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En digne héritier de Fernando Pessoa, Thierry Baë fait de l’intranquillité le carburant de son hilarant et splendide Journal d’inquiétude. En loser archi-culotté, il bâtit un projet qui consiste en un solo dansé par lui-même, puis un film qui retrace la création de ce solo, et enfin un autre solo, conçu pour lui mais qu’il vend sur un coup de bluff au directeur d’un festival comme devant être dansé, sous sa direction, par une “star de la danse contemporaine française”. Monnier, Diverrès, Nadj, Tompkins, Montet ont joué le jeu et on ne sait jamais à l’avance qui sera l’invité du jour…
Thierry Baë signe une pièce cruellement humoristique, où le quotidien s’expose, où le vrai et le faux se mélangent, pour aboutir à une superbe conjuration du sort. Une pièce originale à plus d’un titre qui réserve bien des surprises jusqu’à son dénouement.
Formé aux beaux-arts de Nancy, à l’école du mime Marceau, puis aux côtés d’Etienne Decroux, Thierry Baë participe à toutes les créations de Catherine Diverrès de 1986 à 1997 ainsi qu’à plusieurs spectacles de Josef Nadj dont Canard pékinois et Les Philosophes. En 1997, il fonde sa compagnie et développe un travail de recherche autour de l’improvisation. |
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