Crowd

Gisèle Vienne

Ceux qui ont connu les raves des années 90 n’auront aucun effort d’imagination à faire pour plonger corps et âme dans ce spectacle fascinant. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir traîné ses guêtres dans les clubs alternatifs pour comprendre la fête que nous montrent la chorégraphe-marionnettiste Gisèle Vienne et ses quinze danseurs-noctambules : un lieu d’utopie éphémère, où la violence et les pulsions peuvent être sublimées.

Sur scène, les danseurs en apesanteur évoluent sur une bande-son orchestrée par le musicien Peter Rehberg aux accents techno 90’s.

La chorégraphie, d’une précision diabolique, emprunte à différents univers comme les danses urbaines, les films en slow-motion, la gestuelle des gifs animés ou de la robotique… Les interprètes expriment à la perfection les obsessions de Gisèle Vienne : désir sexuel, pulsions de mort, sacrifice… qu’ils transcendent collectivement. Dans cette atmosphère électrique, l’orage est imminent mais toujours contenu. Les effets de lumière sur les objets (une canette qui explose, un blouson qui part en fumée) donnent à l’ensemble une beauté somptueuse et soulignent la magie de ce rituel collectif des temps modernes qu’est la rave, avec tout son pouvoir cathartique.

Dans le cadre du festival Variations.

vous aimerez peut-être...