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Jeudi 12 octobre à 20h dans la tour lu (pendant Chantier d’artistes) |
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Yaël Pachet & Christiane Cohendy
“Point de vue d’un lièvre mort” (Ed. Argol, Coll. “Locus Solus”, 2006)
Lu par la comédienne Christiane Cohendy, suivi d’une conversation entre l’auteur et la comédienne.
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“Point de vue d’un lièvre mort” relève du récit autobiographique. Ce n’est pas un journal intime. Le titre et la construction du livre sont inspirés par une performance de Joseph Beuys. Il y a dans ce dernier livre de Yaël Pachet tout un jeu de champ/contrechamp à la Godard, entre peinture, littérature et angoisse de vivre. Réseau de correspondances.
Yaël Pachet et Christiane Cohendy ont eu envie de donner vie au texte, lui redonner l’espace et l’intimité de la voie, lui ouvrir des couleurs et des perspectives n’apparaissant pas dans le livre. Pour les intonations multiples des voix.
Yaël Pachet, vit à Nantes où elle est choriste dans le pupitre d’alto d’Angers-Nantes Opéra. Critique musicale pour La Quinzaine littéraire elle publie des textes dans diverses revues : Po&sie, L’Animal, Théodore Balmoral. Ses textes sont édités chez Verticales : “On est bien, on a peur” (2002) et “Mes Etablissements” (2004).
Christiane Cohendy, co-fondatrice du Théâtre Eclaté d’Annecy, membre du TNS de J-P Vincent, a participé à quelque 50 créations théâtrales, sous la direction, entre autres, de P. Chéreau, G. Lavaudant, J. Lavelli, M. Langhoff, A. Engel. Cette saison, elle reprend “Le Caïman” avec Claude Rich (m.e.s. par HP Cloos). Elle a tourné plus d’une trentaine de films pour la télévision et le cinéma et a reçu en 1996 le Molière de la Meilleure Actrice. Elle signe aussi des mises en scène. Elle garde de ce parcours les livres qui l’ont nourrie (M. Duras, P. Michon, C. Rullier...), la générosité et la modestie de ceux qui consacrent leur vie à servir les textes
“…comme si à l’intérieur de nous il y avait le monde, ouvert, tout un ciel, brisant, à chaque instant, de son immensité, le petit espace vacillant qui est le nôtre.” |
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Jeudi 19 octobre à 20h Au salon de musique |
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Maïssa Bey
A propos de Bleu blanc vert (Ed. de l’Aube, 2006)
Dialogue animé par Cécile Faver, écrivain et journaliste
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1962 / 1992. C’est l’Indépendance de l’Algérie, Lilas et Ali entrent au collège. Dans l’euphorie de la liberté retrouvée, l’avenir est à portée de main. Trente ans après, le FIS gagne les élections, le pays est déchiré par le terrorisme. A travers le monologue intérieur alterné des deux personnages, ce récit propose une vision intimiste de l’Histoire de l’Algérie post-coloniale, ses héritages, ses forces et ses errances. Lilas - avec ses doutes, sa fragilité, ses révoltes et ses soumissions - est la porte-parole incarnée de la condition des femmes algériennes. (Re)construisant son pays livre après livre, l’auteur interroge la façon de faire coexister modernité et traditions. Ecrit dans une prose poétique simple, limpide, précise, ce livre est un témoignage subjectif de la première génération vivant après l’Indépendance.
Maïssa Bey naît en 1950 en Algérie où elle vit et publie chez Barzakh. En France, après “Nouvelles d’Algérie” (Grasset, 1998, Prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres), les éditions de l’Aube éditent la plupart de ses livres, récits et nouvelles, dont “Cette fille-là” (roman, Poche 2005 - Prix Marguerite Audoux), “Surtout ne te retourne pas” (2005, Poche 2006, Prix Cibèle)… Elle écrit des textes pour le théâtre : “Éclats de silence” (1999) et “La plume et le couteau” (2003). Elle participe également à plusieurs ouvrages collectifs dont “Les belles étrangères. Treize écrivains algériens”, (l’Aube / Barzakh, 2003) ou “Alger 1951” (avec B. Stora, M. Alloula, photos E. Sved, Ed. Le bec en l’air, 2005).
“La peur. L’humiliation. Ces mots viennent de s’introduire une fois de plus dans nos vies. Jusqu’à l’intérieur de nos maisons… Pourquoi ce qui est permis par les uns est-il interdit par les autres…” |
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Jeudi 26 octobre à 20h Au salon de musique |
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Eric Faye
A propos de “Le syndicat des pauvres types” (Ed. Stock, rentrée 2006)
Dialogue animé par Eric Pessan, auteur
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Né en 1963, Eric Faye obtient en 1998 le Prix des Deux Magots pour “Je suis le gardien du phare” (Corti, Points Seuil, 2000) trois ans après “Le général solitude” (Ed. Le serpent à plumes). Il est auteur d’ouvrages consacrés à Kafka et à Ismaël Kadaré (Corti, 1991) dont il a dirigé l’édition des œuvres complètes chez Fayard. On lui doit un essai : “Dans les laboratoires du pire, totalitarisme et fiction littéraire au XXème siècle” (Corti, 1993).
On se souvient de “Mes trains de nuit” éloge de la fuite et de la lenteur, récit du voyage par rail où la rêverie sur les horaires, les indicateurs et les réseaux nous invitait, dans la rugosité du monde, à la recherche de la veille lumineuse. Ou de “La durée d’une vie sans toi” (Stock, 2003), dernier volet, après “Les lumières fossiles” (Corti, 2000) et “Les cendres de mon avenir” (Stock, 2001), d’un triptyque où l’on retrouve le personnage de Solange Brillat, la disparue, passagère clandestine de son passé, révoltée contre le destin.
“Le syndicat des pauvres types” s’ouvre, par une citation d’Emmanuel Bove, sur la question de la place et de la reconnaissance. Antoine, antihéros solitaire, à l’écart de la marche du monde, aura à peine le temps de goûter aux feux de la gloire qu’il meurt assassiné. C’est une fable subversive et cruelle où Éric Faye mêle absurde et quotidien, angoisse et humour, avec délectation.
“Je vous ai reconnu comme faisant partie des nôtres. Voilà. Nous autres, lorsque nous rencontrons quelqu’un comme vous… nous cherchons intuitivement quel enfant il a pu être dans la cour de l’école… Nous remontons avant la catastrophe. Avant le moment où Mozart a été assassiné. Quand l’enfant croit encore en lui…” |
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Jeudi 2 novembre à 20h30 Atelier2 |
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“Aux limites du son, nouvelles sonores”
(anthologie auditive orchestrée par l’association “Douche froide”, livre-CD, éd. La Volte, oct 2006)
HORS-PISTES LITTERATURE / MUSIQUE
En co-réalisation avec le Festival Les Utopiales
Partenariat Cité Internationale des Congrès Nantes - Métropole
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Entre 1986 et 1988, sept écrivains (dont Francis Berthelot, Emmanuel Jouanne, …) classés dans le genre “science-fiction” se réunissent pour expérimenter d’autres manières d’écrire, faire éclater les lois du genre, mettre en jeu la perception du lecteur. Ils poursuivent aujourd’hui à travers leur œuvre personnelle la recherche de “l’écriture limite”, celle de l’entre-deux, des zones indéfinies entre le familier et l’étrange, le conscient et l’inconscient, le perceptible et l’indicible.
Ils sont parfois musiciens, comme l’écrivain J. Barbéri, saxophoniste de “Vociférations” d’A. Volodine accueilli en 2004. Ils se retrouvent presque tous aujourd’hui autour du projet imaginé par Douche froide qui aboutit au livre + CD compilation édité par La Volte. Chaque nouvelle a donné lieu à une réinterprétation sonore dialoguant avec l’écrit. Les compositions musicales basculent d’un registre à l’autre, lyrique, minimalisme, cold wave, free, expérimentales ou dadaïstes. Invités des Utopiales, certains des écrivains présents à Nantes viennent interpréter, en live, avec les musiciens, ce jeu de dépassement …des limites.
Philippe Curval (auteur d’une trentaine de récits, chroniqueur au Magazine littéraire) contera la relation tragi-comique d’un humain et d’un extra-terrestre accompagné de la création sonore de BeNe GeSSeRiT. Jacques Barberi (saxophoniste et auteur d’une dizaine d’ouvrages publiés chez Flammarion) et son groupe PALO ALTO (Philippe Perreaudin, Denis Frajerman) illustreront son texte “Fais voile vers le soleil”. Laurent Pernice (contrebassiste et manipulateur de sons synthétiques) illustrera le texte de Frédéric Serva “Petites musiques entêtantes” lu par Mireille Pena.
En savoir plus |
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Jeudi 8 novembre 18h30 Au salon de musique |
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Pascal Quignard
A propos de “La frontière” (Ed. Chandeigne, ),
“Villa Amalia” (Ed. Gallimard, 2006) et “Triomphe du temps” (Ed. Galilée, 2006)
Rencontre avec l’auteur dans le cadre du cours de littérature de l’Université Pop’
Animée par Daniel Martin, critique littéraire La Montagne centre- France, l’Express, France Culture.
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Né en 1948, Pascal Quignard suit les cours de Levinas et de Ricœur, travaille aux éditions Gallimard, puis s’affranchit des fonctions sociales pour se consacrer entièrement à l’écriture. Ce veilleur inclassable construit une œuvre personnelle, multiple, qui - du recueil d’aphorismes au conte et au roman, en passant par le livre d’artiste- couvre le territoire des formes littéraires. Riche de plus de 50 titres, elle est depuis ses premiers livres publiée par les grands éditeurs (Mercure de France, Grasset, Gallimard…) comme par des maisons aux moyens modestes (Clivage, Chandeigne, Fata Morgana, Flohic, Galilée, Maegh, POL…). “Terrasse à Rome” obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2000. Sa trilogie “Dernier royaume. Les ombres errantes” reçoit le Goncourt (Grasset, 2002). “Tous les matins du monde” (Gallimard,1991) et “L’occupation américaine” (Seuil, 1994) sont adaptés au cinéma par Alain Corneau. Sous des dehors de classicisme, son style savant et simple s’attache aux détails et aux ombres, élit l’entre-deux, le fragment plus que le discours, la part de la nature et de l’enfance. Elle conduit le lecteur aux lisières de la pensée, au plus près des visions, dans les profondeurs de l’étrange et du merveilleux.
Ce troisième rendez-vous fait suite aux deux séances consacrées à son travail. On y abordera “La frontière”, “fantaisie” fictionnelle prenant prétexte de quelques noms et dates de l’histoire portugaise, inspirée des azulejos du palais Fronteira pour en prolonger la narration sous forme d’une fable sanglante où la passion et ses instruments sont sacrifiés dans un fatal combat d’amour et de mort. Il parlera de ses derniers livres : “Villa Amalia” (roman) et “Triomphe du Temps” (sonate), l’un des 5 contes publiés en cette rentrée par Galilée.
“Ce que le langage oral ne peut dire, voilà le sujet de la littérature” |
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du vendredi 10 au dimanche 12 novembre Au 1er étage |
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Rencontres littéraires portugaises
3 jours de rencontres littéraires
proposées par l’association Impressions d’Europe
Des débats, des rencontres d’auteurs et d’éditeurs, des projections de films, une librairie portugaise organisée par la Librairie Vent d’Ouest, un bar et un espace- lectures, une soirée Fado.
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Vendredi 10 novembre, on évoquera à 18h30 les “Visages de Fernando Pessoa” avec un artiste et un universitaire, Maria Antonia Câmara Manuel, traductrice de Pessoa et l’écrivain Antonio Tabucchi, et à 20h30 “Les grandes figures de la littérature portugaise contemporaine” avec notamment le poète Nuno Judice (Ed. Métailié) et Agustina Bessa Luís (Ed. Chandeigne).
Samedi 11 novembre, il sera question à 16h de l’édition portugaise et de l’avenir du livre au Portugal, à 18h30 quatre jeunes auteurs traduits et édités en France (entre autres Filipa Melo) parleront des nouvelles voix de la littérature portugaise. Au menu du jour également, la projection du film “La Chasse” de Manuel de Oliveira et à 20h30 un concert de musique fado.
Dimanche 12 novembre, l’éditeur Michel Chandeigne présentera à 15h la première édition complète du “Voyage de Magellan”, à 17h30 ce sera “Le Portugal vu par quelques cinéastes”, en présence de Alain Tanner, Antonio Tabucchi. Ces rencontres se termineront en fin d’après-midi par la projection du film “Dans la ville blanche” de Alain Tanner.
Les débats et rencontres seront ponctués par des lectures de textes faites par des comédiens.
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Jeudi 16 novembre 20h Au salon de musique |
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| © Louis Monier |
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Laurent Mauvignier
A propos de “Dans la foule” (Ed. de Minuit, 2006, Prix du roman Fnac)
Conversation avec Alain Girard-Daudon de la librairie Vent d’Ouest
Lecture par les élèves du conservatoire d’art dramatique dirigés par Jacques Guillou.
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Jeff et Tonino venant de France, Geoff et ses frères de Grande-Bretagne, Tana et Francesco d’Italie, mais aussi Gabriel et Virginie à Bruxelles, tous seront au rendez-vous du “match du siècle” : la finale de la coupe d’Europe des champions qui va se jouer au stade du Heysel, ce 29 mai 1985. Il n’y a pas de petite querelle : effondrement du mur du stade, cadavres, et dommages collatéraux... La jalousie, le vol des billets, l’insouciance d’une lune de miel : plus rien n’aura d’importance après le désastre. Excepté de retrouver Tana.
Laurent Mauvignier, né en 1967, vit à Bordeaux. Dans ses romans publiés chez Minuit, il y a des voix, qui, de l’intérieur, tentent de dire l’absence, le deuil, la séparation, l’amour, l’attachement, le manque. En 1999, “Loin d’eux” impose d’emblée une écriture ambitieuse, dense et retenue, autour du thème de l’absence du fils et de son deuil impossible. “Apprendre à finir” (Prix Wepler 2000, Prix du livre inter), “Ceux d’à côté” (2002), “Seuls” (2004) explorent la solitude, la disparition, la dissolution de l’amour, la part du silence - motif que reprendra en 2005 “Le lien”, texte court, essentiel, quasi théâtral. Sa langue, directe et poétique, de tonalité aérienne, met en scène un univers habité par des personnages attachants. Il écrit aussi des textes courts comme “Plus sale” (2002) chez Inventaire/Invention ou “Un caillou dans la poche” paru en 1999 dans l’Humanité, disponible sur Remue.net.
“Je cherche une tension dans la langue, je n’ai pas envie de faire des phrases” |
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Mercredi 22 novembre à 18h30 Au salon de musique |
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| © C. Dumas |
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Bruno Bayon
A propos de “Le Lycéen” (Ed. Grasset, sept. 2000)
Dans le cadre du cours de littérature de l’Université Pop’
Conversation animée par Baptiste Liger, chroniqueur littéraire à “Lire”, “Technikart” et “Têtu”.
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Depuis 1976, date de publication de son premier roman chez Quai Voltaire, dont Bruno Bayon est un des fondateurs, au fil de ses rééditions (1980, 1987, 1992), “Le Lycéen” est devenu un genre de classique. Cet anti-panthéon pubertaire est présenté ici épuré et étoffé de chapitres inédits. Il immortalise, avec un réalisme minutieusement éprouvant, la lutte à mort éternelle que se livrent autorité et immaturité.
Depuis le lycée que fréquentait le narrateur, à Lomé, la haine ne l’a pas quitté.
1965. Lycée Henri IV. Il se venge de la méchanceté et de l’injustice. Ce microcosme est à l’image de la famille, tout s’y passe en huis clos, teinté d'une violence sourde à laquelle il est difficile de répondre... et de ne pas céder. La solution semble être de détruire pour mieux recommencer...
Bruno Bayon a publié chez Grasset “Les Animals” (Prix Interallié 1990), “Haut fonctionnaire” (1993), “La Route des Gardes” (1998), “Le Lycéen” (2000), “Gainsbourg raconte sa mort” (2001), “Les Pays Immobiles” (2005)… Belin édite son essai, “Les mots de la fin du siècle”. Il écrit aussi des textes pour des livres d’artistes comme celui regroupant 30 lithographies de Ricardo Mosner. “Stabat Pater”, co-écrit avec le poète Jean-Pierre Verheggen, est adapté au théâtre en mai 2003.
“La nuit venue, je souris autant que possible. Hypnotiques ou pas, au fil des jours, cloué au lit et au cerveau, je crie. C’est fini de déconner”
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Jeudi 23 novembre à18h30 Au salon de musique |
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| © J. Foley - Opale |
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Abdelwahab Meddeb,
François Clément & John Tolan
A propos de “Histoire de l'Islam et des musulmans
en France, du Moyen Age à nos jours”
(sous la direction de Mohammed Arkoum, préface Jacques Le Goff (1), Ed. Albin Michel, oct 2006)
et de “Les contre-prêches” de Abdelwahab MEDDEB (Seuil, sept 2006) ,
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Cette somme regroupe les textes de 60 historiens, islamologues, sociologues, politologues de tous horizons, propose de nombreux “contrepoints”, illustrations en noir et blanc et deux cahiers couleur. L’épilogue en a été confié à Abdelwahab Meddeb, écrivain et poète, animateur de Cultures d’Islam sur France Culture, directeur de la revue Dédale (il a notamment publié “L’exil occidental”, Albin Michel, 2005 ; “La maladie de l’Islam”, Seuil, 2002).
Il propose ici une promenade dans les géographies et les temps qui met en correspondance les grands auteurs français et arabes, souligne les analogies et convergences des pensées et des figures littéraires. On y apprend que le pari pascalien est formulé de juste équivalence par Abû ‘Alà, poète et penseur du XIème siècle, que les motifs et la révolution prosodique d’Abû Nuwàs sont proches de ceux de Verlaine tandis que la forme hiératique d’Abû Tammâm facilite l’accès à la poétique de l’obscur fondée par Mallarmé. Il rappelle l’empreinte sur les lettres françaises du motif du voyage en orient (Flaubert), et des “Mille et une nuits” qui inspirent Proust dans les dernières pages du “Temps retrouvé” et les premières de “Un amour de Swann”.
Au Seuil, son dernier livre dessine, dans un style très littéraire, une réflexion optimiste de l’Islam qui a su avec audace célébrer la Vie et peut encore entendre la raison libre en refusant la servitude.
John Tolan, médiéviste, et François Clément, historien et arabisant spécialiste de l’Espagne musulmane, enseignent à l’Université de Nantes et ont participé à l’ouvrage. Ils ont notamment publié, avec Jérôme Wilgaux : “Espaces d’échanges en Méditerranée” (Ed. PUF de Nantes, 2006).
En partenariat avec le Département d’Etudes arabes et le Service Culturel de l’Université de Nantes. Echange introduisant le débat : “Quelle est notre identité commune et comment se construit-elle ?” organisé par l’association 1901 et Plus dans le grand atelier à 20h30. |
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Jeudi 30 novembre à 20h Au salon de musique |
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Stéphane Audeguy
A propos de “Fils unique” (Ed. Gallimard, août 2006)
Conversation animée par Baptiste Liger, chroniqueur littéraire à “Lire”, “Technikart” et “Têtu”
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Stéphane Audeguy a 40 ans, enseigne l’histoire du cinéma et des arts et se forme du roman une idée poétique : violente, intempestive et matérialiste. Son premier livre, “La Théorie des nuages” (Gallimard, 2005), véritable déclaration d’amour au savoir et à la beauté évoquait, au tournant du XIXe siècle, les rapports entre l’homme, la nature et la technique. “Fils unique”, est le second volet d’un projet romanesque dont la veine généalogique offre quelques aperçus sur l’intériorité démocratique.
L’auteur nous entraîne dans un monde où l’aventure est toujours au coin de la rue. Sous sa plume vive, ironique et maîtrisée, il tire de l’Esprit des Lumières une double leçon de style et de morale - joyeuse, frondeuse. La fiction haute en couleurs anime l’Histoire du XVIIIème, en ranime l’appétit de savoir et de vivre, pose un regard critique dont l’acuité force à la réflexion : être fidèle aux Lumières suppose d’en connaître les ombres, mais aussi ce qui, en elles, est irréductible à notre temps.
François Rousseau, narrateur fictif, voisin d’emprisonnement d’un certain Sade, est le frère réel (oublié par l’Histoire) de Jean-Jacques Rousseau. Il dit son admiration pour Lucrèce, sa curiosité des êtres, son athéisme tranquille, ses bouffées de bonheur. Ses amours et aventures, son insolence, tendent le miroir inversé des confessions de Jean-Jacques.
“Jean-Jacques tenait François pour un polisson et un libertin. Ce dernier apparemment ne l’a jamais démenti, qui n’a pas jugé nécessaire de nous laisser récit de sa vie. Il m’a semblé intéressant de remédier à cette négligence” |
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Jeudi 7 décembre à 20h Au salon de musique |
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| © David Balicki |
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Jean-Hubert Gailliot
A propos de “Bambi Frankenstein” (Ed. de l’Olivier, août 2006)
Lecture par l’auteur et dialogue avec Eric Pessan, auteur.
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“Bambi Frankenstein” met en scène Michael Jackson dans un livre miroir qui renvoie à notre soif morbide de célébrité et d’esprit glamour. Le narrateur s’y trouve embarqué dans un extravagant voyage où il se frotte au jeu de la vérité, se perd à démêler fiction et réalité. L’écrivain y poursuit sa mise en question des apparences. Le chanteur n’est-il pas l’incarnation des tares de notre époque, sa mauvaise conscience ? Portant un regard original et déjanté sur la société postmoderne, ce livre impertinent donne un souffle à la rentrée littéraire.
Jean-Hubert Gailliot, né en 1961, fan de Bioy Casares et de Raymond Roussel, a publié trois romans aux éditions de l’Olivier : “La vie magnétique” (1997, Points seuil, 2006), “Les contrebandiers” (2000) et “L’Hacienda” (2004). Il est co-fondateur des éditions Tristram où il édite Maurice Roche, Arno Schmidt, Pavel Hak, Medhi Belaj Kacem…
Littéraire clandestin, autodidacte et hors-piste, il croit longtemps que “le livre est un média mort, antérieur à la radio, au cinéma, au disque”. Il largue les amarres en plein punk (on retrouve ses influences musicales dans ses romans), emporte Mark Twain, Kerouac, Isidore Ducasse, et découvre que “tous les livres s’éclairent mutuellement” et que tout est possible dans la vie, dans l’écriture et dans la pensée.
“Nous décollerions à zéro heure précise, pour effectuer, à Mach 2, dans le sens inverse de la rotation du globe, un tour complet de la Terre qui nous ramènerait le lendemain à minuit, à l’endroit exact d’où nous serions partis. Bien entendu notre conversation serait filmée. Je voyais déjà les titres des tabloïds : PETITE DISCUSSION ENTRE DEUX MOMIES…” |
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Mercredi 13 décembre à 18h30 Au salon de musique |
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| © Louis Monier |
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Lydie Salvayre
A propos de “La compagnie des spectres” (Seuil, Prix novembre 1997)
et de son dernier livre “La méthode Mila” (Seuil, 2005)
Dans le cadre du cours de littérature de l’Université Pop’,
Conversation avec Daniel Martin, critique littéraire.
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Accueillie avec ses textes pamphlétaires destinés à la scène édités chez Verticales, Lydie Salvayre n’avait pas encore été invitée ici pour son oeuvre romanesque publiée au Seuil : “La compagnie des spectres” (livre sur lequel on s’attardera à l’Université Pop’), “Les belles âmes”, “Passage à l’ennemie”, “La méthode Mila”. En 1995 “La puissance des mouches” faisait de Blaise Pascal un phare romanesque. Dix ans après, l’auteur s'attaque à Descartes, son contemporain. “Philosopher, c’est apprendre à mourir” car la méthode Descartes est impuissante quand la rage, l’abattement et le remords tournent en boucle. Trop rectiligne la pensée du philosophe n’enseigne pas au disciple à supporter les aléas de la vie. Le narrateur finira par se laisser gagner à la fantaisie de Mila, voyante baroque qui s’exprime par parabole, porte des toasts à la paella, l’embarque dans ses péripéties politiques et dont la philosophie concrète est manière de vivre. “La Méthode Mila” est une réflexion sur la façon dont notre société fait face à la vieillesse, en même temps qu’une attaque en règle de la raison raisonnante.
Lydie Salvayre sait faire s’affronter ses personnages en d’efficaces huis clos. Sa langue, au service de fables vivifiantes, se joue des hiérarchies syntaxiques. Elle déploie ses plus beaux atours - mots recherchés, répétitions solennelles, passés simples et subjonctifs imparfaits - et les mine de l’intérieur par des expressions triviales qui en ruinent l’effet. Pour mieux ragaillardir le lecteur dans les rebondissements ludiques du récit.
“C’est donc en m’inspirant, Monsieur Descartes, de votre exemple, que je vous déclare, bien que la sachant par avance perdue, la guerre.”
Lydie Salvayre “La méthode Mila” |
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