© Après l’Eden, Photomontage Michel Aubry
Après l’Eden
Dans le cadre du Week-End #2 : Week-end #2
Vendredi 23 mai de 18h à 20h (Inauguration) et de 21h à minuit
Samedi 24 mai de 15h à 19h et de 20h à minuit
Dimanche 25 mai de 15h à 16h30 et de 18h30 à 20h
Et du 27 mai au 22 juin
du mardi au dimanche de 15h à 19h.
Entrée libre
     
 

Une exposition évolutive présentée par le groupe de recherche “A Propos d’une Nouvelle Ecole”, conçue par Michel Aubry et Edith Commissaire, mise en scène par Séverine Hubard / film : Michel Aubry et David Legrand / opérette : Michel Aubry, Rainier Lericolais et David Legrand / pavillon : Philippe Rahm.
Avec la participation de Thibaut Espiau, Ernesto Sartori, Emmanuel Doutriaux et des étudiants, Hélène Boizeau, Brice Collonier, Louise Danos, Camille Dieuaide, Berthine Gerbet, Anne Herzog, Pauline Jacquelin, Glen Loarer, Jeanne Moynot, Julien Nedelec.
L’exposition est “activée” jour après jour par les étudiants, les artistes et leurs invités pour évoluer pendant un mois autour d’un plateau de tournage, d’une opérette, d’une loge pour les costumes, d’un studio de création sonore, de projections, d’un tableau noir, d’une table, des œuvres…

Après l’Eden, tel est le titre.
L’exposition, accueillie par le lieu unique, conçue par le groupe de recherche “A propos d’une Nouvelle École”, réfléchit en toute liberté le rôle et le fonctionnement d’un lieu d’enseignement de l’art aujourd’hui, dans la perspective de la construction d’une nouvelle École des Beaux-Arts sur l’Île de Nantes.
L’exposition s’amorce par un week-end de 3 jours, s’inscrit dans une durée de 4 semaines, et intègre une préfiguration artistique de plusieurs mois, voire de plusieurs années. Elle opère comme un intervalle temporel, entre ce que fut une école et ce qu’elle pourrait devenir.
Après l’Eden investit les ateliers du lieu unique, après avoir été conçue et montée à l’Eden, aux beaux-arts, et avant que l’activité de recherche dont elle est l’émanation ne se manifeste autrement et ailleurs, à l’avenir.
L’exposition est conçue comme un dispositif, qui fait interagir des matières/matériaux/substances (images, installations, prototypes, sons, textes), des sites réels ou imaginaires (Erban, LU, Île de Nantes, situations de référence, chimères et utopies), des acteurs et actions (artistes, architectes, intellectuels - créations, lectures, performances). Elle se conçoit comme un événement. Il s’agit en réalité d’une exposition de pensées et d’expériences, d’expérimentations.
Autour de ce qu’est une école, de ce qu’elle pourrait être, de ce qu’est l’art. Autour du réel - qu’elle documente, autour de la fiction - qu’elle alimente, autour de la théorie - sur laquelle elle s’échafaude.
L’exposition est composite.
Elle met en espace et en action - au moyen d’un savant “bricolage” en trois dimensions (un univers d’objets trouvés, recyclés, ré-agencés) un catalogue de ressources (soient des images et des icônes) qui documente des entrées thématiques sur la question de l’école d’art : pavillons, organigrammes, corps flottants, fonds noirs, objets-programmes, cibles, corps fragiles, peaux, climats, agencements, refuges, fictions, etc.
Elle donne à voir le prototype d’un pavillon nommé Open climate - à venir sur l’Île de Nantes pendant la manifestation Estuaire en 2009 - qui travaille la matière même de l’espace - densité de l’air, intensité de la lumière, hygrométrie - en pensant l’architecture comme une géographie ou une météorologie ouverte et mouvante, que l’on occupe librement, en ses climats internes, selon l’activité, l’heure du jour, la saison.
Elle donne à produire et visionner un film – La visite des écoles d’art - qui s’énonce comme une enquête-fiction à la rencontre des références françaises en la matière, en réfléchissant, tout en le parodiant, le projet d’une école.
Elle donne à entendre une opérette de musique concrète.
L’exposition fonctionne, en un temps et un espace suspendus, comme l’utopie d’après - d’après l’Eden. La communauté d’acteurs, dont nombre d’étudiants des beaux-arts, la peuplera en temps réel, en interaction permanente avec le projet.
Après l’Eden peut s’entendre comme le double inversé d’un film d’Alain Robbe-Grillet : L’Eden, et après qui est un kaléidoscope d’actions dont l’espace embrayeur, un café, “l’Eden”, est constitué comme un cloisonné de pièces contiguës et intercommunicantes, un palais des glaces, un damier agenceur, où toutes sortes de relations potentielles peuvent se nouer entre clients et acteurs, où l’aventure ne réclame, pour s’ébranler, que le fruit (défendu) du hasard.
Cette organisation spatio-temporelle fonctionne comme la métaphore de l’organisation permissive, associative qui commande la manifestation nantaise : pavillon, film, opérette, exposition – Après l’Eden est tout cela à la fois. Car l’école serait peut-être bien ce lieu qui provoque un surgissement de temps, d’espaces, de pratiques, de comportements dont le but serait d’accueillir des modes d’enseigner et d’étudier inattendus. Un microcosme, une climatique accueillant tous les déplacements.
Après l’Eden, la vie commence.
Emmanuel Doutriaux

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