Un après-midi en compagnie de Pierre Creton

cinéma documentaire : Doc à LU

Projection de deux films, suivie d’une discussion avec le réalisateur animée par la librairie Les Bien-aimés / cycle de rencontres sur la question animale

à 15h, Secteur 545 de Pierre Creton (France, 2005, 1h45)

Le « secteur 545 » désigne dans le pays de Caux les limites dans lesquelles Pierre Creton, peseur au contrôle laitier, exerce son activité auprès des éleveurs qui en font la demande. Au fil de ces rendez-vous réguliers, des relations se nouent et Pierre Creton se risque à poser certaines questions, particulièrement celle-ci : « Entre l’homme et l’animal, quelle différence ? » La première surprise passée, les éleveurs se prêtent au jeu. L’inattendu des réponses, conjugué au regard de Pierre Creton nous fait partager, entre autres choses tout aussi inattendues, un moment d’humanité.
« Les films de Pierre Creton existent dans une réelle indépendance, loin des contingences citadines. Secteur 545 est un film qui appartient au quotidien de Pierre. (…) C’est avec une discrétion emplie de grâce que Secteur 545 pose la question du lien de l’art et de la vie. De la vie dans un monde d’apparence rude et d’une sensibilité à fleur de peau ». (Ariane Doublet, réalisatrice)

à 17h30, Va, Toto ! de Pierre Creton (France, 2017, 1h38)

« Toto est un marcassin accueilli par Madeleine. La bête va grandir, dans les cœurs, mais sur ses pattes aussi. Vincent affectionne les singes, dont il part retrouver les facéties en Inde. Et le pauvre Joseph souffre de cauchemars causés par la machine artificielle à respirer qu’il est contraint d’utiliser. C’est Pierre qui se trouve à nouer toutes ces aventures, dans une veine autobiographique teintée de fantastique, avec l’affection et l’amour portés aux êtres, humains et animaux confondus. » (Jean-Pierre Rehm)
« Va, Toto ! est un film infiniment singulier, un film serein sur les rapports entre le réel et l’imaginaire, un film extrêmement tendre sur l’amour, charnel aussi, sur les liens entre tous les êtres vivants. Sans envolées lyriques d’aucune sorte, au ras-du-sol, avec un brin de folie particulièrement réjouissant, une confiance inentamée dans la vie et les êtres. » (Les Inrockuptibles, J.B. Morain)