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© KGB, The Residents style |
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| POPISME, ÉPISODE V |
Le lieu unique invite Frank Lamy, commissaire.
Avec les oeuvres vidéos :
JOHANNA BILLING another album
JESPER JUST this love is silent
VIRGINIE LE TOUZE hyper chanson d’A
MARIE LOSIER papal broken dance
VINCENT MADAME ET FANNY ADLER juste avant les forêts
CÉCILE PARIS les italiens, un début
GUY RICHARDS SMIT nausea 2 |
| EXPOSITION du 18 octobre au 10 janvier |
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Du mardi au samedi de 13h à 19h / Dimanche : de 15h à 19h / Entrée libre
Modalités de réservation des visites commentées pour les groupes : à télécharger
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+ LE VENDREDI 27 NOVEMBRE à l’occasion de la venue de Barbara Carlotti
18h/20h : une sélection de films d’étudiants et anciens étudiants de l’ERBAN choisis par Pierre Giquel, Cécile Paris et Patricia Solini sera diffusée au bar du lieu unique.
20h30/22h : Chanson et cinéma par Barbara Carlotti
22h/23h30 : Frank Met des Disques
23h30/2H30 : Federico Felin et Karim B. 2000 mixent de la chanson, des musiques de films, des comédies musicales... |
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QUESTIONS DE PATRICIA BUCK À FRANK LAMY
Popisme : c’est un titre en rapport avec Warhol ?
Oui et non. En 2003, au départ de cette histoire, je cherchais un titre à l’exposition d’Annemasse qui avait une tonalité très pop. Ce mot est arrivé. J’ai découvert, après, que c’était le titre d’un livre d’entretiens de Warhol où celui-ci définissait l’état d’esprit général du pop art. J’ai décidé de le garder, car bien entendu, dans les histoires de relations art/musique ce bon vieil Andy n’est jamais très loin.
Episode V : ça veut dire qu’il y a eu 4 épisodes précédents ? C’était où ? Quand ?
Popisme est un projet de recherche évolutif explorant les relations diverses de l’art et de la musique. La première occurrence, en 2003, fut une exposition à la Villa du Parc, Annemasse, où il s’agissait d’envisager la figure de l’artiste en chanteur. Suivie en 2004 par l’exposition And The Show Goes On, à la maison du peuple de Vénissieux, où il était question, cette fois-ci, de la production en tant que forme plastique et qui dressait une sorte de portrait de l’artiste en producteur.
En 2003-2004, j’ai effectué une tournée dans une dizaine de lieux, comme une sorte de conférencier- bateleur-dj, où j’interrogeais clairement le format même de l’exposition, le rôle du commissaire, etc... à partir de la nature même de l’objet exposé, à savoir des chansons d’artistes. Proposant des moments d’écoutes, très organisés, oscillant entre la conférence, la fête et la performance.
Puis en 2005, Popisme épisode IV à l’école des Beaux-arts de Tours faisait vivre ce dispositif de diffusion sans moi, se tournant peut-être plus vers une forme cinématographique. Ce cinquième épisode quitte le domaine sonore stricto sensu, explorant quant à lui le genre du film musical.
Y en aura t-il d’autres ? Peut-on faire le “tour” du sujet ?
Je ne sais pas s’il y aura d’autres épisodes. On verra. Je vis ce projet de recherches comme un chantier parallèle à mes autres activités curatoriales. J’aime à le penser comme une sorte d’organisme indépendant, avec sa propre logique et son propre rythme. |
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| © KGB d’après “Second Album”, The Beatles / Photos : Johanna Billing, Jesper Just (Courtesy Emmanuel Perrotin), Virginie Le Touze, Marie Losier & Bernard Yenelouis, Vincent Madame et Fanny Adler, Cecile Paris, Guy Richards Smit |
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D’ailleurs le sujet précis, c’est quoi exactement ? Les plasticiens et leur rapport au son ? à la vidéo ?
Ce chantier porte sur les relations entre musique et arts plastiques. Ici, pour ce cinquième épisode, je souhaitais, au vu de son actualité, envisager ce que pouvait être un “film musical” d’artiste. Il ne s’agit pas d’être exhaustif, loin de là, mais de tenter de donner à voir la diversité des enjeux de chaque projet.
En uniformisant les conditions de monstration, chaque film ressort dans sa différence.
Cet intérêt pour la musique est-il lié au fait que la musique soit un élément important dans ton appréhension du monde ? Ou, à l’inverse, est-ce que ce sont les artistes plasticiens qui t’ont amené vers cette réflexion ? Ou les deux ?
Les deux évidemment. La musique et l’art sont des éléments indispensables dans ma vie.
Ici tu t’appuies plus spécifiquement sur la comédie musicale. Pourquoi cette spécificité au lieu unique ?
Parce que le lieu unique est un lieu pluridisciplinaire. Que Nantes est la ville de Jacques Demy. Que Nantes est une ville musicale pour moi (Il pleut sur Nantes a bercé mon enfance...)
Tu invites au total 7 artistes. Penses-tu à travers ces 7 “exemples” faire un “échantillonnage” du sujet tel que tu le penses ?
C’est un choix partiel. Il n’y a pas de prétention à l’exhaustivité. Ces films sont effectivement des “exemples” de films musicaux.
Il y est question de narration, de fiction, de mise en scène, d’artifice...
Il y a au moins deux liens entre ces 7 films: 1/ je les aime, 2/ la musique en est un élément essentiel. Chacun d’entre eux construit une relation spécifique entre image et son. Articulant une réflexion sur le corps, sur la performance, sur le corps dans le monde.
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Samedi 17 octobre à partir de 18h30,
vernissage de l’exposition Popisme, épisode V suivi du concert vers 20h30 (Entrée libre) de MAXI GEIL & PLAYCOLT
Né pendant la meilleure période de Roxy Music, mais une génération trop tard pour connaître la no wave de la fin des années 70 ou la scène ultra-créative de East Village dans les années 80, Guy Richards Smit, artiste contemporain originaire de New York, propose une vision moderne de ces périodes d’ébullition artistique. Les chansons qui en résultent associent une brûlante critique de la culture américaine, et une relecture malicieuse de grands compositeurs/songwriters comme Irving Berlin ou Cole Porter. On sent dans ces chansons format XXL l’amour que porte Guy Richards Smit aux paroliers hors normes que sont Jacques Brel, Scott Walker, Nick Cave ou Ray Davies ainsi que sa passion pour les mélodistes qui visent droit au coeur, comme les Pet Shop Boys ou Jarvis Cocker. Maxi Geil & Playcolt a été créé pour enregistrer les B.O. des oeuvres vidéo “The Ballad of Orpheus” et “Nausea II” qui ont été exposées à travers le monde. |
+ VERONIQUE HUBERT, mix : “Utopia fait son cinéma #7” vers 22h dans le bar
“Depuis une dizaine d’années, Véronique Hubert élabore une oeuvre complexe qu’il ne faut pas réduire à l’humour agité qui la traverse. (...). Dernière figure en date, Utopia (La fée “Utopia” y apparaît par intermittence, joyeuse ou découragée, une ritournelle en tête : “je suis petite mais pleine d’espoir !”), un personnage à mi-chemin entre la fée et l’ambassadrice d’un pays imaginaire, la Spotniavie “en voie de disparition géographique, culturelle et commerciale”. “Depuis l’épisode #4 (Présence/Mac Val/juin 07) l’image et le mouvement des femmes et des individus en marge, présents au cinéma, dans la danse et dans l’art, ont rythmé plus précisément cette série de performances : les jeux, les genres, la violence et l’absurdité des corps pensants, s’emmêlent sans se priver d’humour. Un certain autre monde.” (Thisla Sakasik, Acting Mooving) |
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