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“Dans Umwelt (spectacle accueilli en février 2006 au lieu unique), le vent balayait tout, le plateau n’était plus qu’une poubelle, les danseurs retranchés à l’arrière-scène. (...) Avec sa nouvelle pièce, Turba, (...) Maguy Marin signe avec le musicien Denis Mariotte (...) un vrai film, une vraie pièce, une vraie chorégraphie. Aucune danse, diront ceux qui ne la comprennent que lorsqu’elle bouge, déplace des corps d’un point à un autre avec élégance. Cela ne gêne nullement. Ici, les onze danseurs de la compagnie comprennent le corps autrement que bondissant.” (M.C. Vernay / Libération)
Turba désigne une multitude, une grande population, la confusion et le tumulte : diversité des espèces, diversité des individus, diversité des parties qui composent un individu, mot latin tiré de De la nature des choses de Lucrèce, poète romain du 1er siècle avant JC. Tombée amoureuse de ce texte, notamment de cette idée que la création ne peut advenir sans le désordre, Maguy Marin avait envie de donner à voir à sa manière que le chaos est source de création, dans un monde qui le récuse. Maguy Marin n’oublie jamais d’être politique, avec un regard aiguisé au scalpel. Elle fait réfléchir sur l’accumulation des signes, comme métaphore d’un monde d’aujourd’hui dans une joyeuse sarabande baroque et grotesque. |
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