© Quentin Faucompré
Dans le cadre d’Estuaire 2009
Estuaire 2009
Vincent Mauger, Sans titre
Exposition
Du vendredi 5 juin au dimanche 6 septembre /
Entrée libre
Du 5 juin au 16 août, du mardi au dimanche de 10h à 19h
Du 18 août au 6 septembre, du mardi au samedi de 13h à 19h,
le dimanche de 15h à 19h
     
 

Vincent Mauger aime à osciller entre dessin et mise en volumes. À la fois architecte, maçon ou menuisier, ses installations constituent une sorte d’ébauche, de croquis se déployant dans l’espace. En travaillant le plus souvent à partir de matériaux de construction ordinaires (brique, bois, papier), il met en parallèle des techniques de construction avec des techniques d’imagerie virtuelle ou scientifique, cherchant à rapprocher ou mettre en avant des similitudes entre ces systèmes de construction… Vincent Mauger fabrique ainsi une forme qui nous force à nous détourner de nos raisonnements et de nos systèmes de représentation traditionnels.
 
Il investit les 1 200 m2 de “la Cour”, au rez-de-chaussée du lieu unique. En s’appuyant sur l’architecture très marquée de cet espace, il invite le visiteur à s’approprier sa proposition, à s’y déplacer, à redessiner à sa guise les contours d’un paysage en l’habitant physiquement et mentalement.

 
     
A.P.N.E, Climats ouverts
Entrée libre

Du vendredi 5 au vendredi 26 juin, du mardi au vendredi, de 15h à 19h
(Tournages publics du film « La visite des écoles d’art)

Du mercredi 1er juillet au dimanche 16 août, du mardi au dimanche de 10h à 15h
(Projection du film)

 

“La Visite des Écoles d’art” est une fiction cinématographique réalisée par Apné, groupe de recherches À propos d’une nouvelle école, de l’école régionale des Beaux-Arts de Nantes.
 
De Strasbourg à Limoges, d’Annecy à Nantes, le commandant Von Stroheim visite différentes écoles d’art. À travers la reprise de films et de dialogues fictifs mêlant d’inédites rencontres entre vivants et morts, le film échappe à toute vocation documentaire. Climats ouverts donne à voir le plateau et le décor de la fin du film, quand le commandant Von Stroheim découvre à Nantes Open Climate, une construction programmatique, conçue par l’architecte Philippe Rahm. Dans sa déambulation à travers neuf chambres aux températures et luminosités différentes, le commandant Von Stroheim s’interroge sur les impacts du climat sur les pratiques artistiques. Quelles formes et quelles fonctions peuvent naître de cette architecture climatique ?
 
En juin, un “ballet climatique”, des tournages publics, des performances tenteront de répondre à ces questions. Des personnages jouant leur propre rôle, invités sur le plateau, partagent ces questionnements singuliers qui font la spécificité d’une école d’art.
 
Réalisation : apné / Mise en scène : Michel Aubry / Scénario : M. Aubry, David Legrand,
Édith Commissaire / Dialogues : D. Legrand / Architecte : Philippe Rahm /
Chorégraphe : Dominique Delorme / Musique : Yoann et Davy Bernagould / Production : erban
 
Programmation vidéo et documentaire sur les artistes invités pour Estuaire 2009
Entrée libre
 
Du vendredi 5 au mardi 30 juin, du mardi au vendredi de 10h à 15h, les samedi et dimanche de 10h à 19h
 
Du mercredi 1er juillet au dimanche 16 août, du mardi au dimanche de 15h à 19h

Le programme des vidéos d’artistes est diffusé tous les jours.
Le programme A des documentaires est diffusé les mardi, jeudi et samedi
Le programme B des documentaires est diffusé les mercredi, vendredi et dimanche

Le programme des vidéos d’artistes

Jimmie Durham
« La poursuite du bonheur », 12min47
Oeuvre critique sur le statut de l’artiste. On y voit un jeune SDF déambuler dans des champs et à la périphérie de routes, il y collecte divers rebuts et déchets. Par la suite, il les assemble sur toile à la manière des nouveaux réalistes. De ses assemblages, naît une exposition en galerie, qui le fait passer de la rue au statut de jeune artiste reconnu.

Roman Signer
« Aktion in der Tabakfabrik », 2min20
Dans une pièce vide, l’artiste, vêtu d’une combinaison de sécurité, actionne au rythme de sa marche un parcours de dynamite.

Stéphane Thidet
« Du vent dans les champs », 2min34
Une caméra subjective suit au pas de course un homme dans un champ de maïs. Est-ce une fuite angoissante ou un jeu ?

Roman Signer
« Kabine », 1min03
Roman Signer est installé dans une cabine blanche d’où l’on entend une minuterie. Soudain une explosion de peinture noire, l’artiste se lève, il ne reste à observer que la trace de sa présence.

Ant Farm
« Truckstop tour, performance à l’université de Yale 1971 », 3min55 + 16s
En 1971, le module gonflable ICE-9 est installé à l’université de Yale, où Johnny Roméo effectue une performance chantée en compagnie d’un des protagonistes d’Ant Farm.

Roman Signer
« Kajak », 5min20
Un canoë dans lequel est installé Roman Signer est tracté sur une route par un camion, puis le camion s’arrête lorsque le canoë se perce.

Vincent Mauger
« Sans Titre 2005 », 8min40

Roman Signer
« Zwei Tische Mit Fässern », 0min50
Deux tables de bois sur lesquelles sont posés d’énormes bidons. Soudain deux des pieds de chaque table sont détruits par une explosion. Les tables s’écroulent et les bidons roulent l’un vers l’autre.

Jimmie Durham
« Grünewald », 13min32
Une forêt, celle de Grünewald où plusieurs individus vêtus de rouge semblent être en expédition. Ils multiplient les performances et les jeux étranges. Seul ou à plusieurs, ils manipulent des rondins de bois, des branches de sapins, de la tuyauterie et des plaques de métal, sans oublier les sifflets à oiseaux afin de produire divers sons. Un retour à la nature des plus incongrus.

Roman Signer
« Kamera – Fall », 1min24
Du haut d’un immeuble Roman Signer laisse tomber une caméra qui filme sa chute et son inéluctable destruction.

Eric Watt
« Nach Berlin und Zurüch », 19min
Vidéo où s’entremêlent les images et les dessins filmés quotidiennement lors d’un voyage à Berlin, qui semble prendre la forme d’un parcours initiatique. A celui-ci s’ajoutent les nouvelles du monde, une lecture à quatre voix d’extraits du journal Le Monde relatif aux dates du voyage. Ce mouvement entre les deux projets questionne… “Comment être aujourd’hui au monde un individu ?”

Roman Signer
« Zwei Eimer », 1min17
Deux boîtes de conserve sont suspendues au plafond et s’entrechoquent violemment, ce qui fait en sortir l’eau qu’elles contiennent.

Ant Farm
« Media Van à Tulane en 1971 », 5min20
Le Media Van suit son cours le long des routes américaines, puis s’installe pour un temps sur le campus de l’université de Tulane à La Nouvelle Orléans : une trace de la réception du concept d’Ant Farm auprès des étudiants.

Roman Signer
« Aktion sur le toit de Saint-Gervais, Genève », 1min20
Roman Signer altère sa démarche en fixant à son pied gauche une bouche d’extincteur qu’il actionne à chaque fois qu’il pose son pied.

Stéphane Thidet
« Spin 2 », 10min
Deux enfants se chamaillent sur une plage, le rythme saccadé de l’image donne lieu à une scène entre le jeu et le combat violent.

Roman Signer
« Bürostuhl », 1min03
L’artiste est assis sur une chaise pivotante, il tient dans ses mains deux fusées. Une fois allumées il tourne sur lui-même.

Anne de Sterk
« Hyper Mouette », 12min12
Deux femmes sur une île peuplée de mouettes tentent de transmettre un message. Elles brandissent des mots parfois sur pancartes, parfois à même leurs corps. Malgré tout, le message reste indéchiffrable. Hyper Mouette illustre le travail ludique et onirique qu’effectue Anne de Sterk autour du langage qu’elle ne cesse de réinventer.

Roman Signer
« 56 kleineHelicopter », 3min14
Dans une pièce vide, 56 hélicoptères sont posés au sol. Tous décollent au même instant et volent jusqu'à leurs destructions respectives.

Stéphane Thidet
« Ask », 10min
Une nuit, une danse macabre a lieu à la lumière d’un réverbère que seul le passage des voitures altère.

Roman Signer
« larghetto, moderato, allegretto, allegro, allegro vivace, presto », 2min50
Dans un hangar, un métronome est posé sur un canoë dans lequel l’artiste est assis. Plus le rythme de celui-là accélère, plus Roman Signer pagaie dans le vide.

Eric Watt
« Vous nous parlez (lilas) », 38min

Des lycéens disent le monde comme ils l’entendent. Un discours présidentiel (de Dakar) est le fil rouge d’une représentation du monde tel que les médias nous le donnent à voir et tel que des jeunes gens du “93” donnent à l’entendre.

Céleste Bourser-Mougenot
« Les oiseaux de Céleste », 8min

Cette vidéo permet d’éprouver le dialogue qui naît de la confrontation d’oiseaux et de guitares électriques. Les instruments faisant office de perchoirs, chaque mouvement opéré par les oiseaux livre un son. Il en résulte une composition sonore aléatoire.

Le programme des documentaires

PROGRAMME DOCUMENTAIRE A / 1h40

« Daniel Buren-Vit et travaille in situ », 26min / Réalisation : Gilles Coudert, Sébastien Pluot / © 2002 a.p.r.e.s production
Par le biais d’un entretien avec Pierre-André Boutang (documentariste et réalisateur) Daniel Buren revient sur son parcours, explicite les notions d’outil visuel et d’in situ. Son engagement au sein du BMPT (Buren, Mosset, Parmentier et Toroni) et sa volonté d’approcher le degré zéro de la peinture mais aussi ses limites. Enfin, comment il se tourne vers l’espace public qui permet une réelle implication du spectateur et parfois un débat politique.

« Tadashi Kawamata-Sur la voie-Evreux », 26min / Réalisation : Gilles Coudert / © 2002 a.p.r.e.s production
« Sur la voie » permet d’apprécier l’évolution du chantier de l’œuvre de Tadashi Kawamata qui relie la mairie, le théâtre, l’ancien musée et le beffroi du XIème d’Evreux, quatre bâtiments épargnés par les bombardements de 1940. On y voit les différentes étapes du montage, de la conception à l’inauguration de l’œuvre, entrecoupé de divers témoignages des écoliers, des ouvriers ou encore des habitants de la ville.

« François Morellet »n 52min
Réalisation : Camille Guichard

Grâce à la complicité avec Daniel Soutif (critique d’art et philosophe), François Morellet relate comment il est entré dans le monde des arts, mais aussi son amour pour les arts soumis aux mathématiques aléatoires, au hasard et à la systématisation. Dans le but de créer des règles
permettent le moins de subjectivité possible.

 
• PROGRAMME DOCUMENTAIRE B / 1h35
 
« Daniel Buren,
Le Musée qui n’existait pas », 30min / Réalisation : Gilles Coudert, Sébastien Pluot
/ © 2002 a.p.r.e.s production
Lors de son exposition au Centre Pompidou en 2002, Daniel Buren crée une œuvre qu joue avec les contraintes, il démultiplie les cimaises, les échiquiers et les obliques. Avec l’aide de Patrick Bouchain ou de Patrick Ferragnes son régisseur, il sort du cadre de l’exposition, investit le hall, les terrasses ainsi que la ville. Il crée un musée qui n’existait pas, en redéfinit le sens, le rend vivant et non immuable.

« Tadashi Kawamata,
Le Passage des chaises », 14min Réalisation : Gilles Coudert
/ © 2002 a.p.r.e.s production
Le mobilier de la chapelle de l’hôpital de la Salpêtrière s’élève sous la voûte et forme une tour monumentale et poétique. Le film permet de suivre le chantier, les réticences de certains ouvriers et la surprise des visiteurs mais aussi la fierté éprouvée à la fin de la réalisation.

« La maison de Jean Prouvé », 25min / Réalisation : Michel Quinejure

La maison de Jean Prouvé permet d’appréhender les principes constructifs de l’ingénieur autodidacte Jean Prouvé en 1954. Son intérêt pour le préfabriqué, la production en série et la nécessaire simplicité des espaces de vie.

« From here to ear », 22min / Réalisation : Enna Chaton, Céleste Boursier-Mougenot
Dans le cadre de la manifestation d’art Le Parcours à Saint-Germain-des-Prés en 2002, l’œuvre de Céleste Boursier-Mougenot, « From here to ear », se monumentalise dans la cour vitrée de l’école des Beaux-Arts de Paris. Trente-deux cordes piano sont tendues et accordées dans une volière de cinq mètres de haut, auxquelles sont suspendus cinq mille cintres qui deviennent autant de perchoirs pour les oiseaux. La vidéo rend compte de l’expérience musicale que fait le visiteur au sein de la volière.