Infini – Boris Charmatz

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Comment utiliser l’espace clos de la scène pour y rendre visible une perception de l’infini ? C’est le défi que s’est lancé le chorégraphe Boris Charmatz.

Dans chacune de ses pièces, Boris Charmatz aime s’emparer d’un concept. C’était le cas notamment avec manger, que l’on a pu voir au lieu unique en 2017. Celui de l’infini, qui guide cette nouvelle création, est à la fois familier et insaisissable. S’il ne peut jamais être atteint, chacun peut faire l’expérience de cette sensation du « plus grand que soi », qui naît souvent d’un simple moment de solitude face à l’immensité d’un océan ou d’un ciel étoilé.

Le corps est fini, déterminé par ses membres et leurs articulations. Pourtant, les possibilités de gestes qu’il génère semblent sans limite. Après 10 000 gestes, dans laquelle aucun geste n’était répété, Boris Charmatz va plus loin. Mais plutôt que de compter jusqu’à l’impossible, le chorégraphe plonge dans un temps suspendu et étiré, à l’inverse du compte court et cyclique habituel dans la danse.
Ce spectacle est aussi pour lui l’occasion de danser sur scène, aux côtés de cinq autres interprètes.