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Les processus chorégraphiques chez Myriam Gourfink sont largement influencés par sa découverte du yoga et de l’informatique. Abstraite, sa danse, souvent retenue dans l’immobilité, prône une lenteur quasi hypnotique. Travail où le regard s’aiguise sur les lignes que dégagent gestes et postures, jusqu’à percevoir les micro-mouvements des danseurs. Respiration, concentration fondent sa danse qui relève d’un minutieux travail de visualisation intérieure, d’une attention extrême portée au volume corporel.
Avec Corbeau, Myriam Gourfink a fait le choix singulier de s’appuyer pour la première fois sur la virtuosité de la danse classique, tout en poursuivant sa recherche sur l’extrême lenteur. Ce solo, dansé par Gwenaëlle Vauthier, du Ballet de l’Opéra national de Paris, repose sur la capacité d’élévation des jambes de l’interprète. Le paysage musical de Corbeau est signé Kasper T. Toeplitz, co-fondateur de Kernel, un ensemble d’ordinateurs destiné à l’interprétation
Molecular Black propose une danse linéaire - sorte de bas-relief le long d’un écran sur lequel sont projetées des images de noir, une création vidéo de Keja Ho Kramer. Une seule traversée, lente, très lente, jouant de la vision du corps presque invisible. La musique, interprétée en direct par Kasper T. Toeplitz, travaille sur le bruit et le souffle.
Le site de la chorégraphe : http://www.myriam-gourfink.com/ |
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