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(07/08)

Evor
(08/09)

 
 
Markovic
 
© DR
Résidence d’artiste au lieu unique
Grégory Markovic
D’août 2007 à janvier 2008
     
 

“Espaces désertés, étonnantes percées lumineuses ou petits objets d’un quotidien délaissé... les dessins, peintures et gravures de Grégory Markovic désignent un monde irrémédiablement vide - ou vidé ? - de toute présence humaine. […] Sobriété de la “mise en scène” : les objets présents dans l'image et les lieux de transition représentés (couloirs, portes ou escaliers, terriblement anonymes) ne sont pas des sujets. Ils ne font que supporter une préoccupation plastique invariable : la lumière.”
Gisèle Bonin

Le WEEK-END #1 (février 2008) marqua la fin de la résidence de 6 mois de Grégory Markovic dans l'atelier du lieu unique. Ce fut l'occasion pour l'artiste de présenter au public la façon dont cette résidence a fait évoluer son langage plastique toujours mû par la représentation de la lumière. Jusqu'alors, le travail de Grégory Markovic se concentrait sur des espaces construits mais vides de toute présence humaine. La période de résidence l'a amené à une plus grande liberté dans son approche et à l'expérimentation de techniques nouvelles. Son outil reste la craie noire et sa recherche principale celle de la lumière, mais son trait a changé : additions et soustractions successives de matière, ponçage, gommage à même le papier. L'approche est plus libre, plus empirique et l'image se construit au fur et à mesure que l'artiste creuse dans le noir ou au contraire le remplit. La figure récurrente vers laquelle il s'est presque naturellement tourné est celle du nuage. Dans le nuage, il y a encore et toujours la lumière, le sentiment. Présentés comme une séquence cinématographique révélant l'instabilité inhérente au nuage, les très grands formats panoramiques ont transformés l'espace de l'atelier en un vaisseau spatial, à l'instar de la première sensation de l'artiste lorsqu'il découvrait le lieu.