À LA VIE, À LA MORT / THE BALLAD OF SEXUAL DEPENDENCY

Quinzaine Photographique Nantaise #15

TOUS LES JOURS : 15H-20H

Après ses deux opus dédiés à la Nature humaine, la Quinzaine Photographique Nantaise a choisi de garder l’homme au centre de ses réflexions. Cette 15e édition aura comme sujet À la vie, à la mort. Aux côtés de Nan Goldin et de sa Ballad of Sexual Dependency, la QPN présente les travaux de Rimaldas Viksraitis, Laëtitia Donval ainsi qu’une projection thématique : Humus, humanus.

Grimaces of the Weary Village de Rimaldas Viksraitis nous emmène au cœur d’un petit village lituanien, celui du photographe dont il nous livre une chronique aux atours surréalistes. Présenté par Martin Parr aux Rencontres d’Arles de 2009, Rimaldas Viksraitis y a remporté le prix Découverte.
Laëtitia Donval, avec ses séries Nerves, Fest et La maison, nous fait partager ses errances, sa vie de “bourlingue” et son retour au pays, à la maison familiale de Coat Poulou, située dans le Pays du Trégor en Bretagne.

Humus, humanus réunit différents travaux autour d’un postulat : humus, la terre ; humanus, l’homme. Une même assonance, comme si nos racines étaient dans le sol. Dans l’humus, il y a la mort et la pourriture mais aussi la vie, ce qui germe, pousse. La terre, un berceau et un tombeau.

THE BALLAD OF SEXUAL DEPENDENCY

DIAPORAMA DE

NAN GOLDIN

SLIDE SHOW : DURÉE : 40 MN

LE DIAPORAMA EST VISIBLE

MER.05 À 15H15, 16H15 ET 17H15
JEU.06 À 15H15, 16H15 ET 17H15
VEN.07 À 15H15, 16H15 ET 17H15
SAM.08 ANNULÉ
LUN.10 À 15H15, 16H15, 17H15 ET 18H15
MAR.11 À 15H15, 16H15 ET 17H15
MER.12 À 15H15, 16H15 ET 17H15
JEU.13 À 15H15, 16H15, 17H15 ET 18H15
VEN.14 À 15H15, 16H15, 17H15 ET 18H15
SAM.15 À 15H15, 16H15, 17H15 ET 18H15
DIM.16 À 15H15, 16H15, 17H15 ET 18H15

Profondément personnel, The Ballad of Sexual Dependency est le journal intime visuel de Nan Goldin. Depuis plus de trente ans, Nan Goldin fait la chronique de sa vie et de sa famille étendue à Boston, Berlin, Londres, Tokyo, en Egypte et dans le Lower East Side new-yorkais. Cette exploration l’a amenée à bâtir un portrait de son univers et de notre époque.

La sexualité est au cœur de l’œuvre de l’artiste. Ses photographies démantèlent les codes de l’identité sexuelle – qu’ils soient obéis, ignorés ou transgressés. Ses images sont plus que des récits à un seul niveau : leur structure répond à une interaction dense entre des personnages et des thèmes dont résulte une œuvre retentissante, presque musicale, qui se fait l’écho de l’ambivalence et de la complexité.

Nan Goldin a regroupé ses photographies en séquences caractéristiques : les femmes seules et en groupe ; les hommes seuls et en groupe ; les enfants, le mariage, les couples, la mort. Elle examine les glissements comportementaux en relation au contexte social et crée ce que J. Hoberman du Village Voice appelle une “taxonomie sexuelle des années 1980.”
Son travail se manifeste quelque part entre la poésie et le roman-photo, entre le cinéma et la littérature, ou encore entre la photographie d’art et le cliché amateur. La photographe exige que le spectateur plonge sous la surface, aussi luxueuse soit sa mise en lumière et en couleur, aussi provocante soit sa mise en scène. Elle va au-delà des préjugés sexuels et sociaux pour éclairer les recoins de la culture contemporaine, et ce sans l’aliénation et la condescendance des médias grand public. Nan Goldin photographie en tant que participante, et ce point de vue personnel rend son travail d’autant plus émouvant. Comme elle écrit dans ses notes sur La ballade, “ceci est ma famille, mon histoire.”

Mark Holborn in The Ballad of Sexual Dependency, Aperture, 1986.

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Une proposition du lieu unique dans le cadre de la QPN #15.
La pièce a été acquise par le musée des Beaux-Arts de Nantes avec la participation du FRAM en 2000.

Photo : © Rimaldas Viksraitis / Courtesy Eric Franck Fine Art