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(09)
 
 
Yann Thoreau
 
© Yann Thoreau
YANN THOREAU OUVRE LES PORTES DE SON ATELIER
Du samedi 19 au dimanche 27 septembre
Tous les jours de 15h à 19h sauf le jeudi 24 septembre.
Atelier du silo / 1er étage / Entrée libre
     
 

“...mine de plomb, aquarelle, tempera, au travail Yann Thoreau fait preuve d’une très grande maîtrise technique. Ce qui compte chez lui ne réside pourtant pas dans la prouesse d’un savoir-faire mais dans la corrélation la plus juste possible entre motivation et motif, entre la mise en jeu d’une pratique et l’objectif à atteindre.” Extrait de “Yann Thoreau, éloge de l’incarnation”, de Philippe Piguet.

Yann Thoreau est un artiste discret, à l’image de ses œuvres d’une extrême finesse. Après les Beaux-Arts d’Angers, il a passé 10 ans à travailler dans un atelier à la campagne, avant d’occuper des résidences à Flers (Normandie), à la Casa Velasquez à Madrid pendant deux ans, puis d’intégrer le silo du lieu unique pour 6 mois. Jusqu’au 27 septembre, il ouvre les portes de son atelier…

Comment t’est venue cette passion du dessin ?
J’ai toujours beaucoup dessiné. Au lycée, j’ai naturellement suivi ce qu’on appelait la filière A3 à l’époque, avant de faire les Beaux-Arts d’Angers.
 
Que t’a apporté la résidence dans l’Atelier du Silo en regard de tes résidences précédentes ?
Les résidences, on les appréhende de manière différente à chaque fois. À Flers, la résidence imposait de travailler sur l’urbanisme. En Espagne, j’ai pu vivre et travailler au rythme d’un pays et d’une culture qui m’étaient inconnus. À Nantes, j’ai essayé les grands formats. Pour la première fois, j’ai pu travailler au fusain. Je voulais prendre le contre-pied de mon travail antérieur. Et j’avais envie d’aller vers le noir, le clair-obscur. Ce sont les dessins qui sont actuellement en préparation.
Un des intérêts d’une résidence est de pouvoir tenter des choses auxquelles on ne s’est jamais confronté.
 
Sans contrainte ?
En fait, j’aime bien l’idée de la contrainte pour travailler parfois. D’ailleurs même quand on n’en a pas on s’en crée ! Il y a cette phrase de François Truffaut que j’aime bien : « On se forge des lois qui sont absurdes si on les formulait, on n’ose même pas les formuler, d’ailleurs on se les formule à soi-même… On les observe. Ces lois sont complètement folles mais le fait de les observer nous aide à passer à l’exercice suivant. »
 
Qu’est-ce que le public va découvrir en entrant dans ton atelier ?
Des dessins en cours de réalisation, des recherches, des choses que je ne suis pas habitué à montrer : des carnets, des croquis… Des balbutiements, des pistes…
 
Et la suite ?
Cela m’a ouvert des perspectives. J’ai des idées, ça amorce d’autres travaux à venir. Je vais réinvestir mon atelier à Angers et j’ai beaucoup de choses en chantier.
 
Yann Thoreau présente son travail dans le Cabinet d’arts graphiques du musée des Beaux-Arts d’Angers
Jusqu’au 27 septembre / Renseignements : 02 41 05 38 00