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RENCONTRES LITTERAIRES
Les auteurs invités en lien avec la librairie Vent d'ouest / Entrée libre
 

Comme la saison passée, le Livre LU se donne le temps de lire pour faire partager ses coups de coeur.
Voici les premiers rendez-vous :

  Vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 novembre / Entrée libre
 
 

Impressions d’Europe
RENCONTRES LITTÉRAIRES NORDIQUES
SUÈDE, FINLANDE, GROENLAND

À l’heure où, en 2009, sera célébré l’anniversaire du bicentenaire de la séparation entre la Finlande et la Suède, où ce dernier pays prend la présidence de l’Union européenne et où le Groenland vient de voir son autonomie élargie, Impressions d’Europe mettra à l’honneur, après le Danemark, l’Islande et la Norvège en 2007, la littérature et la culture de ces trois pays.

Retour vers le Grand Nord donc, avec les plus grands écrivains de Suède, de Finlande et du Groenland. La soirée d’ouverture s’articulera autour d’August Strindberg et Ingmar Bergman, avec Elena Balzamo, traductrice, Sylviane Agacinski et Marc-Vincent Howlett, tous deux philosophes qui viendront expliquer comment ces deux grandes figures suédoises ont traité le “Drame des sexes et de l’amour”.
Parmi les écrivains présents on peut citer : Jørn Riel, l’un des plus talentueux écrivains suédois actuels, Björn Larsson, ainsi que les romancières Riika Ala-Harja, Christine Falkenland ou Rosa Liksom qui ne manqueront pas de nous dire comment elles situent le nouveau rôle de la femme dans les sociétés suédoise et finlandaise. Il faudra compter aussi avec les écrivains finlandais Kari Hotakainen et Jari Tervo, à l’humour cinglant et glacial.
Depuis l’immense succès de la trilogie Millenium de Stieg Larsson, la littérature policière nordique est à la mode. Karin Alvtegen, Leena Lehtolainen, Håkan Nesser et Johan Theorin nous emmèneront au coeur de leurs intrigues dans les méandres d’Helsinki ou de Stockholm.

Une librairie nordique animée par la librairie Vent d’Ouest au lieu unique, des films et des expositions (vidéo, photographie, illustrations, BD) complèteront ces nouvelles Rencontres littéraires nordiques.
Renseignements : Impressions d'Europe : 02 40 12 42 37 / http://www.impressionsdeurope.com/

Téléchargez le programme détaillé en .pdf

  Mercredi 18 novembre à 20h / Entrée libre
 
 

Lecture
par Hubert Colas de son ouvrage “Le Livre d’or de Jan”,
accompagné du chanteur et compositeur Oh! Tiger Mountain

“Le Livre d’or de Jan” donne à entendre une multiplicité de points de vue, ceux des amis d’un artiste disparu, des paroles périphériques qui dessinent le personnage, racontent des bribes de sa personnalité, façonnent son caractère.
A travers ces récits, ces retrouvailles autour de l’être absent, “Le Livre d’or de Jan” érige un manuel d’instants, d’intuitions ou comment essayer de s’approcher toujours au plus près de ce que nous sommes, de ce que nous vivons, de ce que les autres vivent.
Le spectacle “Le Livre d’or de Jan” a été créé au festival d’Avignon 2009.
 
Oh! Tiger Mountain (alias Mathieu Poulain), c’est avant tout une voix et des compositions simples et efficaces au-dessus desquelles planent les spectres bienveillants de Leonard Cohen, Nick Drake ou Roy Orbison. Après quatre ans à chanter et jouer de la guitare dans un groupe indie rock, il décide de chanter seul et garde sa guitare Telecaster.
 
Auteur, metteur en scène et scénographe, Hubert Colas présente cette saison au lieu unique deux spectacles :  du 1er au 5 décembre, “Chto Trilogie” de Sonia Chiambretto et du 24 au 26 mars, “Face au mur”, de Martin Crimp. Il a également créé le festival actOral dont nous accueillons la 9ème édition du 10 au 12 décembre.

En écoute : “Do Without” / Oh! Tiger Mountain
  Mercredi 25 novembre à 20h / Entrée libre
 
 

Rencontre avec Michel Butor
Avec Bénédicte Gorrillot, maître de conférences en littérature française contemporaine à l’université de Valenciennes, et Catherine Flohic (éditions Argol) qui vient d’éditer un livre d’entretiens entre Michel Butor et Roger-Michel Allemand (Collection Les Singuliers, avril 2009)

En avant-première d’un cycle de l’université Pop’ littérature qui lui sera consacré la saison prochaine (2010-2011), nous avons l’heureuse opportunité d’inviter Michel Butor.

« L'œuvre de Michel Butor est une des plus importantes de notre temps, tant par son volume que par sa qualité, reconnue dans le monde entier, entrée dans ce que les universités anglo-saxonnes appellent le « canon » : les écrivains majeurs. »
Michel Butor, né en 1926, vit à Lucinges, un village de Haute-Savoie. Il a poursuivi une carrière universitaire aux Etats-Unis, en France, puis à Genève, jusqu’à sa retraite en 1991. Il est l’auteur d’un grand nombre de livres fondamentaux, tel « La Modification » (Minuit, 1957), qui en fait l’une des figures de proue du nouveau roman. En 2006, il a commencé la publication de ses œuvres complètes en quatorze volumes aux éditions La Différence.

  Mercredi 13 janvier à 20h / Entrée libre
© Gallimard
 

Rencontre avec Yannick Haenel

à propos de “Jan Karski” (Gallimard, coll. L’Infini, 2009) – Prix Interallié 2009
En dialogue avec Nathalie Crom, critique littéraire

Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu’il dise aux Alliés ce qu’il a vu, et qu’il les prévienne que les Juifs d’Europe sont en train d’être exterminés.
Jan Karski traverse l’Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Roosevelt en Amérique.
Trente-cinq ans plus tard, il raconte sa mission de l’époque dans Shoah, le grand film de Claude Lanzmann.
Mais pourquoi les Alliés ont-ils laissé faire l’extermination des Juifs d’Europe ?
Ce livre, avec les moyens du documentaire, puis de la fiction, raconte la vie de cet aventurier qui fut aussi un Juste.
 
« Réflexion sur le mal qui a contaminé l’humanité, Jan Karski est aussi l’histoire d’une terrible solitude et d’une injustice ». (La Quinzaine Littéraire)


Yannick Haenel a fondé et co-anime la revue Ligne de risque depuis 1997. Il a publié plusieurs romans : Les Petits Soldats (La Table ronde 1996) repris dans “La Petite Vermillon” (2004), “Introduction à la mort française” (Gallimard 2001), “Évoluer parmi les avalanches” (Gallimard 2003), “À mon seul désir” (Argol 2005) et “Cercle” (Gallimard 2007) qui a obtenu le prix Décembre 2007. Il a co-dirigé deux volumes d'entretiens : Ligne de risque et Poker,
entretiens avec Philippe Sollers (Gallimard 2005).
 
Nathalie Crom est journaliste, responsable des pages littéraires de Télérama. Elle collabore également à la Revue des Deux Mondes et à l'émission Jeux d'épreuves, sur France Culture.

Lire la critique de Nathalie Crom dans Télérama

Ecouter la rencontre entre Yannick Haenel et Jean-Pierre Ferrini le 14 octobre au Petit Palais


Yannick Haenel s'entretient avec Sylvain Bourmeau (Mediapart) ŕ l'occasion de la parution de son livre "Jan Karski"

  Mercredi 27 janvier à 20h / Entrée libre
© Anabelle d’Huart
 

Rencontre avec Marc Cholodenko
autour de son œuvre

En dialogue avec Patrick Kéchichian, critique littéraire
En partenariat avec la Maison de la Poésie de Nantes
Lecture par Marc Cholodenko d’un choix de ses textes le jeudi 28 janvier à 19h30 au Pannonica.


Marc Cholodenko a publié une quinzaine de livres (romans et poèmes), principalement aux éditions P.O.L. Parmi ceux-ci : Filet” (2009), “Taudis/Autels” (2008), “Glossaire” (2007), “Thierry” (2006)...
En 1989, une longue collaboration débute avec le réalisateur Philippe Garrel lorsqu’il écrit le scénario du film “Les baisers de secours”.
« Ce formidable écrivain semble avoir acquis un statut pour le moins original, et pas forcément confortable : être au purgatoire de son vivant. Poète à scandale et à succès du “Roi des fées” ou prodige proustien des “États du désert”, Cholodenko fut dans les années soixante-dix un astre élégant, radical, d'une beauté sûre de son fait. Il n'a rien perdu de cette lumière, même si l'époque, dirait-on, lui préfère des néons plus criards. » (Fabrice Gabriel, Les Inrockuptibles).

  Mercredi 10 février à 20 h / Entrée libre
Kéthévane Davrichewy © Dorothée Lindon & Sabine Wespieser © Jacques Leenhardt
 

Rencontre avec un auteur et un éditeur :

Kéthévane Davrichewy, à propos de « La Mer noire » (Sabine Wespieser éditeur, 2010)
& Sabine Wespieser, éditrice
Echange avec Gérard Meudal, collaborateur au Monde des livres


En ce jour d’anniversaire, la première pensée de Tamouna est pour Tamaz. Cet homme, qu’elle a rencontré l’été de ses quinze ans à Batoumi et qu’au fil des années elle n’a cessé d’attendre, s’est annoncé à la fête qui se prépare. Dans un demi-sommeil, la vieille dame se souvient de leurs amours timides et éblouies, très vite interrompues par le départ précipité de la famille, contrainte de fuir devant les bolcheviques. Tout aussi brutalement que de ses grands-parents et de son univers, la jeune fille a été coupée de son amour de jeunesse. Sa vie peu à peu s’est construite à Paris, parmi la communauté des exilés géorgiens. Quand Tamaz finit par reparaître, alors que les frontières du pays natal sont hermétiquement closes, leurs vies se sont dessinées autrement.
 
Dans une narration habilement tissée, l’image de la doyenne que Tamouna est devenue se superpose à celle de la jeune fille exilée. Et c’est toute la force de ce roman que de peindre avec une remarquable élégance et sans le moindre pathos le portrait d’une femme toujours habitée par la joie et le désir malgré les deuils et les déchirements de l’histoire.
 
Kéthévane Davrichewy est née à Paris en 1965 dans une famille géorgienne. Après avoir publié de nombreux ouvrages pour la jeunesse et un premier roman en 2004 (« Tout ira bien », Arléa), elle a puisé dans la mémoire familiale et l’expérience de l’exil vécue par ses grands-parents la matière de « La Mer noire ».
 
Sabine Wespieser a fondé en 2001 avec Jacques Leenhardt une maison d’édition, Sabine Wespieser éditeur, où paraissent des textes de fiction française et étrangère. Axant sa politique éditoriale sur la construction d’un catalogue, Sabine Wespieser désire publier peu et privilégier une politique d’auteurs. La maison compte plus de soixante titres pour une quarantaine d’écrivains. Parmi ceux-ci : Michèle Lesbre, Duong Thu Huong, Zahia Rahmani, Catherine Mavrikakis, Nuala O’Faolain...

Gérard Meudal est collaborateur au Monde des livres et traducteur.

Lire la critique de Marine Landrot dans Télérama

  Mercredi 24 mars à 20h / Entrée libre
© Juan Angel Jeannet Arce
 

Rencontre avec Frédéric-Yves Jeannet autour de son œuvre
Dialogue avec Sébastien Rongier , auteur et critique littéraire (remue.net) et Catherine Flohic (éd. Argol) A l’occasion de la parution de son dernier livre, « Osselets » et de la réédition de « Cyclone », tous deux aux éditions Argol

Singulière, inclassable, l’entreprise de Frédéric-Yves Jeannet est à l’image de sa vie : après avoir quitté la France il y a plus de trente ans pour fuir une enfance marquée par la disparition de son père, en quête de la « liberté libre » rimbaldienne et d’une terre d’asile qu’il a fini par trouver au Mexique, il a tenté obstinément, à travers maintes dépossessions, de mener à bien la recomposition de son monde en se réconciliant avec ce passé. Il élabore à cet effet de vastes structures hybrides, cosmopolites, musicales, dans lesquelles se métissent en une seule trame des genres multiples. L’élaboration de ses livres se construit lentement, depuis les premières notes griffonnées sur un carnet, sans cesse reprises, raturées, réécrites, jusqu’aux amples cadences finales des rares volumes qu’il a laissé paraître et qui constituent un édifice romanesque unique en son genre.
Parmi ses ouvrages : « Si loin de nulle part » (1985), « Cyclone » (Castor astral, 1997), « Charité » (Flammarion, 2000),  « Recouvrance » (Flammarion, 2007), ou encore des livres d’entretien : « L’écriture comme un couteau », avec Annie Ernaux (Stock, 2003), » Rencontre terrestre », avec Hélène Cixous (Galilée, 2005), « Frédéric-Yves Jeannet/rencontre avec Robert Guyon » (Argol, 2006).
 
Sébastien Rongier, auteur d’essais et de fictions, participe à la vie du site littéraire remue.net et collabore à diverses revues.

En février 2005, Catherine Flohic a créé sa nouvelle maison d'éditions, Argol. Aujourd'hui, son projet éditorial s'est affirmé, et collections et livres publiés marquent l'identité originale d'Argol éditions.
Littérature, poésie et art. Argol éditions recherche de nouveaux espaces de création, et provoque croisements, correspondances, rencontres entre l'écriture et l'image dans tous les champs de la littérature et de l'art.

  Mercredi 7 avril à 20h / Entrée libre
© Patrice Normand
 

Rencontre avec Thierry Hesse

à propos de « Démon » (Editions de l’Olivier, 2009)
Dialogue avec Jean-Baptiste Harang, critique littéraire

Quelles furent les dernières pensées de Franz et Elena ? C’est la question qui obsède Pierre, après que son père, Lev Rotko, lui a raconté un soir de novembre 2001 ce qu’il lui avait obstinément caché durant des années : le destin de ses parents, Franz et Elena, des Juifs russes assassinés par les nazis, son exil en 1953, et tous les malheurs communs aux êtres pris dans la tourmente de la guerre. Pour Pierre, cette révélation est comme une déflagration : la guerre, qu’il connaît bien pour avoir sillonné, en tant que grand reporter, l'Afrique de l'Ouest, fait cette fois effraction dans son histoire intime. Il veut vraiment connaître Franz et Elena ? Alors il lui faut éprouver la vie avec la peur, la vie avec la mort. Du jour au lendemain, Pierre part pour Grozny, qui se révèle tragiquement parfaite pour faire l’expérience de l’abandon. Et Démon est le roman de cette expérience.
 
Dans ce livre au souffle épique défilent tour à tour le massacre des Juifs d’Ukraine, la mort de Staline, l’attaque des Twin Towers vue par Poutine, un attentat meurtrier dans un théâtre de Moscou. Thierry Hesse transforme notre actualité en histoires. En mettant en scène des dizaines de personnages, de lieux, d’époques, il nous prouve qu’il sait aussi transformer notre Histoire en roman, comme avant lui Tolstoï ou Vassili Grossman.
 
Thierry Hesse a publié deux romans aux éditions Champ Vallon, « Le cimetière américain », en 2003 (prix Robert Walser), et « Jura », en 2005, qui ont tous deux été très remarqués par la critique.
 
Jean-Baptiste Harang est journaliste, critique littéraire. Il est l'auteur, entre autres, chez Grasset de Théodore disparaît (1998), La chambre de la Stella (2006, prix du Livre Inter).   

  Mercredi 12 mai à 20 h / Entrée libre
© Patrice Normand– Temps machine
 

Rencontre avec Florence Aubenas

à propos de « Le quai de Ouistreham » (Editions de l’Olivier, 2010)

Comment vit-on en France, aujourd’hui, quand on a un revenu inférieur au Smic - voire pas de revenu du tout ? Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant six mois dans la France de tout en bas. Embauchée d’abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les emplois précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l’exploitation maximale et la solidarité active. Où les lieux de rencontre sont le Pôle emploi et l’hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.
Document exceptionnel sur des Français invisibles, ce livre est aussi une extraordinaire galerie de portraits, un récit où la condition humaine se dévoile dans toute sa nudité. Comme le classique « Dans la dèche à Paris et à Londres » (George Orwell), « Le quai de Ouistreham » devrait faire date dans l’histoire du journalisme.

Florence Aubenas, journaliste, a fait la plus grande partie de sa carrière à Libération, qu’elle a quitté lors du départ de Serge July. Après son retour de captivité en Irak, elle a publié « La Méprise - L’affaire d’Outreau » (Seuil, 2005). Elle a été nommée présidente de l’Observatoire international des prisons en 2009.