PHILOSOPHIE
 
 
 
 
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LES CAFÉS-PHILO
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Animés par Dominique Paquet, docteur en philosophie, comédienne et dramaturge
 

Une fois par trimestre, les cafés-philo proposent un espace de réflexion autour de questions soulevées par certaines des propositions artistiques de la saison.
Ainsi, nous nous interrogerons à l’occasion du spectacle CHTO Trilogie de Sonia Chiambretto, mis en scène par Hubert Colas, de l’exposition de l’artiste Cédric Tanguy et en écho aux Ateliers du Goût proposés par l’université Pop’.

  Y A T-IL DES GUERRES JUSTES ?
JEUDI 3 DÉCEMBRE À 18H30
L’Histoire, les idéologies, les religions ont conçu et développé l’idée de guerres justes. Pourtant la guerre est un déchaînement de violence collective organisée qui vise à la destruction. Comment ce paradoxe peut-il avoir un sens ? N’est-ce pas plutôt une vision rétrospective une fois le but atteint ? Quelle justice peut légitimer la guerre ? S’agit-il d’une justice profane ou sacrée ? Le droit d’ingérence, les luttes de libération nationale répondentils à des critères moraux ? Le combat et la destruction peuvent-ils être porteurs de justice et d’éthique ?
Lire ou relire le Traité théologico-politique de Spinoza (Garnier Flammarion) peut être une bonne base de réflexions.
  QUI DIT JE EN NOUS ?
MARDI 23 MARS À 18H30
Depuis Rimbaud et son “je est un autre”, nous savons que nous sommes plusieurs, mais le savons-nous vraiment ? A voir les définitions du sujet que la société s’efforce, même en les multipliant, de décliner, nous pourrions en douter. Qu’en est-il de la complexité du Je ? Ces Je sont-ils définis par le travail, la vie privée, l’espace fantasmatique ? Qu’en est-il de la question d’être soi-même et de la construction de son identité ? Celle-ci ne s’invente-t-elle pas au fil de la vie, au long des jours ? Si on pourra aborder la psychologie, la psychiatrie et l’industrie contemporaine de l’aveu, on pourra aussi réfléchir à la genèse et au développement d’un ou de plusieurs sujets à l’intérieur de soi et de leur dimension éthique. La lecture de l’ouvrage de Claude Arnaud qui porte ce titre (Hachette Littératures, 2008) serait un prélude riche en réflexions.
  LES MOTS ONT-ILS UN GOÛT ?
VENDREDI 7 MAI À 18H30
“Ecrite, la merde ne sent pas” dit Barthes. Pourtant il semble que les mots aient parfois une matérialité sensorielle, qu’elle soit tactile, olfactive, gustative, sonore ou visuelle. D’où vient-elle ? Des sons, des lettres, ou des imaginaires sociaux que crée une société ? Comment les mots auraient-ils un goût ? Serait-ce notre imaginaire singulier, radical qui pourrait leur donner une saveur ? Laquelle ? Que révèle t-elle ? Nous chercherons ensemble à analyser cette poétique des saveurs qu’exhale la langue.
Se plonger dans un livre de recettes ou déguster le Petit traité d’ethnopâtisserie d’Emmanuel Perret et Nina Barbier (Lattès, 1997) serait une succulente entrée.