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| RENCONTRES LITTERAIRES |
| EN PARTENARIAT AVEC LA LIBRAIRIE VENT D'OUEST |
| Janvier-juin 2007 |
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Mercredi 10 janvier à 18h30 Au salon de musique |
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Olivia Rosenthal
“Les fantaisies spéculatives de JH le sémite” (Verticales,2005)
Lecture-performance suivie d’un échange avec Eric Pessan.
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L’auteur et le poète se livrent à quelques extravagances à partir de ce texte à l’humour vif : lire, jouer, écouter, parler, se taire, questionner, ne pas donner de réponse... La performance en forme de vrai match de ping-pong devient lieu d’échanges joués. S’élabore alors une réflexion sur l’identité fictive, les liens complexes qui se tissent à l’occasion de la fiction.
Olivia Rosenthal enseigne la littérature à Paris VIII. Elle a publié huit récits aux Editions Verticales et écrit pour le théâtre : “Les félins m’aiment bien” (Actes Sud-Papiers, 2004, m.e.s. au Théâtre G.Philipe par A. Ollivier). Sa langue est claire, précise et rigoureuse. La question du rapport à la communauté est chez elle un leitmotiv.
Le poète Michaël Batalla anime des ateliers d’écriture et dirige la collection poésie des Ed. Le Clou dans le fer. Sa pratique de l’écriture s’appuie sur la notion d’interface et le conduit à des collaborations avec des architectes, des plasticiens. La performance est suivie d’un échange entre les auteurs à propos de la façon dont une œuvre littéraire se nourrit d’activités différentes.
A l’issue de la performance, Eric Pessan proposera à Olivia Rosenthal de dialoguer avec les élèves de l’Université Pop’ à propos de sa pratique artistique.
“Oui, pense J.H., la plage et la mer et les astres se déplacent à vitesse régulière pendant que je lis, de sorte que ma position, bien qu’à peine perceptible comparée à la voie lactée, est très précisément mesurable.” Olivia Rosenthal
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Jeudi 18 janvier à 20h Au salon de musique |
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Arno Bertina
A propos de "Anima Motrix" (Verticales, 2006) et de
“J’ai appris à ne pas rire du démon” (Naïve, coll. Naïve sessions, 2006)
Dialogue animé par Eric Pessan, écrivain.
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“Il écrit pour donner plus d’intensité à la vie dans un appétit de formes romanesques innovantes. Défenseur d’une littérature jubilante, à l’orée du baroque, Arno Bertina trouve dans la matière de la langue l’énergie d’un mouvement perpétuel”.
T.G., Le Matricule des anges, nov-déc 2006
Né en 1975, Arno Bertina a publié “Le dehors ou La migration des truites” et “Appoggio” (Actes Sud, 2001 et 2003), “La déconfite gigantale du sérieux” (Lignes, 2004). Collaborateur de la revue Inculte, pensionnaire de la Villa Médicis en 2005, il nous revient avec deux textes d’inspirations différentes. “Anima Motrix”, qui puise sa source dans le mythe d’Actéon, la fable d’Ovide, met en scène un homme de pouvoir dont l’errance n’a d’égale que l’ampleur de sa métamorphose corporelle, mentale et identitaire. “J’ai appris à ne pas rire du démon” n’est pas comme on pourrait le penser, une biographie de Johnny Cash. Ce roman est une plongée dans l’Amérique profonde du 20ème siècle à travers la figure émouvante, la nature ambiguë et chaotique d’une star 100% US. Paru également en 2006 : “Anastylose, Rome, 13 av. J.-C., 1942” (Fage éditions, 2006, avec B. Gallet, L. Michaux et Y. de Roeck).
“… Où j’avais entr’aperçu, dans le rétroviseur, une plaque immense, dans la roche comme une cimaise : Confino dello stato. Les confins…” Arno Bertina
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Samedi 20 janvier à 18h30 Au salon de musique |
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Antonio Tabucchi
invité par Impressions d’Europe en prolongement des Rencontres Portugaises de novembre
A l’occasion de la sortie de “Au pas de l’oie, Chroniques de nos temps obscurs” (Seuil,2006)
Dialogue animé par Bernard Comment, auteur, scénariste, éditeur.
Echange suivi de la projection du film “Requiem” d’Alain Tanner
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L’écrivain italien Antonio Tabucchi est, avec M-J. de Lancastre, le traducteur de F. Pessoa. Membre du Parlement international des écrivains, chroniqueur, engagé contre S. Berlusconi, il partage son temps entre Florence, Paris et Lisbonne. L’Homme et la question de l’identité mouvante sont au centre de son œuvre. Ses livres ont été traduits dans une vingtaine de langues. On retiendra, chez Christian Bourgois : “Nocturne indien”, 1987 (Prix Médicis étranger, porté à l’écran par A. Corneau); “Requiem”, 1993, où le narrateur qui lit “Le Livre de l’intranquillité” de Pessoa, se trouve transporté dans une Lisbonne déserte et caniculaire ; “Il se fait tard, de plus en plus tard”, 2002 ; au Seuil : “Les Trois derniers jours de Fernando Pessoa”, 1994. Chez Gallimard : “Tristano meurt”, 2004 ; “Petites équivoques sans importance”, 2006 ; “Le Fil de l’horizon” (coll. Folio, 2006)…
Bernard Comment dirige la collection Fictions et Cie au Seuil. Il est auteur de plusieurs romans : “L’ombre de mémoire” ; “Même les oiseaux” ; “Le colloque des bustes”, (Christian Bourgois) ; “Eclats Cubains” (Verticales, 1998) ; “Un poisson hors de l’eau”, (Seuil, 2004)… Traducteur d’Antonio Tabucchi, notamment du très beau “Pereira prétend”, il est aussi scénariste de quatre films écrits avec Alain Tanner dont “Requiem”.
“ J'aime les histoires… Je sais toujours, même si c'est parfois vague, quand une âme ou un personnage est en train de voyager dans l'air et a besoin de moi pour se raconter. Ecouter et raconter, c'est un peu la même chose.” A. Tabucchi
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Jeudi 25 janvier à 20h Dans le salon d'entrée du Hammam |
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Pavel Hak
A propos de “Trans” (Seuil, Coll. fiction et Cie, 2006)
Dialogue avec Lionel Ruffel, essayiste et éditeur.
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Après “Safari” (2001), “Sniper” (2002) et “Lutte à mort” (théâtre, 2004) publiés chez Tristram, le Tchèque Pavel Hak continue d’explorer dans cette Odyssée visionnaire, les violences et mécanismes de domination du monde. “Trans” démarre en cauchemar kafkaïen dans le gel d’un pays d’Orient indéfini, vaste morgue de la survie de laquelle Wu Tse et ses acolytes veulent échapper. D’un enfermement à l’autre, de passeurs en impasses, le personnage armé d’un courage fou parvient à traverser les lignes de démarcation. Après moult péripéties sombres et cruelles, de flux migratoires en dérives sécuritaires, on retrouve le clandestin dans les docks d’un port à la recherche de sa dignité, et de Kwan, rencontrée dans l’exil. Pas de psychologie ici mais la force énergique et rythmée d’une écriture sans ménagement, un style organique regorgeant de métaphores au service de la démonstration. Avec des clins d’œil formels à R. Roussel et à la bande dessinée. Post-exotique ?
Lionel Ruffel, responsable de la collection Chaoïd aux Ed. Verdier, animera le dialogue avec l’écrivain. Il a publié un essai “Le dénouement” (Verdier, 2005) dans lequel il parle de l’œuvre de Pavel Hak.
“ La sortie au bout du corridor : il n’a pas d’autre but. Il remet en marche ses jambes paralysées…” Pavel Hak
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Mercredi 31 janvier à 18h30 Au salon de musique |
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Emmanuel Carrère
A propos de “L'adversaire”(POL, 2000)
Conversation avec Daniel Martin, critique littéraire à La Montagne centre- France,
et à l’émission Tout arrive sur France Culture.
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Fils d’Hélène Carrère d’Encausse, Emmanuel Carrère a écrit une monographie consacrée à Werner Herzog (Edilig, 1982). Ses textes sont édités par les Ed. POL : “Bravoure” (1984), “Le Détroit de Behring” (1986), “Hors d’atteinte” (1988)… Dans les années 90, il est scénariste de téléfilms inspirés d’œuvres littéraires (Léon Morin prêtre, Monsieur Ripois…). En 1998, il co-écrit le scénario de “La Classe de neige” (Prix Femina 1995, adapté au cinéma par C. Miller). Passionné par l’intrusion du fantastique dans la réalité, il construit une œuvre où le plaisir trouble de la fiction renvoie à l’impossibilité d’être. Fasciné par les moments de bascule, il donne au romanesque toute sa puissance d’attraction. L’affaire J-Claude Romand, “héros” malgré lui de son plus célèbre ouvrage “L’Adversaire” (2000, porté à l’écran par Nicole Garcia en 2002), incarne cette tentation constante dans l’univers de l’écrivain, le désir d’être hors d’atteinte. “Je suis vivant et vous êtes morts” (Seuil, 1993) est une sorte de biographie de l’écrivain Philip K. Dick, moteur d’une enquête fictionnelle, entre réalité et fantasme, identité douteuse et besoin de disparaître.
“Que serait une amitié qui se laisserait si facilement convaincre de son erreur ?… Un doute s’était insinué, que rien sinon le temps ne pouvait déraciner. Cela voulait dire que l’enfance leur était volée.” Emmanuel Carrère |
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Jeudi 1er février à 20h Au salon de musique |
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Marie Depussé
Pierre Pachet
Conversation d’auteurs à propos de “Les Morts ne savent rien” (POL, 2006)
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A mi-chemin de la chronique et du récit, “Les Morts ne savent rien” est un texte libre et intuitif. La voix lucide et fluide de Marie Depussé embrasse le cours du temps pour en restituer les sentiments mêlés. De quoi parle-t-elle, avec autant de finesse, cette dame, si vivante, depuis sa cabane qui jouxte le parc de la clinique de La Borde ? De gens et de situations qui toujours semblent chez elle d’une grande simplicité : une promenade tournant à la trahison, le désastre de la mort d’une mère dont on cherche à retrouver la parole perdue, les fous rencontrés dans l’asile. Ces fous amenés au château mythique de La Borde par son ami Jean Oury, qui depuis 1953, avec Félix Guattari, a inventé là une autre manière de thérapie. A 70 ans, elle continue de leur proposer ses initiations à la littérature. Marie Depussé a longtemps enseigné à Paris VII, collaboré aux revues Chimères, Trafic, Lignes, L’Autre Journal, fondé par Michel Butel. Ce texte est son cinquième livre publié chez POL. Il ne faut pas le manquer, il fait un bien fou.
L’écrivain Pierre Pachet, critique littéraire et traducteur (“La République”, de Platon, Gallimard, Folio-Essais, 1993) a notamment publié : chez Gallimard, “De quoi j’ai peur” (essai, 1980), “Nuits étroitement surveillées” (1981) et “La force de dormir” (1988) ; chez d’autres éditeurs : “Loin de Paris, chroniques 2001-2005” (Denoël, 2006), “L’amour dans le temps” (Calmann-Lévy, 2005), “Aux Aguets, essais sur la conscience et l’Histoire” (Nadeau, 2002), “Adieu” (Circé 2001), “L’Œuvre des jours” (Circé, 1999), “Autobiographie de mon père” (Belin, 1987, Ed Autrement, 1994, Poche 2006), “Devant ma mère” (Gallimard, 2007).
“Les gens parlent rarement. Ils font du bruit avec les mots, mais ils parlent rarement.”
Marie Depussé |
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Samedi 3 mars à 18h30 Dans le bar |
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| © Choi Juhyun |
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RDV.BD
CHOI Juhyun
Découverte !
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Artiste coréenne installée en France, Choi Juhyun est traductrice pour la bande dessinée, a participé en tant que dessinatrice à diverses revues, et a signé avec Otto T. “Le mois de janvier” aux Editions Groinge. Choi Juhyun a également auto-édité “Halme”, “La main” et “Les caches”, trois livres rares et précieux dans lesquels elle conte, par petites touches oniriques, ses souvenirs d’enfance.
A l’aide de pochoirs, de dessins et de photographies, elle renoue, d’une manière très personnelle, avec les arts traditionnels de l’estampe et des ombres chinoises. Le résultat est extrêmement troublant, touchant, délicat.
Un univers singulier qui mérite qu’on s’y attarde, et que Choi Juhyun nous invitera à partager, à l’aide entre autres de projections de ses œuvres.
En savoir plus
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Mardi 6 mars à 20h au salon de musique |
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Patrick Bouchain
Claire David
un architecte, un éditeurConstruire autrement, comment faire ?
A propos de “L’Impensé” (nouvelle collection des Ed. Actes sud)
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Septembre 2006. Actes sud lance “L‘impensé”, série de récits portant valeur d’exemple sur la notion de chantier. La réflexion provoquée ici se situe au carrefour entre le citoyen, l’élu, l’architecte. L’artiste y a sa place… Daniel Buren, Gilles Clément, Liliana Motta. Dans la droite ligne de la philosophie inspirant l’action de Patrick Bouchain, constructeur à la démarche singulière et économe, nourrie de lectures et de l’écoute du vivant, la collection propose une autre façon de penser l’acte d’architecte.
En requalifiant des espaces délaissés par l’urbanisme ou l’économie, des constructeurs, artistes, utilisateurs des lieux, journalistes, paysagistes, philosophes…, amenés à travailler ensemble, révèlent les dysfonctionnements et blocages de notre société. Cette série témoigne qu’il est possible de construire autrement. Elle interroge la question de l’impensé, de l’a priori non contrôlé, du délaissé. Interpréter, transformer, transmettre, comment habiter en chantier, comment l’humain décide-t-il du lieu qu’il habite ?
“Je crois au provisoire, à la mobilité des choses, à l’échange. Et je travaille à créer, en architecture, une situation dans laquelle la construction pourra se réaliser d’une autre façon et produire de l’inattendu, donc de l’enchantement …” Patrick Bouchain
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Mercredi 7 mars à 18h30 Au salon de musique |
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Charles juliet
A propos de “Lambeaux” (POL, 1995) et “L’année de l’éveil” (POL, poche coll. j’ai lu, 1989)
Conversation animée par Daniel Martin, critique littéraire
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On lui doit plus de quarante-cinq ouvrages depuis 1973, la plupart publiés chez POL. Des premiers volumes de son journal ou de ses textes poétiques à “L’Année de l’éveil” et à “Lambeaux”, en passant par son théâtre, l’œuvre de Charles Juliet se caractérise, quel que soit le genre, par la présence d'une même quête intérieure, par une constante aimantation autobiographique et une forte tonalité mélancolique. En cela, elle occupe une place singulière dans l'espace littéraire contemporain. “Lambeaux”, inscrit cette année au programme du bac, a été plusieurs fois porté à la scène. Parmi ses derniers textes publiés chez POL : “Au pays du long nuage blanc” (2005, titre emprunté à une légende maorie, ce nouveau titre constitue la suite de son journal), “Cézanne, un grand vivant”, et “L’opulence de la nuit” (2006).
“"Dépouille-toi
Retire de toi tout ce qui
t'encombre
te restreint
Puis abandonne-toi
Entre dans la passivité
l'état où tu connais
la plus haute densité
la plus vaste extension."”
Charles Juliet |
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Du 9 au 11 mars 2007 / entrée libre |
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Les Rencontres de Sophie / Philosophie
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Seront présents, entre autres : Ruwen Ogien, Michel Terestchenko, Jean-Pierre Dupuy, Myriam Revault d’Allonnes, Jean Salem, Abdelwahab Meddeb, Mickaël Stora, Sébastien Genvo, Lucas Belvaux, Paul Ardenne, Gilles Chatenay...
Et aussi Brigitte Labbé pour un atelier philo enfants, un ciné-philo animé par Ollivier Pourriol, le grand débat du samedi co-réalisé avec Philosophie Magazine…
On retrouvera également le petit salon des Rencontres, lieu convivial de la manifestation avec le salon de thé “Ma Saison préférée”, une librairie
philo mise en place par la Librairie Vent d’ouest au lieu unique et des œuvres d’artistes prêtées par le Frac des Pays de la Loire.
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Mercredi 14 mars à 18h30 Au salon de musique |
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Emmanuelle Pireyre
Etude du livre “Comment faire disparaître la terre” (Seuil, 2006)
Lecture par l’auteur et dialogue avec Jean-Claude Pinson, écrivain, professeur d’esthétique (Université de Nantes)
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Après “Congélations et décongélations et autres traitements appliqués aux circonstances” (2000) et “Mes vêtements ne sont pas des draps de lit” (2001, objet d’un DVD), Emmanuelle Pireyre poursuit un travail d’écriture nourri par la pratique de formes mixtes (expositions, diaporamas, conférences fictives).
“Comment faire disparaître la terre” est une radiographie du monde contemporain. Parmi les personnages de Balzac figurait la femme de 30 ans, créature accablée, dont le rôle était des plus difficiles à porter. L’auteur, ayant passé la trentaine, s’aperçoit que tout va bien et décide de mettre à jour cette notion en redéfinissant une femme de 30 ans à l’enthousiasme neuf pour l’existence matérielle comme pour l’étude métaphysique. “Comment faire disparaître la terre ?” est un livre qui pose des questions contemporaines : comment s’évader si on est prisonnier ? Quels sont les critères pour l’achat d’un pull ? pourquoi boire autant de verres d’eau et si peu de verres de vin ? comment s’orienter dans un lotissement de banlieue ? et y répond en compulsant les documents disponibles, du site Internet à la biographie littéraire ou au feuilleton télé. Ce texte hybride, poétique, philosophique et déjanté est une tentative sérieuse et désastreuse de la littérature pour être aussi un manuel pratique.
J-Claude Pinson est auteur de livres de poésie publiés chez Champ Vallon dont : “Fado (avec flocons et fantômes)”, 2001 et “Free Jazz” (Joca Seria, 2004). Parmi ses derniers essais : “Poésie et Philosophie” (dir., avec Pierre Thibaud, CIP Marseille / Farrago, 2000). “Sentimentale et naïve”, (Champ Vallon, 2002). “Hobby et dandy”, (Pleins Feux, 2003). “L’art après le grand art” (Cécile Defaut, 2005).
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Jeudi 15 mars à 20h Au salon de musique |
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Anne Wiazemsky
A propos de “Jeune fille” (Gallimard, collection blanche, déc 2006)
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Anne Wiazemsky, petite-fille de Mauriac, ex-épouse de J-Luc Godard, a joué dans plus d’une quarantaine de films et pièces de théâtre sous la direction de grands réalisateurs et metteurs en scène : Bresson, Pasolini, Godard, Ferreri, Garrel, Téchiné, Tanner, Fassbinder, Novarina,...
“Jeune fille” est la suite d’un projet autobiographique initié avec “Canines” (Prix Goncourt des lycéens 1993) et “Hymne à l’amour” (1996, Prix RTL-Lire, adapté au cinéma en 2003 par J-P. Civeyrac). Elle opère un retour aux sources en abordant l’exil des russes blancs avec “Une poignée de gens” (1998) et “Aux quatre coins du monde” (2001), voyage porteur de sa propre généalogie. “Jeune fille”, roman d’initiation, met en scène les relations de la jeune actrice avec Robert Bresson pour qui elle interprète en 1965 son premier rôle dans “Au hasard Balthazar”. La narration simple, précise, donne à voir tout un jeu d’émotion et de séduction ambiguë entre l’adolescente et son Pygmalion. Un roman qui dévoile les ressorts psychologiques des coulisses de la création et ce qu’ils laissent de traces dans une vie .
“Il ne disait rien, mais il vous faisait répéter jusqu’à ce que ça lui plaise. Et quand ça lui plaisait, il coupait. C’était un homme froid, rigoureux, très sincère, très vrai. Quelquefois il vous faisait reprendre, on ne savait pas pourquoi, mais c’était lui qui avait raison”
Anne Wiazemsky |
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Jeudi 22 mars à 20h Au salon de musique |
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Pierre Jourde
A propos de “L’Heure et l’ombre” (L’esprit des Péninsules, 2006, Prix MILLEPAGES 2006)
Conversation animée par Bruno Blanckeman, universitaire.
En partenariat avec l’ACENER (Prix des lecteurs nantais) et la Bibliothèque municipale de Nantes
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L’heure change sans cesse et ne tombe jamais juste, comme une révélation différée, une impossible coïncidence entre le temps vécu et celui que mesurent les horloges. Les jeux de l’ombre varient à l’infini, comme les reflets mouvants de quelques grands textes sur ce roman d’amour. Pierre Jourde aborde ici un thème déjà à l’œuvre dans ses précédents livres “Pays perdu” et “Festins secrets”, ces lignes de rupture entre ténèbres et lumière, songe et réalité…
“Universitaire et pamphlétaire, Pierre Jourde livre un récit romanesque et mélancolique. Très proustien!”
Baptiste Liger, Lire.
“Le temps disparaît, se met en apesanteur, les personnages mêlent leurs voix, cèdent à la nuit des paroles jamais prononcées…”
Martine Laval, Télérama.
“Ce roman d’amour évite les écueils du genre, la mièvrerie en premier lieu qu’il remplace par une sorte de suspens”.
Thierry Guichard, Le Matricule des anges
Professeur de littérature française à l’université Stendhal Pierre Jourde est auteur d’une vingtaine d’ouvrages - critiques, essais, romans dont, “à L’esprit des Péninsules : La Littérature sans estomac” (2002, Prix de la critique de l’Académie française), “Pays perdu” (Prix génération du roman 2003) et “Festins secrets” (Prix Renaudot des Lycéens, Grand Prix de la S.G.D.L. et Prix Valéry Larbaud 2006).
“Je voulais t’approcher, pour vérifier qu’il s’agissait bien d’une illusion. En même temps, cela m’effrayait. Tu t’es retourné, et l’illusion a disparu.” Pierre Jourde
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Jean-Philippe Toussaint
Rencontre avec Jean-Philippe Toussaint
Dialogue avec Daniel Martin, critique littéraire La Montagne centre-France, l’Express
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jeudi 7 juin / 20h / Salon de musique |
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| François BON |
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| Bernard COMMENT |
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le lieu unique et la librairie Vent d’Ouest invitent deux auteurs et les éditeurs de la nouvelle collection
roman non merci !
Les textes publiés dans la collection déplacements que dirige François Bon , en lien avec Bernard Comment , directeur de la collection Fiction & Cie, sont sollicités auprès d’auteurs découverts via les revues et la création littéraire en ligne dont les éditeurs ont aimé la voix ou l’engagement, les thèmes et la phrase.
Un des objectifs de Déplacements est de porter grande attention aux démarches qui naissent depuis l’univers virtuel pour questionner la littérature, et ouvrir à des démarches neuves. La constante des choix de publication de cette nouvelle collection inaugurée en ce mois de mai sera le refus de la notion de genre.
La conversation des éditeurs et écrivains avec les lecteurs sera précédée de lectures de leurs textes par les auteurs :
Pascale Petit, auteur de Manière d’entrer dans un cercle et d’en sortir dans la nouvelle collection " Déplacements" (Seuil, mai 2007)
Emmanuel Rabu ,auteur de Triphon Tournesol et Isidore Isou dans la collection "Fiction et Cie" (Seuil, mars 2007)
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| Pascal PETIT © D.Chaussois |
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| Emmanuel RABU |
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Pascale PETIT
Ce premier livre édité par déplacements se présente sous la forme de fragments : messages, lettres, journaux du roi, de la reine et du facteur, datés ou non . Il est suivi d’une post-face, clin d’œil à Philippe K Dick, à Jorge Luis Borgès, Antoine Volodine, et à bien d’autres artistes comme Joseph Beuys, Fabrice Hybert, Edouard Boyer, qui signe le questionnement de Pascale Petit sur le rapport de la fiction au réel.
Chez d’autres éditeurs : Paris-Barcelone (recueil de nouvelles) Ed. N&B.1996. La ligne d’horizon (illustrations de Christophe Hamery) Ed. du Rouergue. 1997. (Edition japonaise 1998 + dessin animé allemand). Les habitants des rêves (illustrations de Marie Loiseau), Ed. Grandir. 1999. (Nîmes).
salto solo (contes poétiques/Illustrations de Benoît Jacques) L’Inventaire. 2001. L’homme en question ( der mann, um den es geht ) ,ed. Sisyphos (Cologne, Allemagne. Site Web bilingue français-allemand. www.edition-sisyphos.de). 2002. Monsieur Jones (théâtre). Ecole des Loisirs. 2005. Tom premier (théâtre). Ecole des loisirs. 2005. Tom II (théâtre). Ecole des loisirs. 2006. Tu es un bombardier en piqué surdoué. Collection de la biennale internationale des poètes en Val-de-Marne dirigée par Henri Deluy/ Ed. Bleu du ciel. 2006.
Ses textes et nouvelles ont été publiés dans de nombreuses revues : Nyx (n°13), STOP (n°123,Québec), Trois (Vol 8 - n°2. Vol 10 - n°1 & 2 Vol 11 n°1-2, Québec), Sapriphage (n°26), L’anacoluthe (n° 3, 4, 7, 9, 10-12), contre-vox (n°2), Derrière la salle de bain (juillet 96), Perpendiculaire (Flammarion n°10), Le nouveau reccueil (n°47), R DE RÉEL (Volume 12 -L- ), Action poétique N°177. Sep 2004), etc…
Emmanuel Rabu
Cet écrivain et poète sonore de 36 ans travaille à la jonction de la poésie, de la bande dessinée, de la science-fiction et de la musique.
Et si Tryphon Tournesol, personnage fictif inventé par Hergé, était le précurseur des savants de notre siècle, en ayant inventé le cinéma expérimental, la poésie sonore et d’autres géniales inventions que s’est appropriée Isidore Isou. Tryphon Tournesol & Isidore Isou est un livre qui dresse avec beaucoup d’humour, à travers la confrontation de ces deux figures de savants, le bilan des avant-gardes. Une relecture savoureuse et inédite des aventures de Tintin.
Il a publié Cargo culte, éditions Dernier Télégramme ( avril 2007) . Tryphon Tournesol et Isidore Isou, éditions du Seuil, Fiction et Cie , mars 2007 . Èv-zone, éditions Derrière la Salle de Bains, 2002. moderne faculté des Maîtres, éditions Poésie Express, 2000.
Ses textes figurent aussi dans des revues : En tous lieux nulle part ici (éd. Le bleu du ciel, 2006), Terraformation (éd. eRe, janv. 2005) , Fusées 7 (éd. Carte blanche, 2004), Boxon 15 (printemps-été 2004), Autres territoires ( éd. Farrago, mai 2003), Musica Falsa 16 (automne 2002), in©lassables, (Ventabren Art Contemporain, mars 2002), Il bolletario (été 2002)., Java 21, Quaderno 5 (éd. MeMo, juin 2000).
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