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Rencontre autour de l’oeuvre de Wang Bing
Samedi 29 novembre à 16h30 / Entrée libre
Rencontre-dialogue avec Dominique Païni, penseur et passeur de cinéma, ex-directeur de la Cinémathèque française et du département “Cinéma-paroles-spectacles” du Centre Georges Pompidou.
Cette rencontre sera suivie d’une dégustation de thés.
Avec la projection en salles des 38 films ayant reçu la Montgolfière d’Or depuis 1979, le Festival des 3 Continents fête cette année sa 30è édition et propose à cette occasion un regard nostalgique vers son passé…
Mais pour cet anniversaire, le festival souhaite également se tourner délibérément vers le présent du cinéma et vers l’avenir de ses images : il décide ainsi d’explorer de nouveaux champs visuels, de donner à voir le contemporain et l’inattendu, d’exposer tout autant l’image que l’artiste qui la conçoit, le vidéaste qui lui donne vie.
Et ce, dans un lieu tout à la fois unique et différent de la salle de projection traditionnelle, un lieu qui invite le spectateur à la libre déambulation visuelle et à la curiosité artistique. Le lieu unique, pour la première fois cette année, accueille avec plaisir le Festival des 3 Continents pendant toute la durée de l’événement.
Le festival des 3 continents et le lieu unique proposent un voyage vers l’autre et l’ailleurs, le temps d’images furtives, étranges ou étrangères, le temps du festival.
C’est dans le champ présent du cinéma et de l’art que le festival des 3 continents poursuit, dans la continuité de la collaboration avec l’artiste libanais Akram Zaatari au Cinématographe en 2007, un travail de découverte d’œuvres vidéo et d’installations.
Tourné dans une exploitation pétrolifère du désert de Gobi, « Crude Oil » (2008) de Wang Bing, plonge durant quatorze heures le spectateur dans une expérience où temps réel et temps cinématographique sont en permanence renvoyés l’un à l’autre pour être mieux confondus.
A la suite d’« A l’ouest des rails » (Montgolfière d’or Documentaire du Festival des 3 Continents en 2003, unanimement salué à travers le monde) le cinéaste donne une toute autre manière de réaliser selon le bon mot de Jean-Luc Godard, que le cinéma (ici la vidéo) constitue probablement le dernier des transports en commun, ce médium qui en se mettant dans le temps de ce qu’il filme rapproche les spectateurs de ces vies, ces temps et ces espaces qui ne sont pas les siens.
Pour la première fois cette année, le lieu unique ouvre ses portes au festival des 3 continents. Dans ce lieu tout à la fois unique et différent de la salle de projection traditionnelle, le spectateur est invité à une libre déambulation, à la curiosité artistique, à l’exploration de nouveaux champs visuels. L’idée est de donner à voir le contemporain et l’inattendu et de créer une occasion d’exposer tout autant l’image que l’artiste qui la conçoit.
Programmation détaillée sur www.3continents.com
Depuis une quinzaine d’années, l’arrivée du numérique a amplifié les appropriations anarchiques et très libres du média vidéographique favorisant les glissements entre le domaine de la création vidéo et celui du cinéma. Les artistes s’invitent en salle pendant que le cinéma s’expose, est revisité par des mises en espace muséographique. Les musées commandent des films à des cinéastes et les festivals de cinéma s’ouvrent inévitablement à une poussée active sur le terrain documentaire de la création contemporaine. Ces décloisonnements et circulations ouvrent une possibilité inédite et stimulante de tisser des liens, d’introduire du dialogue entre les oeuvres, d’interroger plus à fond le statut et les singularités de représentations qui nous regardent autant qu’elles nous invitent à voir.
C’est au carrefour de ces interférences et correspondances (où pointe un enjeu particulier et fondamental autour du document : trace, expérience, témoignage, information, pivot, motif ou défi de la fiction) dans le champ présent du cinéma et de l’art que le Festival des 3 Continents poursuit, dans la continuité du travail mené en collaboration avec l’artiste libanais Akram Zaatari au Cinématographe en 2007, un travail de découverte d’oeuvres vidéo et installations qui alimentent en retour notre attention à l’actualité des formes cinématographiques.
Jérôme Baron, programmateur
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