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A noter : quelques modifications dans le programme...
• Samedi 14 mars dans l'abécédaire :
16h20 : I comme Ineffaçable par Robin Lecoq (remplace I comme Insupportable par Jérôme Vidal)
La lettre J et la lettre M sont permutées :
16h45 : M comme (La) Mort dans l'âme par Evelyne Guillemeau
18h00 : J comme Joie par Jean-Claude Pinson
• Samedi 14 mars 18h30-20h
Pour le débat « Qu’est-ce que mourir dans la dignité ? » avec Jacques Ricot, Henri Caillavet est remplacé par Alain Gérard
Alain GÉRARD est délégué de Loire-Atlantique de l’association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Le principal objectif de l’ADMD demeure que chacun puisse, à sa stricte demande, bénéficier d’une mort consentie, sereine et digne, la dignité étant une convenance envers soi dont chacun est seul juge. Cette demande d’aide à mourir doit être évidemment libre, consciente, réitérée et révocable à tout moment, parce qu’il s’agit d’une liberté dont chacun usera ou n’usera pas.
• Dimanche 15 mars 11h30-13h00 :
La conférence « L’insupportable » par Jérôme Vidal est remplacée par
« La mise en scène coloniale ou l'institution de la mort sous la figure de la vie » par Sidi Mohammed Barkat
La situation inédite qui caractérise l’Algérie coloniale nous instruit en profondeur de la manière dont se construit la figure de l'étranger de l’intérieur dans l’État moderne. Un mur invisible y est dressé entre les populations. Ce mur n’a pas pour objectif d’exclure les colonisés, mais de les enfermer dans leur corps. Il maintient à distance des colonisés dont les corps demeurent sur le territoire. Cette façon de faire se confond avec la fabrication, apparemment compatible avec les principes au fondement des institutions, d’une nouvelle figure de la mort.
Sidi Mohammed Barkat est chargé d’enseignement au CEP Ergonomie et Écologie Humaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié “Le Corps d’exception. Les artifices du pouvoir colonial et la destruction de la vie” (Amsterdam, 2005), « L’évaluation, le travail et la vie », dans Évaluation du travail, travail d’évaluation (Octarès, 2008), « Octobre/novembre 2005. Les feux élémentaires », dans La Rosa di Nessuno, revue franco-italienne de philosophie (2008), « La déraison dans l’État de droit », revue Aspects (2008), « L’indigène : une présence sans existence », dans L’étranger et le différent dans l’actualité du lien social (Pleins Feux, 2007) et revue Lignes (2008), « Migration, colonisation, corps d’exception » dans Mondialisation, migration et droits de l’homme (Bruyant Vol. I, 2007).
Les Rencontres de Sophie se déroulent cette année du vendredi 13 au dimanche 15 mars autour du thème Vivre et mourir. Guillaume Durand, président de l’association Philosophia organisatrice du festival en partenariat avec le lieu unique, nous éclaire sur cette nouvelle édition.
« Vivre et mourir », le thème que vous avez choisi pourrait paraître un peu morbide. Pourquoi la mort ?
Si on revient aux grands classiques, à l’Antiquité, « Philosopher, c’est apprendre à mourir ». L’angoisse devant la mort est un invariant universel qui nous empêche de vivre. Elle est responsable de nos maux, des guerres, des comportements de recherche perpétuelle de richesses, de fuite du temps…
Il faut en fait apprivoiser la mort pour réussir à donner un sens à notre existence. Tant qu’on n’arrive pas à donner du sens à sa mort, on n’arrive pas vraiment à vivre.
« Vivre et mourir » parce qu’on ne peut pas penser l’un sans l’autre…
Dans la philosophie, on a toujours pensé la mort dans son lien à la vie. Mourir fait partie intégrante de tous les champs de l’existence. Par exemple, les questions écologiques qui se posent actuellement, ce sont bien des questions de survie, de conditions d’existence… Elles se situent bien dans le « Vivre et mourir ».
Sylviane Agacinski, Vincent Dieutre, André Klarsfeld sont parmi les personnalités qui vont s’exprimer et débattre autour de ce thème. Comment choisissez-vous ces intervenants ?
On cherche toujours une personne, que ce soit en philosophie, en urbanisme, en ethnologie…, qui a écrit sur le sujet qu’on veut traiter et qui est accessible, c’est-à-dire qui réponde à notre désir de compréhension du grand public. On rejette l’élitisme et on s’appuie sur la pertinence de ses recherches et de ses écrits sur le thème.
C’est la neuvième édition de ce festival. Que vous apporte le fait d’être au lieu unique ?
Pour une fois ce sont les universitaires qui viennent dans la cité et non pas à l’université !
Et cela nous permet de toucher un public plus large, ce que l’on essaye d’accentuer par le travail avec le public scolaire.
Puis avec le lieu unique, nous avons aujourd’hui une vraie complicité sur la programmation.
Si “vivre et mourir” semble aller de soi comme étant dans l’ordre naturel des choses, la culture des hommes témoigne qu’ils s’interrogent constamment, depuis les temps les plus reculés, sur le sens même de la vie et de la mort, en se demandant notamment “Pourquoi vivre si c’est pour mourir ?” La question devient d’autant plus lancinante aujourd’hui que “les grands récits” justificateurs (religieux, historiques, esthétiques, politiques et même techniques et scientifiques) ont perdu de leur crédibilité auprès d’individus inquiets, livrés au marché des “nouvelles spiritualités” sans cesse alimenté par nos sociétés désenchantées.
La philosophie ne doit-elle pas alors se pencher à nouveau sur les raisons que nous pouvons avoir de vivre et de mourir, ne serait-ce que pour savoir si elle peut encore nous y aider ?
C’est ce que proposera au public cette nouvelle édition des Rencontres de Sophie, lors de conférences et débats, d’un abécédaire, de projections de films et de propositions artistiques.
Trois jours de projections de vidéos autour du thème Vivre et mourir
Une programmation le lieu unique, association MIRE
6 films :
Une mort programmée : l’histoire vraie d’un monde parallèle de Peter
Friedman et Jean-François Brunet (71 min)
Window water baby moving de Stan Brakhage (12 min)
Derniers mots, ma sœur Joke de Johan van der Keuken (52 min)
Derniers mots de Stijn van Santen (30 min)
Enfantement de Victor Erice (10 min)
Naissance et maternité de Naomi Kawase (40 min)
Les accords d’Alba de Vincent Dieutre (24 min)
Vendredi 13 :
17h40 à 19h : Window water + Enfantement + Derniers mots, ma sœur Joke
19h30 à 21h00 : Window water + Enfantement + Une mort programmée
Samedi 14 :
15h à 16h30 : Window water + Enfantement + Une mort programmée
17h30 à 18h40 : Derniers mots + Naissance et maternité
19h : Les accords d’Alba + discussion avec Vincent Dieutre
20h à 21h20 : Window water + Enfantement + Derniers mots, ma sœur Joke
Dimanche 15 :
15h à 16h10 : Derniers mots + Naissance et maternité
16h15 : Les accords d’Alba + discussion avec Vincent Dieutre
17h à 18h30 : Une mort programmée + Window water + Enfantement
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