’ai développé une obsession pour l’univers de David Lynch depuis que j’ai découvert Eraserhead à l’âge de 16 ans. La mise en scène de David Lynch et la création sonore d’Alan Splet, ainsi que leur utilisation très précise de la musique, m’ont profondément marqué. Ça ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu voir ou entendre auparavant. La chanson In Heaven s’est accrochée à vie à mes oreilles, je la fredonne encore souvent. J’ai commencé à concevoir des concerts-performances après avoir longtemps travaillé comme directeur musical associé avec Tom Waits et Bob Wilson sur The Black Rider. J’avais toujours eu envie de faire quelque chose en lien avec Lynch. Cela a failli se concrétiser il y a quelques années. Marc Cardonnel, mon producteur, et moi avons gardé la foi et le projet a finalement pu voir le jour durant l’été 2014 au Barbican, à Londres, grâce à Bryn Ormrod, avant d’être présenté à Melbourne et Sydney en mars dernier. Si j’en crois les réactions du public, plus le spectacle devient étrange, meilleur il est.
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De quelle façon avez-vous travaillé sur le ciné-concert ?
J’ai développé une obsession pour l’univers de David Lynch depuis que j’ai découvert Eraserhead à l’âge de 16 ans. La mise en scène de David Lynch et la création sonore d’Alan Splet, ainsi que leur utilisation très précise de la musique, m’ont profondément marqué. Ça ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu voir ou entendre auparavant. La chanson In Heaven s’est accrochée à vie à mes oreilles, je la fredonne encore souvent. J’ai commencé à concevoir des concerts-performances après avoir longtemps travaillé comme directeur musical associé avec Tom Waits et Bob Wilson sur The Black Rider . J’avais toujours eu envie de faire quelque chose en lien avec Lynch. Cela a failli se concrétiser il y a quelques années. Marc Cardonnel, mon producteur, et moi avons gardé la foi et le projet a finalement pu voir le jour durant l’été 2014 au Barbican, à Londres, grâce à Bryn Ormrod, avant d’être présenté à Melbourne et Sydney en mars dernier. Si j’en crois les réactions du public, plus le spectacle devient étrange, meilleur il est.

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Comment les 26 titres sélectionnés, instrumentaux ou chantés, et les musiciens qui les interprètent ont-ils été choisis ?
J’ai d’abord établi une liste de plus de 100 morceaux, à la fois des chansons et des instrumentaux. Après une intense période d’écoute, ponctuée d’échanges de listes avec Marc Cardonnel, nous sommes arrivés à constituer une liste « light » et une liste « dark », à partir desquelles nous avons créé un programme bien équilibré qui, espérons-nous, entraîne le public dans un voyage à la fois inattendu et familier à travers le monde de Lynch. Pour le choix des musiciens avec lesquels je travaille, je commence aussi toujours par dresser des listes et j’écris à chacun pour voir qui est tenté par le projet, qui est disponible et qui je peux m’offrir [rires]. Le groupe constitué pour In Dreams s’apparente pour moi à une famille élargie – des frères et des soeurs sans lesquels je ne pourrais même pas commencer à penser à de tels projets. Ils s’y impliquent avec autant d’amour que de talent musical, et je leur en suis profondément reconnaissant.

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En quoi le cinéma de David Lynch est-il pour vous une source d’inspiration sur le plan musical ?
David Lynch a exercé une influence essentielle sur ma manière d’observer et d’écouter. Peu d’artistes ont eu autant d’effet sur moi. J’aime le choc de la nouveauté. Son utilisation de la musique et du son dans ses films a eu un impact sur moi dans la mesure où cela m’a transmis le désir de prendre des risques et de célébrer tout ce qui est étrange dans la musique.

Interview menée par Jérôme Provencal


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image : jehnny beth © Sara Amroussi-Gilissen


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