Acharnement thérapeutique ou obstination déraisonnable ?

Acharnement thérapeutique ou obstination déraisonnable : Où ça commence ? Qui en décide ? Que dit la loi ?

Un débat animé par Éric Favereau, journaliste.
En présence de Véronique Fournier, présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie

Le terme d’« acharnement thérapeutique » semble ne plus être d’actualité et le législateur a décidé récemment de le remplacer, du moins dans la loi, par celui d‘« obstination déraisonnable ». Pourquoi ce changement ? Les deux termes sont-ils vraiment équivalents ? Nombreux sont ceux qui, sur le terrain, se posent la question.

Par ailleurs, plusieurs histoires ont défrayé récemment la chronique : certaines familles refusaient le diagnostic d’obstination déraisonnable posé par les équipes soignantes s’opposant ainsi à la limitation des traitements actifs envisagée pour leur proche : enfant, conjoint ou parent. A l’inverse, des patients (ou leurs proches) demandent parfois que des traitements soient arrêtés et veulent être accompagnés à mourir alors que les équipes soignantes pensent qu’il est trop tôt pour renoncer. A qui appartient in fine la décision dans ces situations : au patient ? à ses proches ? aux professionnels ? ou encore au juge ? Que dit la loi à cet égard et que nous enseigne l’évolution récente de la jurisprudence?

En partenariat avec la consultation d’éthique clinique de la Clinique Jules Verne, l’unité de réanimation pédiatrique du CHU de Nantes et l’Espace de Réflexion Éthique des Pays de la Loire