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| Pierre Senges |
A propos de "La Réfutation majeure" (Ed. Verticales)
Lecture par Ronan Cheviller, comédien et auteur.
Rencontre animée par Guenaël Boutouillet, animateur de l’Atelier d’écriture du Manège Scène nationale de La Roche sur Yon. |
| Jeudi 20 janvier à 20H |
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“L’Amérique existe-t-elle vraiment ? Et Christophe Colomb n’a-t-il pas trompé son monde en prétendant l’avoir découverte ? Pierre Senges imagine qu’un mystérieux imposteur fait parvenir à Charles Quint, vers 1520, un mémorandum affirmant que le Nouveau Monde est un leurre, un no man’s land inventé de toutes pièces par les Espagnols, les Portugais ou même les Kabbalistes. S’amusant de ce vertigineux prétexte, il construit un roman-farce dans les couleurs et les styles de l’époque”. (Epok)
La “Réfutation majeure” réunit ainsi tous les livres : le livre d’aventure, la fresque historique, le récit satirique, le livre d’érudition, la somme philosophique, le traité de géographie, l’analyse politique. Cette réunion forme un récit magnifique à la fois profond, drôle, érudit et désinvolte.
“Pierre Senges se livre à un extraordinaire exercice de logique, d’écriture et d’érudition. (…) Poétique, souvent ironique, incisif sans jamais perdre le cap, il nous interroge sur le mensonge, le pourquoi de l’illusion et le comment de l’imagination (…) De quoi peut-on être vraiment sûr ? Qu’est-ce que l’information ? Faut-il privilégier un savoir absolu ou relatif ? Autant de questions parfaitement actuelles que Pierre Senges nous invite à nous poser”. (Télérama). |
Pierre Senges est né en 1968.
Il est l’auteur, aux éditions Verticales, de “Veuves au maquillage” (2000), “Ruines-de-Rome” (2002), “Essais fragiles d’aplomb” (“Collection minimales”, 2002) et en collaboration avec le dessinateur Killoffer, “Géométrie dans la poussière” (2004). |
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| Jean-Paul Dubois |
À propos de "Une Vie française"(Ed. de l’Olivier), Prix Femina 2004.
Rencontre animée par Alain Girard-Daudon (Librairie Vent d’ouest) et Eric Pessan, auteur et journaliste. |
| Jeudi 27 janvier à 20h |
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| “ “Une vie française” est l’histoire de l’infiniment grand et de l’infiniment petit. Dans un jeu de va-et-vient, la vie politique sous la Vè République croise celle d’un antihéros “homme fait de tous les hommes”. Un roman profond et grave, entre humour et tragédie, que l’on traverse le sourire aux lèvres”. (Le Monde des Livres).
Petit-fils de berger pyrénéen, fils d’une correctrice de presse et d’un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d’abord un enfant de la Vè République. L’histoire de sa vie se confond avec celle d’une France qui crut à De Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s’offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir pour se jeter finalement dans les bras de Chirac… Si l’on retrouve la plupart des fondamentaux de Jean-Paul Dubois - dentistes sadiques, femmes dominatrices, trahisons conjugales,sans parler des indispensables tondeuses à gazon - c’est pour mieux se laisser aller dans une construction romanesque qui nous mène au pas de charge dans une traversée du siècle. Après cinq ans de silence, cet admirateur de Raymond Carver et John Updike offre un roman dont le souffle n’a rien à envier aux grandes sagas familiales. |
| Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse où il vit actuellement. Il a obtenu le prix France-télévision pour “Kennedy et moi” (Seuil, 1996). Il est journaliste-reporter au Nouvel Observateur où ont paru la plupart des textes qui composent “L’Amérique m’inquiète” (L’Olivier, 1996), et “Jusque-là tout allait bien en Amérique” (L’Olivier, 2002). Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages. |
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| Sylvie Germain |
| Mercredi 2 février à 18h30 |
| Autour des livres "Le Livre des Nuits" et "Nuit d'Ambre" |
| Rencontre animée par Daniel Martin, critique littéraire à l’Express et à La Montagne-Centre France. |
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Sylvie Germain, d’abord attirée par la peinture et les beaux-arts s’oriente vers la philosophie et suit les cours d’Emmanuel Lévinas à la Sorbonne. Elle parcourt ensuite les pays de l’Est, s’installe pour quelque temps à la direction de l’audiovisuel au ministère de la Culture puis part vivre sept ans à Prague d’où elle signe “Jour de colère” (Prix Femina - 1989) et dont elle reviendra en 1993.
Elle est l’auteur d’une œuvre considérable: 25 titres parus de 1985 à 2004, principalement des romans (”Le Livre des nuits”, “Nuit d’ambre”, “Jours de colère”, etc... jusqu’à” La chanson des mal-aimants” - tous ces titres étant publiés aux éditions Gallimard), mais aussi de nombreux essais (”Vermeer”- Flohic Editions,” Les personnages”- Ed. Gallimard, etc.)
Au-delà de l’apparente diversité des genres, Sylvie Germain crée un univers d’une grande cohérence où se mêlent sacré et merveilleux. L’exode, le souvenir de la Shoah, la souffrance de l’homme et le silence de Dieu inspirent des mots “luisants de pluie, de sang, de boue, poudroyants de lumière”. |
Attention :ouvert en priorité aux personnes inscrites aux cours de l’université Pop’ (entrée libre).Pour les autres, et dans la limite des places disponibles, tarif : 2 euros |
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| Santiago H. Amigorena |
| À propos de "Le Premier amour" |
| Jeudi 3 février à 20h |
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| Après “Une enfance laconique” (1998), “Une jeunesse aphone” (2000), et “Une adolescence taciturne” (2002), Santiago H. Amigorena livre le quatrième volet d’une œuvre autobiographique passionnante. Après la narration de l’exil, l’installation en France, l’initiation à une langue étrangère et le sentiment d’exclusion d’un enfant se refusant à parler, l’auteur nous mène au premier amour. Mais Amigorena se différencie des autres écrivains autobiographes ou auto fictionnels : “alors qu’ils prétendent dire la vérité de leur vie, Amigorena nous dévoile l’impossibilité qu’il y a à la dire. Alors que les autres nous livrent en pâture la chair des faits, Amigorena nous dévoile le squelette de leur perception, de leur narration, comme seule vérité crédible. Quand les autres nous mentent en croyant dire le vrai, Amigorena dit vrai en disant qu’il nous ment”. .
Santiago H. Amigorena est né à Buenos Aires en 1962. Il est également scénariste notamment pour Cédric Klapish (“Le péril jeune”), Laurence Ferreira Barbosa (“Les gens normaux n’ont rien d’exceptionnel”) ou Brigitte Roüan (“Post Coïtum animal triste”). |
“Chez Santiago H. Amigorena, le passé est moins synonyme de souvenir que garant du plaisir et de la lucidité.”
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| François Emmanuel |
| Jeudi 10 février à 20h |
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| A“Le temps n’a pas altéré ses traits. Elle a gardé sa jeunesse à l’identique. Seize ans pourtant ont passé. Années de ravage intérieur, la perte d’un enfant, puis le vide, la démence, l’errance, le rejet. L’internement. Lui non plus n’a pas été épargné; en Afrique, la mort a failli l’emporter. Tous deux se retrouvent, maux enfouis pansés par le souvenir de leurs premières amours partagées. Il dit “je”, s’appelle Hugo. Et dit “tu” à Alice dont la voix a cessé de résonner. “Le vent dans la maison” est une longue missive, un défi au présent, au passé et à son indélébile empreinte. La preuve que les maux ont valeur de remède. Dans cette valse en mineur, le lecteur, étourdi de tant de souffrances, en perd la mesure. Ce n’est que pour mieux saisir l’intime croyance de ces deux êtres meurtris en un bonheur incertain, mais possible. François Emmanuel n’explique ni ne décrit la folie, il l’esquisse, la justifie, la disculpe dans une oeuvre oppressante, magnifique, un hymne à la vie, quel qu’en soit le prix.” (Pauline Perrignon - Télérama) |
François Emmanuel est un touche-à-tout littéraire : d’abord la poésie où il trouve une sorte de consécration en 1984 aux yeux des lecteurs du recueil “Femmes Prodiges” ; le théâtre auquel il se consacre sans compter en adaptant et en mettant en scène diverses pièces et en co-fondant le théâtre du Heurtoir ; le roman et la nouvelle enfin, vers lesquels il n’a cessé d’évoluer depuis la publication de “Retour à Satyah” en 1989.
Ses récentes publications :
“La Lente mue des paysages. Poésie 1982-2003” (Paroles d’Aube, 2001), “Le Sentiment du fleuve” (Stock, 2003), “La Chambre voisine” (Stock, 2001).“Le Vent dans la maison” a reçu le Prix Palette 2004, prix public décerné par les lecteurs de la Librairie Vent d’Ouest.
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| Hélèna Villovitch |
| Jeudi 3 mars à 20h |
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| Hélèna Villovitch n’est pas seulement écrivain. C’est aussi une petite célébrité parisienne. On ne sait jamais à quel degré d’humour elle évolue lorsqu’elle parle. Elle adore raconter ses amis, ses amours, ses aventures désopilantes et parfois navrantes. Pratiquant la peinture, la photo et le cinéma expérimental, elle est un personnage faramineux, excentrique et fantaisiste qui pense que Stéphanie de Monaco et elle ont “des destins parallèles”.
Dans “Je pense à toi tous les jours”, elle nous plonge dans le milieu des jeunes artistes confrontés à la réalité : celle du travail et du matérialisme. “Pat, Dave, et moi” (2000) nous livre ses pérégrinations dans les années 80, tandis que dans “Petites soupes froides” (2003), elle décortique les travers de la vie parisienne.
Avec “Dans la vraie vie” son dernier recueil, Hélèna Villovitch dessine le portrait de groupe d’une génération que le monde de l’entreprise a fini par rattraper. Elle s’attarde sur les visages, les fêlures qui les trahissent. Avec l’humour très particulier qui lui est propre, elle parle du bonheur pour rappeler à quel point il est volatil. |
Elle lira également d’autres textes inédits, occasion pour elle de mettre en espace l’image, de lui donner une épaisseur. Occasion pour nous de découvrir une nouvelle fois qu’en ce début de siècle les artistes croisent les champs artistiques pour notre plus grand plaisir.
Née en 1963, Hélèna Villovitch a suivi des études d’Arts Appliqués à l’Ecole Boulle. De 1991 à 2000 elle travaille avec le groupe d’artistes Le Molokino.
Elle réalise des films expérimentaux et écrit. “Dans la Vraie vie” est son quatrième ouvrage, tous parus aux éditions de L’Olivier. |
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| Tzvetan Todorov |
| Jeudi 10 mars à 20h |
| A propos de “Vivre dans le feu.” Les confessions de Marina Tsvetaeva |
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De la révolution de 1917 à la seconde Guerre Mondiale, le destin de la poétesse russe Marina Tsvetaeva épouse les premières secousses du XXème siècle.
Le paradoxe veut qu’il faudrait presque ici oublier le nom de Tsvetaeva, égérie de Pasternak et Rilke, dont le destin s’acheva par un suicide dans une cabane poussiéreuse de la campagne russe en 1941. Il n’est pas besoin en effet pour être bouleversé par “Vivre dans le feu” de faire partie du cercle des amoureux de Tsvetaeva : il suffit de se laisser entraîner, page après page, dans un des documents les plus émouvants de l’histoire de la littérature mondiale.
Tzvetan Todorov a extrait de dix tomes d’écrits intimes (journaux, carnets, correspondances) la matière d’une véritable autobiographie qui, presque jour après jour, fait de nous les témoins des épreuves et des moments de grâce de Tsvetaeva.
De la tourmente révolutionnaire à l’exil, de la mort de sa fille cadette à la déportation de sa fille aînée vers le Goulag, des milieux de l’émigration russe à la communauté littéraire française, du retour en Union Soviétique à la seconde guerre mondiale, de ses déceptions à ses enthousiasmes amoureux, Marina a tout noté, tout écrit avec une minutie poignante. |
| Todorov organise le récit pour le rendre lisible et donne discrètement les quelques morceaux manquants du puzzle, précisant le contexte historique et littéraire ou les personnages cités. Très vite le lecteur se laisse absorber : l’âme de Marina y vit joyeuse, drôle parfois, implacable, libre, d’une pureté jamais salie par les plus terribles circonstances. “Et ma cendre sera plus chaude que leur vie” écrivait-elle.
Tzvetan Todorov est directeur de recherches au CNRS, critique, historien et philosophe. Il est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels “Mémoire du Mal, tentation du Bien” (Robert Laffont, 2000), “Devoirs et délices, Une vie de passeur” (Seuil, 2002) et “Le nouveau désordre mondial” (Robert Laffont, 2003). |
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| Hélène Cixous |
| Mercredi 16 mars à 18h30 |
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| Une enfance à Oran, une identité culturelle multiforme, la fuite du père lorsqu’elle a onze ans... Les oeuvres de Hélène Cixous sont nécessairement inclassables, mixtes indescriptibles d’autobiographie, d’analyse et de poétique. L’écrire est ainsi “la saisie instantanée des inoubliables”, des événements triviaux et de ceux qui disloquent, qui délogent l’humain de l’ordinaire et qui retomberaient dans l’oubli sans l’écrire : “les mots n’existent pas s’ils ne sont pas événements”.
Hélène Cixous passe son enfance en Algérie. En 1955, elle vient à Paris poursuivre ses études. Elle obtient son agrégation d’anglais en 1962 et entame une thèse sur James Joyce. Après les mouvements de 1968 auxquels elle participe, elle contribue à la création du Centre d'études féminines de l’Université VII où des philosophes comme Gilles Deleuze et Michel Foucault ont leur chaire. A la fois romancière et essayiste, Hélène Cixous, influencée par le structuralisme et la psychanalyse, développe une réflexion sur la féminité, l’ambivalence sexuelle et le corps comme langage de l’inconscient. Auteur de nombreux romans, tel “Dedans” qui est récompensé par le Prix Médicis en 1969, elle ne distingue pas son oeuvre de fiction de ses recherches, l’essentiel étant, pour elle, l’émergence d’une nouvelle écriture féminine. Elle écrit depuis 1984 pour le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine des pièces comme “L’Indiade” ou “Tambours sur la digue”. |
“Je ne me permets jamais d’aller jusque dans les entrailles de l’autre. Tandis que le “moi”, qui n’est pas ‘un’, ni ‘à moi’, mais tant d’autres, est accessible à l’investigation, l’objet le moins verrouillé, du moins dans mon projet”. (Hélène Cixous, in Le Magazine littéraire - “Les écritures du moi”) |
| Attention :ouvert en priorité aux personnes inscrites aux cours de l’université Pop’ (entrée libre).Pour les autres, et dans la limite des places disponibles, tarif : 2 euros |
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| Pascal Quignard |
A propos de "Les paradisiaques, Dernier royaume, IV" et "Sordidissimes, Dernier royaume, V"
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| Jeudi 24 mars à 20h |
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“Les Paradisiaques” et “Sordidissimes” forment un diptyque. D’un côté le lieu enchanté, de l’autre côté l’objet d’épouvante. “Les trois premiers tomes de “Dernier royaume” étaient consacrés à un temps étrange, le jadis. Un temps mystérieux qui s’oppose au passé.
“Les Paradisiaques” - le tome IV de “Dernier royaume” - est consacré à un espace étrange, le paradis. L’espace où le temps mystérieux du jadis jouit est le paradis. C’est le lieu sans faute, humide, doux, perpétuellement printanier. C’est le lieu immobile, irradiant, où a lieu le coup de foudre de l’amour. Dans ce lieu, on ignore tous ceux qu’on avait cru connaître. Dans ce lieu, on reconnaît sur-le-champ celui ou celle qu’on ignore. C’est la définition du coup de foudre. “Les Paradisiaques” contiennent 42 contes sur la reconnaissance impossible de ceux qui se sont aimés.
“Sordidissimes” - le tome V de “Dernier royaume” - est consacré à l’objet sale et sacré, originaire et voilé, malodorant et contagieux, indigne et précieux. A Rome on appelait “sordes” les habits de deuil, qu’on déchirait, qu’on ne lavait pas. “Sordidissimes” rassemble toutes ces reliques, miroboles, jokers, gâteaux apéritifs, la fève des rois, la crête du coq, la bûche de Noël, la laisse de mer, les langues mortes, le nombril, tous les secrets, le silence.”
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| Pascal Quignard est né en 1948 à Verneuil-sur-Avre (France). Il vit à Paris. Il a écrit notamment “Le salon du Wurtemberg”, “Tous les matins du monde”, “Le sexe et l’effroi”aux éditions Gallimard, “Les Petits traités” (tomes I à VIII) aux éditions Maeght, “Rhétorique spéculative” (éd. Calmann-Lévy), et les trois premiers tomes de “Dernier royaume”, “Les ombres errantes” (prix Goncourt 2002), “Sur le jadis”, “Abîmes” aux éditions Grasset. |
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| Hervé Castanet & Alain Merlet |
"Le choix de l'écriture. Artaud - Jouhandeau - Genet - Klossowski"
Rencontre organisée par l’Association de la Cause freudienne, à l’occasion de cette parution aux éditions Himeros / La rumeur des Ages 2004. |
| vendredi 25 mars à 20h |
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Artaud - Jouhandeau - Genet - Klossowski : la mise en série de ces quatre écrivains peut surprendre le spécialiste de littérature et l’amateur de lettres en général. Un bric-à-brac où le lecteur ne retrouverait plus ses marques ? En effet si l’on se rapporte aux enjeux de la littérature, de ses courants, de son histoire, de ses réseaux.
Le titre même de l’ouvrage apporte une réponse explicite : c’est le choix de l’écriture !
Comment pour chacun de ces écrivains le choix de l’écriture et de la littérature s’est-il imposé ? Et si l’écriture est un traitement du réel - un réel loin des formes concrètes de la réalité (biographie par exemple) - comment alors entendre leur choix ? Hervé Castanet et Alain Merlet mettent à l’épreuve cette thèse : l’acte de dire, écrire ou donner à voir fait surgir un réel qui produit justement tel écrivain ou tel poète. L’auteur, qu’un nom propre désigne, est moins la cause que l’effet de son œuvre.
Hervé Castanet est professeur de clinique psychopathologique à l’Université de Nantes. Il a publié notamment “Réel et éthique de la psychanalyse”, “Regard et perversion”, “Le regard à la lettre”, “La manipulation des images - Pierre Klossowski et la peinture”, “La lettre volée. Ne me faites pas dire ce que je n’écris pas, entretiens avec Christian Prigent”. A paraître : “Psychanalyse” (Armand Colin), “Pierre Klossowski, la pantomime des esprits” (Payot-Lausanne), “Homo-analysants” (Le Seuil).
Alain Merlet est enseignant à la section clinique de Bordeaux, psychiatre, ancien chef de clinique assistant des hôpitaux de Strasbourg.
Tous deux sont psychanalystes et membres de l’Ecole de la Cause freudienne.
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| Homme de radio, Alain Veinstein a créé Les Nuits Magnétiques, anime depuis 1985 Du jour au lendemain sur France Culture et produit Surpris par la nuit. Il dirige également les éditions Melville. |
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| Artaud |
Jouhandeau |
Genet |
Klossowski |
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| Jeunes dessinateurs |
Le samedi 15 janvier à 17h
Au bar |
“Qui a connu le feu / Who has known fire”
Yvan ALAGBE et Olivier BRAMANTI (éd. Frémok ) |
| Lecture par Yvan Alagbé sur des images d'Olivier Bramanti, suivie d’une rencontre avec les auteurs animée par Henri Landré et Perrine Brillon de la radio Jet FM, puis d’une dédicace autour d’un verre à la librairie. |
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La librairie Vent d’Ouest au lieu unique poursuit
ses rendez-vous trimestriels avec de jeunes dessinateurs de BD.
Après les éditions Les Requins Marteaux en octobre dernier, les Editions du Frémok, déjà présentes lors de la dernière édition du Festival LE LIVRE & L’ART, reviennent au lieu unique à l’occasion de la sortie de “Qui a connu le feu / Who has known fire”.
En 1580, le jeune roi Dom Sebastiao entraîne la noblesse portugaise au Maroc dans une expédition contre les “Infidèles” qui va se révéler un désastre. Depuis, certains attendent son retour… Trois siècles après cette disparition, Béhanzin, dernier roi du Bénin, est défait et déporté par les Français. Voilà les deux souverains compagnons d'exil, au coeur de terres de nulle part, Martinique ou Guadeloupe, Haïti ou Cuba. Béhanzin s'adresse à son illustre compagnon, messie invisible des temps nouveaux… |
| Dessinateur et éditeur au Frémok, Yvan Alagbé, signe avec le peintre dessinateur Olivier Bramanti un texte envoûtant, emprunt d’imaginaire et d’histoire revisitée. Des pinceaux de Bramanti surgissent la légende et l’épopée pour mieux aider à saisir les questionnements contemporains. Une œuvre métisse qui confronte l’héritage du Christianisme et des Lumières, de l’esclavage et des colonies, à la recherche, peut-être, de nouvelles utopies.
Cette rencontre sera rediffusée sur Jet FM 91.2 le mercredi 19 janvier à 18h dans l’émission “En public”. |
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